IL — LES TRAVAUX DE LABOUR
Labourer, c'est cotir (casser) la tête aux crapauds. (P.)
On appelle aussi les laboureurs coupoiix de iusins (coupeurs de vers de terre).
Aux fouieries de- jans, c'est-à-dire quand on défonce les champs où il y avait des ajoncs, ceux qui les défouissent sont nombreux ; il y en a parfois jusqu'à trente. Lorsqu'ils ont envie de boire, ils houpent (crient en faisant : Hou ! hou ! hou !) pour avertir ceux de la ferme qu'ils ont soif; et
avant de reprendre leui besogne, ils houpent encore, pour remercier ceux qui leur ont apporté à boire.
L'ouvrage terminé, on danse ou on fait divers jeux.
Faire une Barrer le, c'est défouir une lande ; vers le Mené, les barreries étaient très fréquentes jadis, parce qu'il y avait de vastes espaces qui maintenant sont en culture.
Lorsqu'il y avait une barrerie, il venait du monde de tous les coins du pays, et la réunion était fort nombreuse. De chaque ferme, on venait apporter du lait pour faire des calibotes tornées (caillebotes), et l'on donnait des bouquets aux femmes qui venaient le porter.
Chaque fouisseur avait sa tâche, et celui qui l'avait terminée le premier était récompensé par un bouquet ; il l'offrait à la jeune fille qu'il choisissait, et quand, la besogne finie, on se mettait à danser, c'était lui qui était son cavalier pour toute la soirée. (Trébry.)
On ne laboure pas la terre, on ne la bêche pas pendant que les cloches sont à Rome, c'est-à-dire le jeudi et le vendredi saint.
Pendant les Trécoles (voir mai), on ne sème pas de grain.
Il ne faut pas semer la tremène un jour où il y a un R.
Après les éfonceries (le défonçage), on joue des jeux et on danse.
Pendant l'éfoncerie, c'est un point d'honneur d'arriver à faire le premier sa passée.
Les Ètrâries sont les réunions de journaliers et de fermiers pour la moisson, la fenaison, etc. (P.)