Pour le (jezour, cf
COUTUMES DES ARVBES. 18
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Lédouin, cette nahidch serait l'origine de la Ijawali prise par les Seljoiir sur les Sarârât. Lorsque DahamVy ancêtre des Seboiir, rencontra Toueïg et qu'il le maria avec sa fille, ce fut lui qui donna le nom de Sa/jcr au 111s de Toueïg et lui fit cadeau de la nahûleh.
Si le bédouin a soin de son clianieau, à cause de ses services, il évite aussi de le maltraiter pour ne pas exciter sa rancune. Trop nombreux sont les exemples de cbameaux qui se vcng-ent des brutalités dont ils ont été l'objet. A Ba'albek, un jeune homme frappait sans méuag-ement son chameau. Celui-ci profita d'une circonstance où il se trouva isolé, regarda à droite et à gauche pour s'assurer qu'il était seul, et se précipita sur son conducteur; il le saisit à l'épaule avec sa mâchoire et ne le lâcha qu'après l'avoir broyé à terre. A Bethléhem un chameau brisa, entre ses dents, la tète de son conducteur. Au ouâdy Béni Hammâd, un faqlr fut déchiré et trituré de la même façon. Lorsque cet animal entre en fureur, il est des plus dangereux; on l'évite par la fuite ou on cherche à le tuer. Eben Qoftân. dans le GOr, vit un chameau se précipiter sur lui; il se crut perdu, mais il l'arrêta en lui tirant une balle dans les flancs. Un autre Sahary, armé seulement de son sabre, fut poursuivi par un chameau furieux; il chercha à lui échapper en se réfugiant sous les branches toufl'ues et épineuses d'un seder. Mais le chameau l'aperçut dans sa cachette, et comme il ne pouvait l'atteindre avec ses dents, il se coucha sur les branches pour l'étouffer; alors le Sahary le transperça de son sabre. Un Salâifah, monté sur une jument, traversait un troupeau de chameaux appartenant aux Béni Saher; un chameau en chaleur se jeta sur lui, saisit avec ses dents la jambe de la jument et la lui coupa; le cavalier tua la bête furieuse. A propos de cet accident, nous indiquerons un usage qu'on pourrait rapprocher d'une loi de l'Exode (xxi, 29 s.). Si, dans un troupeau, un chameau méchant et connu comme tel, tue un homme, il ne peut plus être gardé au miheu du troupeau, mais doit être chassé au désert ; alors les parents de la victime ont droit de s'en emjoarer et de l'utiliser à leur guise. Si le berger garde le chameau, il est obligé de payer le prix du sang. Même usage pour la jument qui tue quelqu'un.
Un chameau peut vivre vingt ou vingt-cinq ans; malgré son apparence robuste, il n'est pas exempt de maladies, et les bédouins en connaissent plusieurs :
May'oum {^jx^), fatigué des entrailles; mahmour (j>-5-',, malade au foie; manhouz [jj^-^], il tousse; (juddeh \i^^), il est frappé de