‹ Coutumiers de Normandie (volume 2)Chapitre 10 sur 125 · LU · texte numérisé non relu

LU

tenteurs évincés par la femme des objets compris dans son douaire et aliénés par le mari pendant le mariage ^

Deux chapitres distincts traitent des juridictions seigneuriales et déterminent, d'après des principes identiques, leur compétence par rapport aux justices ducales

La matière des essoines est traitée par deux fois. Bien que le chapitre De exoniis contienne déjà des détails sur le nombre de personnes qui doivent présenter les essoines, sur la procédure à suivre pour faire valoir en justice l'essoine « de mal resseant » ou « de langueur», sur les essoines que comportent les requenoissants, on revient sur tous ces points à la fin du coutumier dans le chapitre intitulé De dilationibus et exoniis

Le Très-ancien Coutumier contient aussi une double exposition du système des requenoissants : on retrouve développées dans la seconde partie des règles déjà longuement établies au début ^

A part une digression sur les violences des riches et le texte du bref « de fieu et de gage » , le contenu des deux chapitres, qui portent la même rubrique De feodo et vadio^, est identique au fond, bien qu'il y ait quelques différences dans la forme et dans l'arrangement des matières. L'hypothèse prévue dans chacun de ces chapitres est la même : le demandeur réclame un fonds de terre qu'il prétend avoir été engagé par lui, ou par un de ses ascendants ; le défendeur soutient que l'objet revendiqué lui appartient en

1 Foid., IV, 3, et lxxix, 5.

2 Ihid., Lix, 1, et Lxxxii, 10, 11, 12, 13.

3 Ihid., XLii et lxxxii.

^ Ibid.,XYn-xxui et lxxiii-lxxvii, lxxxv-lxxxvii. 5 JMd., XIX et Lxxxvi,

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