‹ Coutumiers de NormandieChapitre 14 sur 248 · LXXVII, 7. LXXXVI · texte numérisé non relu

LXXVII, 7. LXXXVI

lignage. XI, 1. etc. lingnage. XXXVI, 3. XCII.

iigniee. XLV. maingiie. XLIX.

maligne. L, 4. mehane:ne. XXXV, 3. XXXIX. mehan-

gnié.'^XXXIX bh.

plaignent. XXXI. plaiggnent. LVIII. 1. plaingne. XVI, 3. plaingnent. LXXXIX,4. regnables. XIV, 1. regnablement. X, 1. praingne. XXXII, 2. XXXVI, 2. praing- LVI, 4. gnent. L, 1.

segneur. XI, 2, 3. XVI, 3. etc. remaingnent. XIX, 2.

segnorie. VIII, 5. respongne. LXXII, 6.

tesmoingne. LXXXVI, 2.

tiegne. XI, 2. XLIV, 2. LVII, 8. tiengne. XIX, 3.

viegne. XLII, 2. LXVni, 1 . LXXXI. 1 . viengne.VII, 3. LXXXII, 4 LXXXIII, 1 » .

gn, soit par ngn, soit même par la forme ancienne ni ^ ; à la fin des mots / mouillée est tantôt simple et tantôt redoublée^. La notation des palatales a donné lieu aussi à quelques hésitations : le c dur est représenté par qu ou par q^, le g dur par gu et par g ^ ; quant au g

Cette diversité de formes s'observe aussi dans la traduction de l'Echiquier :

« praigne, p. H7, n'SS.

remaigne. p. 147, n" 136. remaingne. p. 117, n» 25. etc.

tesmongniérent, p. 118, n" 27. tesmoingne. p. 113, n" 8.

liegne. p. 134, n» 94. tiengne. p. 118, n" 27; p. 134, n» 94 ».

viegnenl. p. 141, n» 118; p. 143, n' 123.

1 Cette transcription archaïque n'a subsisté que dans les mots : « s'essonie, s'essonnie ». LXXXII, 2, 3. a essonieeur, essonieors. XL1I,3, 5. LXXXII, 3, et probablement dans « essonnes ». LXXXII, 9.

La notation ni ne se rencontre qu'exceptionnellement dans Wace : « testimonie ». Roman de Rou, P. III, v. 407. (H. Andresen, Maistre Wace's Roman de Rou et des ducs de Normandie. Heilbronn, 1877-79, t. II, p. 495).

2 Le redoublement de 1'^ finale est le cas le plus fréquent : « conseill. LXXVn. 1.

essill. XXXV, 1, 4.

perill. XXXVII, 2. LXXXVI, 3. péril. XXXVIII, 1. LXXXI, 2.

responssaili. XLII, 2. LXXXI bis, 2. LXXXII, 5.

ill. XVII, 2. XXXV, 1. etc. il. XV, 1. XVI, 1, 3. etc j».

L'^ du pronom il est toujours mouillée devant l'adverbe i, notamment dans la locution « ill i a ». XLII, 4. L, 4. LVII, 6. LXXX, 3. etc. Les traductions des Assises et de l'Échiquier donnent également : « conseill. A., p. 91, n» 5. consseill. A., p. 103, n«47. E., p. 137, n* 102. ill. E. p. 183, n' 276 ».

3 Le ^ est employé seul dans quelques monosyllabes :

«qanque. LXXX, 2. - qar. XXXII, 1. XXXIV, 2. XXXVIII, 1. LVII, 4, 6. LXII, 2 LXXX, 2. LXXXIII. 2. LXXXVI, 4. — qart. XLV. — qe. V, 4, 6. XI, 1. XII, 1. XXXVI, 4. h, 6. LVII, 1. LX,3. LXII.l. LXV, 2. LXXIII. 1. LXXXIV, 2. LXXXVI, 4. - qoi. XI, 1. XXIV. L, 4. LIX. LXI. LXII, 1. LXXIII, 2. LXXVI. LXXIX, 4. LXXX, 2, 4. LXXXVI, 4.

avant q'an. XXX, 3. — jusq'a. XXV, LXXIV, 1 ».

et plus rarement dans le corps des mots :

« arcevesqe. LXXV, 2. evesqes, evesqe. LVI, 2. LXXI, 2. LXXVII, 4. reqenoissent. LIV »,

Il en est de même dans les versions des Assises et de l'Echiquier : « qant. A., p. 91, n" 6. qar. E., p. 192, n' 312. qe. A., p. 91, n* 6. etc. E., p. 120, n" 34. etc. qoi. A., p. 101, n» 38. E., p. 116. n* 18. — conqest. A., p, 96, n° 21. enqeste. E., p. 194, n° 319. leqel. E., p. 188, u' 294. reqenoissenl. E., p. 117, n° 25 ».

4 Voici quelques exemples de ce double système de transcription :

« enguagiérent. XIX, 2. engagiez. XIX, 1. etc. engagie'. XVIII, 1.

guages. LXXXVII, 1. gages. XIX, 1. LXXXVII, 3.

guagiees. LXIII. gagiees. LXIII.

guaengnierres. XVI, 2, 3. gaengoierres. XVI, 3 ».

transformé en spirante, il est le plus souvent noté g et n'est remplacé par y que devant a et

Vi final ne s'élide qu'au cas-sujet de l'article li devant 671 pour on^. L'élision de Ve muet final est plus fréquente et se rencontre notamment au cas-régime de l'article le, dans les mots de, ne, comme, entre, avant que, jusque^ ; l'élision de l'e de la conjonction que^ n'a lieu qu'exceptionnellement.

Les traductions des Assises et de l'Échiquier ont aussi les deux notations :

« borguage. E., p. 491, 306. borgage. E., p. 191, n« 306. guaangna. A„ p. 108, n» 65.

guaengna. E., p. 136, n* 98. etc. guaen- gaengne. A., p. 96, n* 19. gniee. E., p. 135, n* 95.

guage. E., p. 154, n» 164. gage. A.,p.l05,n»56.E.,p.l25,n»53.etc.

guagera. A., p. 101, n" 39. gage. {ind.pr,sg.S). E.. p. 133, n* 92.

languor. E., p. 134, n* 93. langor. E., p. 146, n» 136 ».

1 Le ms. de Sainte-Geneviève offre peu d'exemples de l'emploi du j : « borgage. VIII, 5. borjois. V, 3. VIII, 1. etc. eschangera. XXXIV, 2. chanja. LXXIX, 4.

engagiez, engagié. XVIII, 1. XIX, 1. engaja. LXXIX, 4. LVI 3.

engins, LXVIII, 2.

estrangier. LXXVIII, 1. estrangiees. estranja. LXXVIII, 6. LVII, 8.

ge. LXII, 1. LXXI, 4.

scrgenz, sergent. XI, 4. LX, 2. etc. serjanz. LXIV, 1 (corr.) ».

On trouve également dans les traductions des Assises et de l'Echiquier ; « borjois. E., p.l81,n* 269. gaja. ge. A., p. 96, n" 19. jarbes. E., p. 159, nM80 ».

2 L'élision de Yi a lieu devant en sous toutes ses formes : « l'en. XIV, 2. etc. l'em. LXXII, 2. etc. l'am. LXVIII, 2 ».

L'z de li ne s'élide pas dans les autres cas :

« li ainznez. VIII, 3. etc. li arcevesques. LXXII, 1. LXXVII, 7. li aversaires. LXXXVI, 1, li encesseurfsl. LXXVIII, 3. li evesques. LXXI, 2, 5. LXXVII, 1, 4, 5, 7. li homs. XXX, 1, 2. etc. li oirs. LVII, 4. etc. li orfelins. VI, 1. etc. li uns. XXVI. XLV I).

8 Voici quelques cas d'élision de l'e muet :

« par devant l'arcevesque... e l'evesque. LXXI, 2. l'oir. V, 2. etc. l'orfelin. VII, 3. — lagarded'aucun.VII,4.pointd'eritage.V,4. — iln'i a.V,l. l'enn'ipuet. LXXXIV6is.~ comm'elle. LXXVIII, 6. LXXIX, 3. LXXX, 4. comm'il. VII, 1. LXXX, 6. — entr'eus. LXXX, 2. - avant q'an. XXX, 3. - jusq'a. XXV, 4. LXXIV, 1. jusqu'à. XIX, 3. etc. ».

Deux fois le pronom le a perdu Ve muet et est devenu enclitique : « nel provera ». L, 5. « quil die ». LXXXIl, 2.

4 L'e de la conjonction que s'élide rarement : t que il resesisse. que il soit. LXXIII, 2. qu'i fu dessesiz. LXXIII, 4. que il oit fet. LXXXII, 8.

que il tient. LXXXVI, 1, qu'il tient. LXXXVI, 4 ».

2<» Les caractères linguistiques de la version de Sainte-Geneviève.

Les différences qui séparaient le dialecte normand de celui de l'Ile-de-France s'atténuèrent dans le cours du xiii° siècle, quand le français fut devenu avec la conquête de Philippe-Auguste la langue des fonctionnaires et de la haute société de la province ^ La ligne de démarcation entre les deux langages cessa dès lors d'être aussi tranchée et, dans la seconde moitié du xiii'^ siècle, les principaux caractères du dialecte normand se réduisent à quatre^ :

1« Le normand distingue les sons an et m, que le français de l'Ile-de-France, appelé quelquefois francien, avait confondus, sauf quand le groupe en était immédiatement précédé de i.

2° En normand l'ê et Vï accentués, latins ou germaniques, ont donné naissance à la diphtongue ei tandis qu'ils ont produit en français la diphtongue oi.

3° Le normand conserve devant a latin et devant e ou ie dérivés de a latin le c dur ou explosif quand il se change en ch dans le français.

1 Ch. Joret, Du C dans les langues romanes {Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Fasc. XVI). Paris, 1874, p. 284-287.

2 Ch. Joret, op. cit., p. 234. Ch. Joret, Des caractères et de l'extension du patois normand. Paris, 1883, p. 107-112. H. Suchier, Le français et le provençal. Traduction par P. Monet. Paris, 1891, § 18, p. 50. G. Paris, L'Estoire de la guerre sainte, par Ambroise {Collection des Documents inédits). Paris, 1897, p. xxj-xlix. E. Burgass, Darstellung des Dialects im XIII sel. in den Départements « Seine-Inférieure » iind « Eure » {Haute Normandie) auf Grund von Urkunden unter gleichzeitiger Vergleichung mit dem heutigen Patois. (Dissert. Hal.). Halle, 1889.

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