‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 58 sur 68 · Rédaction de Paravey copiée par d'Haubersart · texte numérisé non relu

Rédaction de Paravey copiée par d'Haubersart

Donc, en 1826, il publia la première édition des Fragments, où il apparaît sous un jour nouveau (on ne l'a pas assez remarqué), comme historien critique de la philosophie ancienne, avec une distinction et une force jusque-là ignorées en France, et qu'aucun de ses disciples n'était en mesure de lui disputer jamais. Car JoufTroy n'avait ni le goût de l'érudition, ni les instruments nécessaires à sa disposition, ni cet art singulier d'utiliser les amitiés ou les savoir enrôlés à son service, avec lequel M. Cousin sut toujours doubler les parties faibles de sa connaissance technique du grec, et faire faire des recherches pour lesquelles son imagination n'avait que des accès. C'était rejoindre aussi la ligne de son édition de Proclus, œuvre bien chétive, aux yeux des Hellénistes, et dont la

préface latine était de la main d'un ami; mais qui avait été son premier élan d'exploration des sources relativement antiques, et le premier acte de cet éclectisme dont il allait appliquer le nom à ses propres travaux ultérieurs, et à tous ceux de la jeune école, qu'elle le voulut ou ne le voulût pas.

Deux années se passèrent depuis la publication des Fragments, pendant lesquelles, courant le monde aristocratique des deux nuances, ralliant à ses conversations inspiratrices ses anciens élèves dans l'Université et la jeunesse que j'appellerai pour ainsi dire externe, ainsi que tout ce qu'il venait à Paris d'Allemands jeunes ou déjà mûris par l'âge, il redevint le centre du mouvement. Et quand, au bout de deux années, le ministère Martignac vint tenter, entre l'aveugle Charles X et

le parti libéral constitutionnel sincèrement et loyalement disposé, ce suprême effort de conciliation si vite et si malheureusement délaissé pour les aventures, M. Cousin se trouva tout à point pour remonter dans sa chaire, à côté de ses deux illustres collègues, MM. Guizot et Villemain.

M'arrêterai-je de nouveau après tant d'autres, après mes propres descriptions ou celles de mes amis dans le Globe, à retracer ces dix-huit mois que je ne craindrai pas d'appeler l'âge héroïque de l'enseignement supérieur en France, qui n'a d'égal que l'éruption de la pensée moderne sous Abélard et Guillaume de Champeaux, dans les élans du cloître Notre-Dame etdela montagne Sainte- Geneviève? Non, la tradition en est partout de ce brillant et grand souvenir; mais peut-

être est-il permis de faire saillir particulièrement le rôle du philosophe et la subtile et, il fautbien le dire, un peu courtisanesque interprétation par laquelle il élevait la charte à la hauteur d'une théorie éclectique. Malheureusement Louis XVIH n'était plus là, et le vieux roi Charles X, qui ue parlait guère de M. Royer-Collard que comme d'un brave et loyal sujet, mais d'esprit myope, ne se détournait pas, pour si peu, si toutefois le retentissement de laSorbonne pénétrait jusqu'à lui. Ce n'est là qu'une misère d'un grand esprit, mais qui lui a coûté bien cher durant toute la monarchie de Juillet. Dieu merci cette fantaisie jugée comme elle doit l'être, il restait la rapide et magnifique vue générale de l'histoire de la philosophie qu'il retouchait encore et dont il lisait la dernière expression

perfectionnée à l'Académie des Sciences morales, six semaines avant sa mort.

Comment tombaient de ce cerveau enflammé ces paroles recueillies et imprimées toutes vives, je m'arrête malgré moi. à m'en ressouvenir un instant, les yeux attachés sur la sténographie du moment et à la dernière forme qui, il va toutjuste un an, lui a été pour jamais imprimée.

Chacun des trois maîtres avait sa forme d'improvisation propre, retraçant quelque chose de leur première manière dix ans plus tôt.

M. Gui/ot, paisible et grave, déduisait avec calme et autorité les considérations sorties pour lui de l'étude sur l'histoire de la civilisation française, avec une érudition en surface et de seconde main, mais pénétrante

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et allant parfois jusqu'à la profondeur : déjà l'homme d'État éhauché et l'attitude impérieuse que nous devions rencontrer plus tard dans les conseils delà royauté et à la tribune politique. Assis droit, et l'œil perçant la foule, il commandait sans trop d'effort.

M.Villemain, qui. pendant le silence imposé à ses deuxcollègues, avait, seul, soutenul'enseignement et ses libresallures, grâce au caractère naturellement inoffensif de ses belles études sur nos grandes traditions littéraires du xvne siècle et. avec réserve et discrétion, émancipé la critique nationale, en face des audaces pétulantes d'une poésie affectant déjà des airs souverains, et des théories sans racines de fortes études, sans la moindre connaissance approfondie de l'antiquité, ni de la langue de Milton et de Shakespeare qu'elle inscrivait sur son

drapeau, M. Villemain habitué, avec un auditoire familier à ses mouvements demiconvulsifs, aux éclats de sa voix, passait par tous les tons, de la déclamation artificielle aux soudaines saillies d'une épigramme volant comme un trait, ou s'aiguisant dans une contraction de physionomie de masque qu'il ne lui était pas donné de dominer; et suscitait ainsi, et surtout plus loin qu'il ne voulait, les plus malicieuses et involontaires allusions.

M. Cousin, debout dans la chaire, dominant tout l'auditoire, paraissait tirer des profondeurs de la méditation ses pensées, trahies seulement par le feu de son regard noir et flamboyant, montant pour ainsi dire tout armées, ou se dégageant dans le trajet, pour tomber comme des perles dans l'écrin

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d'une phrase accomplie. L'auditoire semblait les suivre dans ce travail, et quant elles éclataient, il éclatait lui-même en applaudissements sous le jeu de l'habile et profond acteur qui était là tout entier en scène. Ce n'était plus le jeune maître de 1815 à 1820, que nous avons décrit plus haut. Ce n'était pas. non plus, l'orateur longtemps courbé sous les précautions et les ambages d'un embarras étrange à la Chambre des Pairs, au milieu de collègues auxquels il avait l'air de demander grâce de siéger sur un fauteuil d'égal; puis, un beau jour, émancipé par une saillie à propos de M. le maréchal Soult délibérant sur l'enseignement universitaire, et, depuis ce moment, s'abandonnant à tous les hasards de son incomparable mimique, de ses accents à toutes notes si irré-

sistibles dans la conversation et désormais ayant conquis droit de cité dans la noble, froide et solennelle assemblée.

La grande imagination manque àM. Cousin, comme le sentiment de la nature, comme la véritable et franche sensibilité. Son éloquence vient toute de la tête, de l'effort et de l'étude ; jamais il n'a d'abandon ni de ces échappées d'àme qui, sans sortir de la thèse savante que poursuit un esprit puissant, le détiennent un moment sur le chemin, ou le ravissent ainsi que le lecteur, à leur insu. Il n'a jamais aimé ni senti profondément, il a toujours posé, comme on dit aujourd'hui, et été en spectacle : c'est une plante de serre chaude. La vie du grand air n'a jamais dilaté cette poitrine. Je ne sais pas si, quand il a eu

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quelque passion, puisqu'il en a eu, on le sait, il y a eu autre chose que la fièvre des sens; en tout cas, je serais curieux de voir une de ses lettres, s'il a jamais écrit des lettres. Je le soupçonne seulement de quelque page à la Saint-Preux, laborieuse et tendue. Notre génération, du reste, a été presque toute frappée à ce coin. Un homme qui a été aussi marqué du timbre de Rousseau, dans l'éloquence philosophique et religieuse, Lamennais, n'a été attendri un moment que par l'air attiédi de l'Italie, et les vivifiantes sérénités de son beau ciel. L'océan ne l'avait rendu que sombre et grondant ; et c'est lorsqu'il revenait de Rome, le cœur affranchi par la révolte, qu'il a trouvé des images et des accents libres, tendres et vrais. M. Cousin, à la première fleur de jeunesse en

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1817, à vingt-cinq ans, traverse l'Allemagne au pas de course, tombe d'un cabinet de penseur dans un autre, sans ouvrir les yeux sur la route ; il lui arrive même, à un autre voyage, d'être admis à Weymar,et de voir là le poète régnant, de traverser la ïburinge, de passer au pied de la Wartbourg, et de n'ouvrir ni ses yeux, ni son àme sur ces paysages, ces monts, ces forêts, ces grandes eaux. Il reste l'enfant de Paris, du pensionnat, de la cellule cloîtrée, la tète échauffée à la piste d'une idée, qui encore ne vient pas de lui, et aussi ne le remue pas profondément, et ne sort pas solidement et victorieusement armée de son fonds ; je suis sévère peut-être, mais pourquoi Jouffroy a-t-il laissé sur mon cœur, et je ne crains pas de le dire, sur celui de tous ses contemporains, des traces si pro-

fondes, et quelques pages immortelles, qui ne redoutent point la comparaison des plus belles et des plus grandes de notre langue? Il se peignait sans le vouloir, dans l'accès naïf d'une méditation, et il jetait chaque lecteur dans la profondeur de ses horizons et de son ciel natal. La pensée descend de là fraîche et re verdie. L'autre maître me serre le cerveau et voilà tout; il ne le dilate pas dans la lumière.

Si j'entre dans l'étude du style, je le retrouve toujours savant, travaillé jusqu'à la virgule et jamais de ces mots cries comme nous disons, nous autres critiques, qui éclatent d'instinct dans les grands prosateurs du xvne siècle, Pascal, Fénelon, Bossuet luimême, malgré sa majesté un peu étudiée et apprêtée. Chose étrange, lui si soudain, si ori-

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ginaldans sa conversation, qui étincelle atout moment d'images saisissantes, de naturel, de mots profonds, il se fige, pour ainsi dire, quand il écrit ; la pose, comme on dit aujourd'hui, la solennité l'amortit : sa phrase est savante, tout y est noté comme en plain chant ; le lapidaire a taillé ; il a encadré chaque mot et rangé dans l'écrin. Pas une lumière ne jaillit d'un coin du discours; la lumière générale est harmonieuse, mais, pour ainsi dire, uniforme; on sent, quoi qu'il fasse, la dictée froide, laborieuse...

L'imagination chez M. Cousin n'a ni la candeur, ni la profondeur pénétrante, ni la calme transparence d'émotion qui échappent d'élan et dans une langue qu'aucun effort de tète ne travaille. C'est une imagination de tête et d'art étudié. Rien ici n'est désinté-

ressé ; tout est peint, en vue du spectateur présent ou évoqué. Il y a des accents et des poses, dirai-je, de théâtre? Pourquoi pas? L'imagination oratoire a ce trait. Elle ne descend pas dans les intimités de l'âme ; elle contracte et fait éclater par crise. L'imagination contemplative détend, au contraire, ramène au dedans et tient reposé celui même qui lit ou qui écoute...

Tous ses disciples, depuis 1830, sont marqués à ce coin. Regardez les plus distingués Jules Simon, Saisset, Caro. Il n'y a guère que l'esprit logique et sévère, l'analyste un peu détourné aux études physiologiques de l'école matérialiste, pour la combattre, M. Janet, qui n'ait pas ces coups d'ailes.

La science proprement dite va toujours s'effaçant, d'édition en édition, dans les œuvres de M. Cousin. L'analyse, l'exposition, la démonstration, sans doute présentes à l'esprit de l'écrivain, se résument en affirmations sommaires, élégantes et oratoires, mais qui ne suffisent pas à guider l'esprit jeune et curieux qui a besoin de lumière, de maître enfin. C'est, de la science à l'usage du monde et des salons, ou une prédication, comme il en tombe du haut d'une chaire religieuse. Cette critique s'applique plus particulièrement à ce traité du Vrai, du Beau et du Bien, que M. Cousin touche et retouche sans

cesse, et qui, arrivé aujourd'hui à sa huitième ou neuvième édition, nous est donné comme le dernier mot de sa philosophie. Contraste singulier entre la date à laquelle Fauteur le reporte par la conservation du cadre, de la forme, de certaines circonstances d'auditoire et de sentiments, à cinquante années en arrière, et le point de doctrine où il est aujourd'hui arrivé.

Dans cette édition de 1857, M. Cousin efface avec le plus grand soin toutes ses sévérités contre la philosophie écossaise, toutes ses aspirations aux grands problèmes ontologiques, communs aux religions et à la philosophie. Il s'attache, avant tout, à séparer le domaine de la raison et de la foi, en les conciliant, cependant, l'une avec l'autre. Enfin, tout ce chapitre sur les études théologiques

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ne semble, à autre fin, que pour se montrer discipliné sous le dogme catholique, tout en conservant sa liberté de philosopher en confirmant les vérités naturelles.

Il n'était pas donné à M. Cousin de voir la vérité et de s'y tenir. Son imagination enflammée, partant d'un fait ou d'une idée qui la frappait, poussait immédiatement à l'extrémité ; d'autant plus qu'à vrai dire, il n'a jamais travaillé ni médité seul. Son esprit languissait à l'étude et à la méditation solitaire; il lui fallait, pour le féconder, une oreille et un regard étrangers; et alors, sous la double fascination du besoin de lumière provoqué par l'attente, et du besoin d'effet, les idées, les images sortaient en jet de feu, pleines de contradictions souvent, d'exagération toujours, mais si naturellement, si brus-

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quement, que l'auditeur en était enivré, fécondé, inspiré, malgré les disparates, les folles saillies, les jugements téméraires ou bizarres, et emportait toujours quelque trait profondément enfoncé au plus intime de son intelligence ou de son cœur. De là cette séduction qui lui ramenait toujours même les plus rebelles : quand on était calme et qu'on voulait se donner le spectacle de ce grand esprit, dans le jeu libre et fantasque de ses créations irréfléchies, il n'y avait qu'à toucher le clavier sur une note, et le laisser aller en ayant* toujours le regard sur cet œil, qui ne vous quittait pas non plus; par un mot jeté à Timproviste, on changeait le motif et la sonate arrivait, toute contraire à celle qui venait de finir. Cependant, sous ces contradictions philosophiques, politiques ou autres,

il y a eu un fond toujours subsistant ; celui qui, aux premiers jours de l'adolescence, était descendu dans cette âme éprise des premiers accès de foi à Dieu, àTàme, à l'immortalité, sous les lectures de Rousseau. L'appareil de la science antique, scholastique et moderne, a, depuis, jeté son manteau versicolore sur ce substratum ; mais, il n'y a pas, au fond, ajouté ni retranché un iota.

Trois semaines avant sa mort, j'eus avec lui un entretien ou plutôt je subis avec ma satisfaction et ma curiosité habituelle, toujours en garde, il faut bien que je l'avoue, ses pensées sur la mort prochaine pour tous deux, et certes, ni lui ni moi ne pensions qu'elle fût si voisine pour lui surtout. 11 se livra avec une bonne foi, une simplicité et, en même temps, une douce et gaie quiétude

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à un calcul de probabilités sur la manière dont il finirait et franchirait ce pas si redoutable, entre la religion natale et la philosophie qu'il avait toujours professée et qu'il professait encore, à ce moment. « Oui, mon « ami, le Dieu de Socrate et de Platon, Jésus, « mais Jésus seul. On doit bien le savoir, et « si je suis ici, on viendra à mon chevet, « l'archevêque de Paris, par exemple qui « me veut du bien ; je lui dirai mon affaire, « comme je vous la dis là, et il fera ensuite « comme il l'entendra et il entendra bien, et « en homme de sens, j'en suis sûr. »

En transcrivant ici ces paroles de mon carnet où je les consignai immédiatement en rentrant chez moi, je me reproche presque cette confidence publique d'un propos dont la malveillance peut abuser, mais qui est

pourtant un loyal accès de la pensée intime de toute une vie, et qui, certes, vaut mieux pour la mémoire de celui qui la faisait, devant la prostérité, et surtout devant Dieu, que ce que de faux semblants auraient pu ajouter au trouble des derniers moments 1.

i. Voir Yappendi.ee, à la fin du volume.

f bi3l:ot;-:eca t

Je sors des obsèques de Cousin, mais sans avoir suivi le convoi jusqu'au cimetière. Le corps avait été déposé depuis dimanche que Barthélémy l'avait ramené de Cannes, dans une chapelle tendue de noir, à l'entrée, à gauche. La réunion de l'Institut, des corps universitaires et des amis, avait été préparée dans l'appartement même et dans la riche bibliothèque du défunt, où ses exécuteurs testamentaires, Mignet, Barthélémy, Saint- Hilaire, M. Frémy et le recteur de l'Académie faisaient les honneurs. L'excellent Vacherot avait bien voulu guider ma demi-cécité, et nous sommes entrés ensemble dans cet appar-

tement où il avait plus d'une fois reçu les leçons du maître qu'il ne devait pas continuer en disciple, et où j'ai moi-même soutenu tant de controverses politiques et universitaires avec cet esprit si mobile, un jour avec vous, et le lendemain à l'extrémité opposée, mais toujours, dans ses contradictions mêmes, fécondant et inspirateur... Nous sommes descendus avec le cortège, derrière les Facultés, traversant la chapelle de la Sorbonne et, arrivant bientôt à l'église Saint-Étienne du Mont. L'appareil était magnifique : à l'intérieur tout était tendu de draperies à longues bordures, brodées de chiffres d'argent, resplendissant de lumière ; catafalque somptueux, musique théâtrale, le corbillard d'un luxe impérial, et si chargé d'argent qu'on eût dit qu'il fléchissait sous le poids, a\ec ses

immenses panaches noirs. Si ce fut, comme je le crois, les légataires et exécuteurs testamentaires qui ont voulu ces pompes, c'est une erreur de goût. Ils ont soulevé les regrets épigrammaliquessur la modestie qui sied aux philosophes ; rappelé à des mémoires peu bienveillantes les maximes solennelles autrefois si répétées du maître : Il faut être pauvre dans VUniversité. Enfin, en ces jours d'assez dures épreuves pour le pauvre, mieux eût valu épargner pour lui sur la pompe quelques milliers de francs. Cela eût relevé d'autant les générosités d'ailleurs si bien placées de celui qu'on menait à sa dernière demeure.

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