‹ Coutumes des Arabes au pays de MoabChapitre 98 sur 159 · Cf · texte numérisé non relu

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2. Ils sont distincts des premiers arbres signalés ici, (|ui peuvent être considérés comme quelque chose d'accessoire par rapport au v-tly auprès duquel ils croissent.

3. Le bédouin voyant dépérir son bétail a recours pour le sauver aux moyens suggérés par sa croyance, un vœu à un wély, à un mazûr, un sacrifice etc.

par l'esprit du iccly qui réside dans larbre et en a fait son domaine. Mes deux guides chrétiens se vantent au campement des Ka'ûbneli de pouvoir couper des branches à Rumeileh, sans avoir à craindre le ivcly. « Nous ne le ferons jamais, répondent les assistants; il nous arriverait malheur. » Je leur demande si le inéli/ habite dans Tarbie : les uns disent que c'est son esprit qui donne la vigueur à l'arbre, les autres prétendent qu'il habite dessous; mais leurs idées sont assez obscures, et volontiers ils s'écrieraient tous : « Dieu le sait. »

Lorsqu'on a fait un sacrifice à l'arbre, ou au mazfir qui se trouve tout auprès, on suspend des morceaux de viande aux branches de l'arbre. C'est un don pour le wély qui mangera ou ne mangera pas, affirme un dicton; personne ne le sait : mais pour être ainsi offerte la viande doit vraiment être prise de la victime immolée.

L'esprit ou le œèbj qui est honoré dans l'arbre y a réellement sa demeure circonscrite; il ne saurait la quitter, il y vit comme en une prison. Sa situation diffère ainsi de celle du wély proprement dit et de lancôtrc, qui ne sont pas attachés à un lieu mais se transportent là où les appellent leurs serviteurs.

Fréquemment, lorsque pour obtenir la guérison pour cause de dévotion un bédouin va se reposer sous un de ces arbres sacrés, l'esprit ou le wéhj lui apparaît pendant la nuit, et le charge d'une commission ou l'incite à offrir un sacrifice. Toujours il est obéi '.

* § 43. Pierres sacrées.

Malgré le rôle considérable joué dans les religions sémitiques anciennes par les pierres sacrées 2, il reste, à ma connaissance du moins, très peu de vestiges de ce sentiment de vénération ou de culte pour un pareil objet. A défaut de bétyles à décrire, ramassons les rares épaves qui ont surnagé.

Sur la route de Leggoun à Qatrâneh, en plein champ, les bédouins font remarquer au voyageur une grande pierre levée (^ir^=^' ^r?^)' couverte de nombreux loasems; ils ne disent rien de plus et ne paraissent pas lui accorder importance.

On m'a signalé une autre pierre, du même caractère et de la même forme, non loin du château 'Anzeli, vers l'ouest. Serait-ce simplement

1. Pour compléter l'étude des usages actuels, il faudrait citer ici les témoignages de l'ancienne littérature. Ce n'est pas le but de ce livre; on peut voir divers témoignages dans Welluausen, op. laud., pag. 104; L\gr.\nge, ÉRS. -, p. 172 ss.

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