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La petite brebis s'appelle falimah

fut cependant contraint de se présenter devant le qàdij Abou Sarrar. Très sérieusement le cas fut jugé; la sentence fut prononcée en ces termes : « Le coupable suspendra le chien par la queue, de manière à ce que la tête touche à peine le sol; ensuite, il répandra du blé tout autour jusqu'à ce que le chien soit complètement couvert. » Ce tas de blé devait revenir au propriétaire du chien.

Un berger réclame quatre brebis pour son chien tué ; une brebis, s'il a seulement la patte cassée.

Le chien ordinaire (>-^^), appelé aussi gaûrd (^.U^.), remplit une double fonction; il garde la maison et il garde les troupeaux.

Il est gardien de la maison.

Dans tous les campements, il y a un grand nombre de chiens. Le jour, ils se couchent; mais dès que la nuit arrive, ils font bonne garde, se précipitent en troupe contre tout étranger qui se présenté, et bien souvent mordent l'Arabe imprévoyant. Il n'est pas toujours aisé de se promener au milieu des tentes; même le nomade ne s'y hasarde pas sans un bâton. Le chien a cependant bien vite reconnu l'hôte ordinaire, et il réserve sa fureur pour le pauvre déguenillé.

Il est aussi gardien du troupeau.

Chaque berger a son chien, qu'il achète quinze ou vingt megïdys; il pousse le troupeau, ramène les brebis égarées, signale la présence des loups relativement nombreux au désert, et redoutés pour leur férocité. La nuit, pendant que le berger sommeille, le chien fait bonne garde contre les voleurs et les bêtes féroces. Aussi le berger veille-t-il sur son chien. Il lui donne du lait à boire et partage son pain avec lui. Le chien a une certaine ressemblance avec le chacal; son poil jaune parait avoir été roussi par le soleil.

On trouve un autre chien, le salciqy (^-— ), employé à la chasse; il prend le lièvre, le lapin, et môme la gazelle à la course, mais n'est pas assez fort pour attaquer le loup. Avant de le lâcher, les Arabes le laissent souffrir de la faim; il se précipite ainsi avec plus d'impétuosité sur sa proie.

§ 34. Voyages.

J'ai remarqué trois sortes de salut chez les bédouins. Le plus simple, commun à tout l'Orient, consiste à souhaiter la paix, salâm, à ceux qu'on rencontre : « Paix sur toi, » dit le plus noble à l'inférieur, « Sur toi la paix, » répond celui-ci. Au lieu de cette formule, on entend parfois la suivante : « Gawwàk^, que Dieu te fortifie. » C'est

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