‹ Cow-boy [microforme]Chapitre 11 sur 99 · JOHN BULL · texte numérisé non relu

JOHN BULL

Quel taureau que John Bull du

F0, boy on n'avait té d'Angleterre berté sur la prai-

ranch! De mé

moire de COW- Jamais vu

Le front noir, énorme,

cornes très Couries, mais aussi dures que du fer, une poitrine profonde, dont le fanon touchait Presque terre, et des reins qui avaient

Protégé par des

déjà supporté le poids d'un griz:ly! sanc se rompre, tel était John Bull, le short horn*. De sa haute taille, il dominait les milliers de ses enfants, lorsque les interminables convois de Chicago les attendaient pour les emmener à toute vapeur aux abattoirs de Morris ou d’Armour. Il les consolait de son mieux, leur rendait le calme par son imposante tranquillité au plus fort des paniques; et quand le sifflet de la locomotive annonçait le départ des prisons roulantes, plus puissante que la vapeur, sa voix rauque leur envoyait l’adieu de la vie libre. Le premier à ouvrir la marche au trovers des neiges, durant les longues nuits d'hiver, le dernier à se retirer lorsqu'un ours ou un loup menaçait ses enfants, roi et père, John Bull était devenu célèbre à trois cents milles à la rorde.

Ce jour-là, 17 juin 1880, il s’achemina lentement vers un monticule qui dominait toute l'immense plaine brûlée par le soleil.

Devant lui, la Cheyenne s’allongeait à perte de vue: ses eaux jaunes coulaient sans bruit entre deux rives à pic, où ne pointait pas un arbuste, et le soleil de flamme les buvait de tous

1, Ours gris.

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