‹ Coutumes des Arabes au pays de MoabChapitre 64 sur 159 · Cf. g 10 pour l'histoire de ces Hamâ'ïdeh · texte numérisé non relu

Cf. g 10 pour l'histoire de ces Hamâ'ïdeh

2. Je propose d'identifier ce Dimneh (xLO) avec pT^ de Jér. 48, 2.

3. Pour protéger la route de Kérak à Qatrâneh, le Gouvernement a établi un poste militaire (kerakon) à Leggoun où viennent de s'installer des Turcomans émigrés.

des tribus arabes environnantes, quelle qu'ait pu être la limite fixée ])ar la civilisation i!i l'envahissement de ces pillards.

Le sud de la Palestine oflVe un spectacle analogue à celui que nous venons de considérer à l'est; je le signale en passant. Il ne s'agit pas (les belles plaines de Gaza, ni même de celles de Bïr es-Seba\ toujours cultivées par les habitants de la plaine ou par les villageois tout proches; on pourrait cependaût faire des restrictions pour les champs cultivables de Bïr es-Seba', soumis à un régime spécial. Mais j'attire rattention sur les terrains de labour qui s'étendent plus ou moins, avec des interruptions de collines et de plaines arides, jusqu'à Aïn Qedeïs. A 'Ain Qedeïrât l'agriculture est en honneur i.

Voici dans quelles conditions : quelques bédouins des Tïâhâ et des 'Azâzmeli cultivent eux-mêmes leurs lopins de terre, me disent-ils, à cause de leur pauvreté. Beaucoup cependant appellent des harro- Ijn ou laboureurs. Le propriétaire nourrit toujours le harràl ; il fournit la charrue, le chameau^, la semence et le terrain; le fellah ne donne que son travail et il ne reçoit en salaire que le quart de la récolte, comme le murabhaij de l'est.

Si le fellah procure l'attelage, la semence restant toujours à la charge du propriétaire, il partage le revenu.

La terre cultivable est, à juste titre, fort appréciée des bédouins; c'est leur force, la source de leur vie ; ils savent parfois la revendiquer avec énergie. Au retour de notre expédition de 'Abdeh^, j'ai noté le fait suivant; je le rapporte tel que je le trouve dans mon carnet de voyage.

Le terrain riche et fertile qui environne tell 'Arad appartenait à une tribu bédouine nommée Breïs, laquelle, disparaissant peu à peu, n'est représentée maintenant que par quatre familles misérables, incapables de cultiver ces terrains et vivant tantôt chez les Gahalîn, tantôt chez les az-Zullâm, Les Qeïsieh, originaires de l'est, ainsi nommés, suivant la tradition, d'après un de leurs ancêtres, Qeïs, habitant aujourd'hui la montagne d'Hébron, descendaient régulièrement dans la plaine pour faire paître leurs troupeaux. Les az-Zullâm, de leur côté, usaient du droit de pacage reconnu depuis fort longtemps. 11 y a deux ans, les Qeïsîeh voulurent s'emparer de ces terres et les ensemencer. Le cheikh des bédouins, Abou Rubei'ah, s'y opposa. Le Gou-

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