‹ Coutumes des Arabes au pays de MoabChapitre 109 sur 159 · Cf. CuRTiss, Drsemitische Religion, p · texte numérisé non relu

Cf. CuRTiss, Drsemitische Religion, p

4. Les femmes de Madaba brûlent de l'encens avant de prendre leurs bains.

ce personnage était venu au campement de Sâiel et en était parti assez mécontent; il était donc naturel qu'il se vengeât. Notre guerrier Sahary ne conçoit plus aucun doute ; avant tout il doit gagner les bonnes grâces de son ennemi. Il prend sa tente avec lui, choisit dans son troupeau la plus belle chamelle, et va établir sa demeure auprès de celle de son adversaire. Celui-ci lui fait l'accueil le plus empressé, et l'invite pour le repas du soir. Le lendemain matin, Sfiiel conduit la chamelle devant la tente du faqh'K « Elle est pour ton ancêtre Toueïm et pour toi, » lui dit-il en plongeant dans le cou de la victime la lame de son poignard. Le faqî?' accepta l'offrande et accorda toute sa bienveillance au cavalier Sahary, C'est le seul exemple que j'aie recueilli d'un sacrifice otîért à toute une famille àe faqlr,k l'ancêtre sans doute, mais sous la tente de son petit-fils vivant encore, dans le but avéré, non d'obtenir une assistance de l'ancêtre, mais la bienveillance du faqJr actuellement en vie.

Au campement de 'Abd el-Gany, à l'ouest de Kérak, j'ai entendu ce singulier personnage affirmer qu'avant de partir en expédition contre un adversaire, il faisait le vœu de l'immoler à la face d'Allah. Un des assistants s'écria aussitôt : (( Est-ce possible de sacrifier un homme à la face d'Allah? — Si cela n'est pas possible, dit simplement le chef, cela est arrivé. »

D'autres fois, en coupant la gorge à son ennemi, il disait : « Voilà ma vengeance, » et il ajoutait : « C'est pour le singe. » Le « singe » est le surnom du diable.

§ 45. Fedou' (-->i3!).

L'expression fidâka, ou plus complètement f/ailtu fidàka (CU-W ^.jS^'^) « puissé-je être ta rançon ! » est bien connue; elle détermine exactement le sens de la racine feda {^^S). Le nomade connaît la valeur de ce mot et l'emploie de préférence dans des circonstances qu'il

faut mentionner. La forme usitée est non point feda' (ÎJi mais fedou , avec le son du hamzeh final tirant sur l'articulation a (/j--^) ; le mot actuel semble avoir la même signification que l'expression classique. On pourrait définir le fedou' : l'immolation d'une victime sacrifiée généralement à la face d'Allah, pour délivrer l'homme ou le bétail d'une maladie ou d'une destruction prochaine.

Il y a quatre ans, le choléra importé en Syrie par les pèlerins de la Mecque fit d'effroyables ravages parmi les Arabes du Gebâl. Lorsque

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