‹ Coutumiers de NormandieChapitre 16 sur 248 · V, 4. XI · texte numérisé non relu

V, 4. XI

respoitié. XLII, 1.

rois, roi. XII, 1, 2. etc.

soi. LXII, 1. etc.

soie. LXVII, 1.

toi. XV, 1. etc.

troi, trois. IX, 2. XIX, 3. etc.

voir [vrai). XXI, 1. etc.

covoitent. XI, 1.

covoiteus. XVIII, 1.

covoitise. XI, 1. XVI, 4.

craspois. LXVIII, 1, 2.

envoier, envoit. XLII, 2. LXX VII,1.

foi. LXXVII, 7.

foiz. V, 7. etc.

loist, loise. V, 5. XXVI. etc.

ostroié. LXXVII, 7. otroi. V, 6.

poitevine. LXV, 2.

provoire. XVIII, 1, 2. etc.

voie. LXX. etc. voisin. XVI, 4. etc.

Ambroise.

aveir, aveirs. v. 610, 1459.

burgeis. v. 519, 637, 905.

deit, deivent. v. 567, 855, 4416.

dreiture, dreture.v. 12, 873, 8255.

dreiz, dreit. v. 6, 246, 872, 6805.

endreit. v. 2225.

escheeites. v. 1377.

Giefrei. v. 99, 3049, ^079.

herneis,hernès. v. 304, 1673, 1847.

lei. v. 5117. etc.

mei. V. 3760-61. etc.

meitié. v. 4776.

eir, heirs. v. 528, 2433, 3906.

eissi. v. 1316, 2421. eissues. v. 2347.

reis, rei. v. 65, 91, 103, 294.

sei. v. 3, 32, 145, 1397.

seie. v. 1674, 2077.

tei. V. 3762, 3770.

trei, treis. v. 206, 1257, 3404.

veir. V. 430, 766, 1391.

coveita. v. 1152.

coveitus. V. 1025.

coveitise. v. 2711.

enveier, enveient. v. 245,2091, 9040.

fei. V. 1818. etc.

feiz. V. 1050. eic.

otreia, otreit. v. 768, 3756.

peitevin. v. 743. etc.

proveire. v. 9040.

veie. V. 131, 273. etc.

veisin. v. 5798. etc. ».

L'emploi de Vu pour représenter Yo fermé (ô, u latins), qui a donné eu et ou en français, est encore une des caractéristiques du normand primitif mais, dès le commencement du xiii^ siècle, ce dialecte tendait à se rapprocher du français sur ce point, comme l'indique la proportion décroissante des formes en u dans le poème d'Ambroise^ et surtout dans la traduction de rÉlucidaire d'Honorius d'Autun par Gillebert de Chambrais moine de Beaubec^. A l'époque où a été exécutée la version de Sainte-Geneviève, c'est-à-dire vers le milieu du xiii^ siècle, l'ancienne notation ti de l'o fermé avait presque complètement disparu en Normandie^

1 H. Suchier, Le français et le provençal^ § 18, p. 50.

2 Dans le ms. d'Ambroise les formes en o et ou sont aussi nombreuses que celles en u :

« curut. V. 683. corut. v. 727.

jur. V. 4214. 3381. jor. v. 3378, H632.

murut. V. 2435. morut. v. 2487.

recuvrerent. v. 6542. recovrerent. v. 2247.

seignur. v. 719. seignor. v. 2473.

tut. V. 1184. etc. tôt. V. 37. etc.

ure. V. 21, 5623. hore. v. 728 ».

L'emploi de Vu comme notation de l'o fermé commençait ainsi à n'avoir qu'une valeur purement graphique. G, Paris, op. cit.^ Introduction, p. xxx.

3 D'après les dernières recherches de M. P. Meyer, la localité appelée <« Chambres » (ms. 3516 de l'Arsenal), « Quambroi >» (ms. fr. 1807 de la Bihl. nat.), dans l'épilogue de la traduction de l'Elucidaire, doit être identifiée avec Chambrais ou Chambrois (devenu, depuis 1742, Broglie. Eure, arr, de Bernay) et dont la forme ancienne est Cambrais, et non avec Cambres, village de l'arrondissement de Rouen. P. Meyer, Notice sur le manuscrit II, 6, 24 de la Bibliothèque de l'Université de Cambridge {Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale ^ t. XXXII, 2e partie, p. 73 et 74). de Blosseville, Dict. top. de VEure, p. 37, c. 2, et 49, c. 2.

4 Les leçons telles que « dun » (p. 76, v. 48), « mult » (p. 76, v. 40 et p. 80), « munt » (p. 76, v. 44), « murs » (p. 76, v. 41), '< tute » (p. 80), ne se rencontrent qu'exceptionnellement dans le ms. de Cambridge. P. Meyer, op. cit., p. 80.

5 Le ms. de Sainte-Geneviève n'a conservé la forme u que dans le terme germanique ou plutôt norois, « murtre ». XXXVI, 2. LXX. et « multre ». LIV. Quant au mot mit', on le trouve toujours écrit en abrégé (XII, 1. L, 4) et par suite il est difficile de savoir si l'original portait mult ou moll; cette dernière lecture semble préférable.

Dans les exemples de la seconde moitié du xin« siècle cités par M. Burgass l'ancienne notation u de l'o fermé a fait place à o, ou et

et par suite il faut renoncer à chercher dans cette particularité un élément de critique ^

Le traitement des palatales, d'autre part, est nettement français dans le ms. de Sainte-Geneviève.

Le c et le /c primitifs se transforment toujours en ch devant a et e ou ie dérivés de a, ainsi qu'on peut en juger par ces exemples :

« achateeur. XCI.

achatent. LVII, 9. achaté.

acheisons. LXV, 2. chaciee. L, 4, 5, 6.

champ, chans. L, 1. LVIII, 1.

champions. XLI.

chanja. LXXIX, 4.

chapistre. LXXI, 2. etc.

char. XXXV, 1.

charbon. LXV, 1.

charrue, charue. XVI, 2, 5. etc.

chascuns. X, 2. etc.

chastel. LXX.

chatex, chatel. V, 4. LXXI, 2. etc.

chauz, chaoit. LVI, 1, 2.

chemins, chemin. XV, 1, 2. LVIIl, 1. etc.

chevaliers, chevalier. VIII, 1, 2. etc .

chevel. XLVII, 1. LXXIX, 5.

chief. LXXXV, 1. derechief.

Page 1