la vipère noire, asma?' (r-^'j
2. la }'oqtd ('-^,), vipère femelle : il y a la blanche et 7ioire,
la ?ioi}'e et rouge, la blanche ç^i jaune ;
3, \a. /jiza i^j^) noire;
-V. la «6/ar i;^^);
5. abu qara {^f j^')- Ce dernier serpent m'a été décrit d'une façon que le lecteur appréciera. Il a deux têtes, il est rouge, sa longueur atteint un demi-mètre, il infuse son poison, il ne mord pas, il ne pique pns, il ne fend pas la peau, il applique seulement une de ses tètes sur le membre; ce contact suffit pour occasionner la mort au bout d'un an!
Il existe aussi au désert un serpent noir, atteignant en longueur un mètre et demi ou deux mètres; on l'appelle karàljU y. vL-ci.'p); il est dangereux.
Au Néged il en existe un autre, appelé (]ou qarneïn, « possesseur de deux cornes ». Il doit répondre au haltifeh (J^--l^i appelé encore mïdeh[i'^::^)\ il habite le désert, vers le GOfet ïebouk. Sa morsure est mortelle; on essaye quand même de la guérir de cette étrange façon : on lui coupe les deux cornes qui ornent sa tête; on les détrempe dans le lait et le malade boit ce breuvage. « Depuis quinze jours, ajoute mon interlocuteur, Fahad Zeïdân, du clan des Heqeïs, est parti à la recherche des cornes du haltiteh pour guérir sa femme qui vient d'être empoisonnée. »
A iMa'ân, on connaît un serpent noir, du nom de hanJs {,jt.J^), Un certain Abou 'Awdeh en prit un, lui coupa la tête et la queue, le prépara et le mangea « parce qu'il était malade ». Le saïcleh est désigné comme marchant sous la terre.
Tous les serpents ne sont pas venimeux et, parmi ces derniers, tous n'occasionnent pas la mort; la piqûre cependant est fort douloureuse-
Comme remède, les nomades ont la brûlure par le fer rouge ('-^); le membre piqué est fortement lié pour empêcher le poison de se mêler au sang.
A Ma'ân, on fait sucer par un faqîr la partie mordue et la mort est écartée par ce moyen.
Mordu par un reptile venimeux, Dawd el-'Atel fut jeté dans une fosse, en terre, qu'on avait au préalable fait chauffer; le malheureux, enveloppé de laine, fut couvert de terre jusqu'à ce que la transpiration arrivât ai^ondante ; en ce moment, il fut hors de danger.
Dans un campement la morsure d'un serpent produit toujours une impression troublante, la nuit surtout : « Le serpent I le serpent! » crie-t-on de toutes parts; et bientôt les gens sont sur pied. Il règne, en effet, une persuasion étrange; c'est que tous les serpents des environs apprennent aussitôt qu'un homme a été mordu et ils accourent pour le piquer à leur tour. Il est donc nécessaire de mettre l'infor-
timc qui vient d'être morcUi à Tabi'i d'un plus grand malheur. A cet cflet, on conslruit, sur des piquets de bois, une hutte, î'ousân {^^^), élevée d'un mèlre cinquante au-dessus de terre; elle est destinée à recevoir le pauvre malade, transporté en ce réduit, et gardé par deux hommes chargés d'écarter les serpents, en agitant une clochette et en disant : « 0 mordu, tu vivras ou tu mourras. » IJatif el-llalïa de Kérak subit ce traitement, il y a très peu de temps, et grâce au lait qu'on lui donna à boire, il échappa à la mort. 'Umm IJahabah au contraire, une femme, fut mordue par un serpent; mais n'ayant pas été soignée, elle fut assaillie par une multitude de serpents la nuit suivante, et succoml)a à leurs morsures.
La morsure du serpent n'est pas la plus redoutée, ni la plus dangereuse; une grosse araignée noire fait l'épouvante des nomades; elle arrive la nuit sous la tente et dans les maisons et s'attaque de préférence aux enfants endormis. Ceux-ci ne peuvent résister à la violence du venin, et meurent au bout d'une journée. Pour combattre son poison, on a recours aux mêmes remèdes que pour les morsures de serpents.
L'araignée blanche {-^^. vO^.-^'-J n'est pas aussi dangereuse.
Le scorpion abonde en certaines parties du désert; vers le oufidy Mousa, sous chaque pierre on en trouvait un. Il y a le scorpion noir et le scorpion jaune (j-i-='j j^^^ '^j^)- ^^ piqûre donne la fièvre pendant vingt-quatre heures, mais n'occasionne la mort que pour les petits enfants.