LXXIX, 5. P. II, VII
et por ce par la veue se puet li ante inspectionem potest se exo-
tenanz essonier sanz péril de l'eri- niare tenens sine periculo here-
tage. LXXXI&", 2. . .
§ 2. La langue de la version de Sainte- Geneviève.
1^ L'orthographe du manuscrit.
Le manuscrit de Sainte-Geneviève présente quelques particularités qu'il importe de signaler avant d'étudier les caractères linguistiques de la traduction des Statuta et Consuetudines Normannie.
Ces détails de graphie sont l'usage de la forme e pour la conjonction et^, la substitution de l'm à Vn^ devant b, p, et même devant c, ch, q, et d, s, le redoublement de g et de p^, l'emploi de Y s pour remplacer une
1 La forme et ne se rencontre que trois fois dans ce texte : LVII, 6. LXXXIôts, 2. LXXXII^e'-, 2.
2 Ce fait se produit non seulement dans le corps des mots : « amcheoir, emcheoir ». XXXVI, 4. XXXVII, 2. « emfanz, emfant ». X, 2. XI, 1. etc. ; mais encore à la fin des monosyllabes en, non et des adjectifs possessifs ion^ son :
« embois. L, 1 . em bons. LVI, 3. em borjage. V, 3. — em cest. LXXIII, 3. — em chief. LXXXV, 1. — em doit. LXI. — em face. LXXXII, 5. em ferions. LXXVII, 7. em feroit. LIX. em force. XVII, 1. s'em fuit. LXVIII, 1. — em paiera. LVI, 2. em paiane. LXI. l'em pandoit. LXXII, 2. em parage. X, 1. l'em pas. LIV. em perdra. XV, 1. em péril. XXXVIII, 1. etc. em pernoient. LX, 3. em pas. XV, 1. etc. s'em plaint. LXIV, 1. em piede. XX, 1. etc. em pluseurs. LXXXVI, 1. em porra. LVII, 3. em possession. XII, 2. etc. em prant. XXXIV, 4. em prison. L, 6. etc. em puet, V, 3. em purgera. LXXXI, 2. — em que. LXXVII, 7. — em som pais. LXXXIX. 3. — nom pas. XVII, 4, eic.
som fet. LXXX, 2. som fill. XXXV, 4. som fillastre. XI, 1. som franc. XC, 1. — som héritage LXXXIX, 3. — som palefroi. LVI, 4. som pere. V,4. etc. som propre. XXXlXbis. — lom prime. XV, 4 ».
Il en est de même dans les traductions du, recueil des Assises et de la quatrième compilation des jugements de l'Échiquier contenues dans le ras. de Sainte-Greneviève et publiées par Marnier (Établissements. p. 90-201) :
« em Cosientin. Éch., p. 495, n» 322. em fist. E., p. 494, n* 318. em firent. Ass., p. 92, n» 1. em Poitou, E., p. 485, n" 285. — nom pas. A., p. 402, n« 45. E.,p. 498, n" 334. —som chapistre. E., p. 469, n» 216. som Heu. E., p. 490, n*303. som frère. E.. p. 432, n» 84. som mari. A., p. 96, n« 20. E., p. 472, n* 232. som pere. A., p. 96, n° 21. E., p. 423, n» 47 ».
(Les articles de ces traductions sont numérotés dans l'ordre du ms. de Sainte- Geneviève).
3 Le redoublement a lieu généralement à la fin des lignes quand la coupure se produit après une syllabe terminée par g ou. p :
« se plaig-gnent. LVIII, 1. — praing-gnent. L, 1. — seg-gneur. LX, 3. seig-gneur. XI, 1. — emp-plede. V, 7 ».
L'n et IV sont aussi redoublées dans : « pain-ne ». LXI. LXXXI ^^'s, 2. « quinzainne ». LXXXII, 6, et « forrest ». LlX^is^ 2.
lettre tombée dans un groupe de consonnes^ et marquer un allongement de la syllabe. Le maintien de Y s et son redoublement 2 ne sont soumis à aucune règle. La présence de Vh au commencement des mots n'a aussi
1 L's est substituée à c dans : « ostroi. XLVIIT, 2. ostroié. LXXVII, 7. trest. LXXXIII, 1 ». — à Z dans « cospé. LlX^is^ 2. costive. XVI, 3. tost. LXXXII, 5. vost. LX, 3 = volt. LIX ». — à p dans « resta. LXIV, 1. restez. LXII, 1, 2. restement. LXIII ».
Les traductions de l'Echiquier et des Assises portent également : « ostroia. A., p. 100, n« 36. ostroié. p. 188, n» 294. — vost. E., p. 124, n» 49 ».
Les variantes : « ascuns. LXXXI, 1. asmosne. LVII, rubr. XC, 1. as mains. LXXXII, 3, 6. as moins. LXXXI, 1 » sont sans doute des fautes de transcription; car on rencontre aussi souvent : « alcuns. XXI, 1. al mains. LXXXVI, 3. al moins. LVI, 2 ». Le ch. LVII porte cinq fois « almosne », deux fois « aumosne », cinq fois « asmosne » ; mais cette dernière leçon a été corrigée quatre fois en « almosne ».
La même variété de formes se rencontre dans la traduction de l'Échiquier :
« almosne. p. 134, n" 94. asmosne. p. 117, n" 26; p. aumosne, p. 117, n" 26; p.
120, n«36; p. 155, nM67. 119.n«a2; p.l23,n»48; p.
almoner. p. 120, n' 36. asmosnees. p. 120, n* 37. aumosna. p. 146, n» 132».
2 On trouve ainsi côte à côte des formes avec s et d'autres sans s :
« bastardie. LXXV. rubr. batardie. LXXV, 1.
deismes. LXXIH, 4. deimes. LIX.
desfandre. VI, 1 . LXXVI. etc. defandre. L, 5.
desforce. LXXIV, 1. deforce. LXXVII, 2. LXXXVII, 1.
desvestir. XXII, 1. devestement. XXII, rubr.
meschine. L, 1. mechine. L, 1, 3.
csfre. LXII, 2. ofre. L, 4.
ostroi. XL VIII, 2. otroi. V, ti. XXXVI. 3.
resnable. XIV, 2. renablement. XLIII, 1.
trestoient. XV, 1. trelier. LXXIII, 1 ».
L'emploi de Y s simple ou redoublée est très arbitraire :
«asaus, asauz. LUI. asaut. XV, 1. LXX. assaut. XVI, 1.
arse. XXXVH, 2. arsse. XXXVH, 2. asentement. XI, 3. LIV. LVII, 4.
asis. V, 1. XXX, 3. LIX 6«, 1.
asise. XIV, 2. XXXVII, 2. XLII, 5. LV, 2. assisse. LXXXVI, 3.