‹ Coutumiers de NormandieChapitre 3 sur 248 · LA VERSION DU MANUSCRIT DE LA BIBLIOTHÈQUE SAINTE-GENEVIÈVE · texte numérisé non relu

LA VERSION DU MANUSCRIT DE LA BIBLIOTHÈQUE SAINTE-GENEVIÈVE

% ]. La version du mamiscrit de Sainte-Geneviève et le texte des Statuta et Consuetudines Normannie.

Le texte du manuscrit de Sainte-Geneviève a la même étendue que les deux parties l'éunies des Statuta et Consuetudines Normannie. Toutefois les quatre premiers chapitres de cette traduction ont disparu avec le feuillet initial du volume et elle commence maintenant au début du chapitre V : « vivant som pere e sa mere e li done en doere ou une partie ou tout le mariage sa mere... * ». La perte de ce feuillet est d'autant plus regrettable que les manuscrits de l'autre version ne permettent guère de combler la lacune, puisqu'ils ne renferment de plus que le dernier paragraphe du chapitre IV.

Le nombre des manuscrits des Statuta et Consuetudines qui subsistent aujourd'hui est trop restreint pour qu'on puisse espérer retrouver les originaux sur lesquels ont été exécutées ces différentes traductions. Il

i Ms. de Sainte-Geneviève, p. 193, c. 1.

est cependant très probable que l'auteur de la version de Sainte-Geneviève s'est servi, pour la première partie des Statuta et Consuetudines, d'un manuscrit qui appartenait à la même famille que le ms. Ottoboni 2964, tout en se rapprochant à certains égards du second manuscrit de cette première partie, le ms. latin 11032 de la Bibliothèque nationale.

Le manuscrit de Sainte-Geneviève contient en effet ces passages, qui se rencontrent dans le ms. Ottoboni et ne figurent pas dans le ms. latin 11032 :

« Mes avarice est orandroit si montée que li segneur gastent les biens as orfelins », à la fin du § 1 du ch. XI, De la garde des orfelins.

« E ce fu jugié en l'asise al Val de Ruuill », à la fin du ch. XIV, Del mariage as suers.

Le § 3 du ch. XV, Des chemins : « E se aucuns est navrez dedanz la banliue... ».

« E li fuitis sera pris e puniz si comme nos avons dit », à la fin du ch. XXXVIII, Des receteeurs.

« Se einssi est que la force soit queneue par les voisins », avant la dernière phrase du ch. LI, De prison.

« A aucun qui soit reseanz el fieu », à la fin du § 5 du ch. LVII, D'almosne'^.

I « Nunc autem, avaricia régnante, statuta legis evertentes domini bona dissipent parvulorum. XI, 1.

Et hoc Judicatum est in assisia apud Vallem Rodolii. XIV, 2.

Et si ahquis vulneratus [fuerit] infra banleucam, malefactor justiciabit se per jurationem suam [et] xlviij. secundum legem patrie. XV, 3.

Captus vero profugus, sicut prediximus, punietur. XXXVII, 4 (= XXXVIII, 2).

Ita tamen super {corr. si per) vicinos nota fuerit violentia in precio oblata (corr. oblato) et in lesione vestium. LI, 2. Alicui dico in territorio residenti, LVII, 5 ».

II faut y joindre les mots : et statuta patrie (XXVIIL 1), novum (LX, 1), qui sont omis dans BB. et se retrouvent dans 0. et dans SG- : « les establissemenz del pais », « novel molin », ainsi que l'incise si voluerit (XXXV, 1). — De même l'expression visionibus vel^ au commencement du ch.

Il ne renferme pas plus que le ms. Ottoboni la transposition fautive du ms. latin 11032, qui rejette à la fin du § 3 du ch. De jurée (VII) la phrase explicative :

« Quar il ne doit pas fere force autresi comme il ne velt pas que force li soit fete » i.

On y relève encore des leçons qui correspondent bien plutôt au texte du ms. Ottoboni qu'à celui du ms. latin 11032 :

« E si n'i ait nul qui ait haine vers aucune des parties. VII, 2.

Li chevalier qui avoient la garde des chemins en leur terres. XV, 1.

Li seigneur de la terre aient es yglises la droiture del patronage, se leur pere l'orent en leur terre. XXIII, 2.

Se li fuitis demeure... en une vile, voiant les voisins. XXXVIII, 2.

Il paiera Ix. s. e un denier por la recreandise. L, 5, 6. Des plus leaus chevaUers du pais viij. ou xij. ou xx. LVI ,1. E il vivra j. mois ou tant comme l'asise esgardera. LVI, 3.

XXIV, passée dans 0, ne se rencontre pas dans SG, tandis qu'elle s'est conservée dans BB.

La présence dans 0. et SG. des quatre chapitres : De parlitione inter fratres ... De partie de frères (XXXII). — De venditione nemorum. De vente de bois. (XXXIIl). — De terra data. De terre donee (XXXIV). — De duellis. De mehaing (XXXIX ^^s). qui manquent dans BB., ne peut fournir aucun argument; car le compilateur de ce dernier manuscrit a très vraisemblablement laissé de côté ces passages parce qu'ils contenaient des dispositions tombées en désuétude. •

1 0. BB

« Hoc facere non tenetur, quia Hoc facere non tenetur ; sed per violenter non aget sicut nec super cujus duodecim légales homines

se ipsum voluerit violenter agi ; sed de vineto qua die obiit, quia,

per xij . légales homines de visneto violenter si aget, sic nec super se

die qua obiit. VII, 3. ipsum noluerit violenter agi ».

Se aucuns prestres a aucun tenement el non de s'iglise. LVII, 1.

La querelle ne sera pas terminée en la cort laie, mes en la cort de sainte yglise. LVII, 2 » i.

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