‹ Coutumes des Arabes au pays de MoabChapitre 80 sur 159 · Cf. IIB., 1906, p · texte numérisé non relu

Cf. IIB., 1906, p

les tours et se trouve être le héros rusé. Un jour cependant il fut attrapé par le renard : « La panthère tomba malade; les animaux se réunirent auprès de sa maison pour lui faire visite et la consoler; le loup l'exhorta à la patience : (^ S'il plaît à Allah, tu guériras bientôt, » lui (lit-il ; le chien lui olFrit ses condoléances, môme l'Ane vint lui faire une inclination; mais la panthère gémissait toujours. Le renard, Aboii lleseïii, s'approcha et à son tour : « Comment vas-tu? » lui dit-il; touché des cris de la malade, il propose à l'assemblée des animaux de parcourir le monde à la recherche d'un remède efticace. On se disperse et, une semaine après, les animaux, de retour de leur course, sont auprès de la panthère; ils s'excusent de ne pas apporter le remède désiré; malgré leur bonne volonté, ils n'ont rien trouvé; le loup lui-même a dû revenir les mains vides,.. Alors le renard : « Grâces à « Allah, dit-il ; j'ai trouvé un remède : si tu le prends tout de suite, tu « seras promptement rétablie, s'il plaît à Allah! il est renfermé dans la « moelle de l'os de la cuisse du loup. « La panthère aussilùt de happer le membre contenant le remède ! » Ci finit le conte bédouin.

Le renard passe au désert pour être inoffensif; il est cependant chassé par les Arabes; auprès de 'Asloug au Négeb, j'ai vu deux bédouins en attraper deux : ils devaient les manger le soir même.

A Kérak, à Mâdabfi et dans tout le Belqâ, un petit animal, de la forme d'un furet, appelé sitntah, est fort détesté, à cause de son acharnement à dévorer les morts; les gens ne savent comment le prendre.

L'autruche (iiameH) est chassée quand elle est jeune; on apporte son plumage à Kérak et à Damas.

L'àne sauvage est chassé de la façon suivante. Lorsque le nomade l'aperçoit, il soulève le sable pour former une colonne de poussière; à cette vue, Tâne sauvage s'approche et le chasseur l'abat; sa chair est mangée par quelques Arabes.

§ 36. Serpents.

Les serpents sont l'épouvantail des nomacles et ont le don d'exciter leur imagination.

Tout d'abord, on connaît différentes espèces de vipères, afay

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