‹ Coxalgie tuberculeuse et son traitementChapitre 19 sur 69 · partie ulcérée du cotyle · texte numérisé non relu

partie ulcérée du cotyle

On a raison de dire qu’alors la guérison se fait avec nakylose fibreuse. Des mouvements persistent néanmoins, ils sont à peu près toujours suffisants pour démontrer l’absence d’ankylose osseuse, mais ils sont généralement peu étendus, ne dépassant pas 15 à 25 degrés.

Au contraire, lorsque le déplacement articulaire est plus considérable, qu’il se traduit par une ascension du grand trochanter atteignant 5, 4 et même 5 centimètres, je ne saurais dire que les surfaces ulcérées de la tête et du cotyle se sont abandonnées toujours complètement, mais il n’est pas douteux que la tête fémorale ou ses vestiges se trouvent en rapport, par la plus grande partie de leur surface, avec les parties molles. Il ne s’établit alors le plus souvent aucune adhérence étroite entre le fémur et la fosse iliaque externe. Les mouvements de toute espèce qui persistent le démontrent. Au lieu d’une ankylosé, on trouve des mouvements de flexion dont l’étendue varie de 20 à 90 degrés et môme plus. L’adduction peut être exagérée; l’abduction est impossible à cause de l’ascension môme de l’extrémité fémorale. Les mouvements de rotation eux-mêmes sont conservés, mais avec des caractères particuliers. Si l’on imprime des mouvements de rotation à la cuisse et qu’en même temps on applique une -main à plat sur le grand trochanter et la tête fémorale, on constate d’une part que l’excursion du trochanter d’avant en arrière et d’arrière en avant est amoindrie, et d’autre part que la tête glisse alternativement en arrière et en avant en sens inverse du trochanter. Autrement dit, la tète est mobile sur la fosse iliaque.

Nous avons réuni* une série de faits dans lesquels tous les mouvements de la hanche sauf l'abduction

étaient remarquablement étendus et dans lesquels aussi la tête pouvait être portée à volonté èn avant,

1. Pseudarthrose flottante de la hanche après la guérison de la coxotuberculose do forme grave. Kevue d'orthopédie, 1895, p. 424.

SYMPTOMES

en arrière, en haut et même en bas dans la fosse iliaque; nous avons désigné cet état sous le nom de pseudarthrose flottante. Nous avons actuellement huit malades qui en offrent des exemples plus ou moins parfaits.

Le mouvement de flexion, qui est le plus .étendu, est surtout conservé dans sa partie terminale. La cuisse peut être quelquefois fléchie normalement, à l’excès même, ainsi que nous en avons vu des exemples; re.xtension au contraire est arrêtée ,15, 20, 45 degrés avant sa limite normale.

L’abcès est la complication capitale de la coxalgie. Si la luxation déforme la hanche et compromet ses fonctions, la suppuration est l’accident le plus menaçant pour la vie des malades.

Rares chez les sujets traités rationnellement dès le début de l’affection, les abcès sont au contraire très fréquents lorsque la marche n’a pas été empêchée.

Leur développement se fait d’abord sourdement, en général sans douleur ; pour les découvrir de bonne heure, il faut donc rechercher directement leur pré-, sence, qui n’est du reste assez souvent indiquée par aucune modification de l’état général. Chez beaucoup de malades, on remarque une diminution de l’appétit, en même temps que de l’amaigrissement et de la pâleur du du teint. Les accès fébriles sont exfceptionnels. Ces symptômes généraux, lorsqu’on les observe, n’ont pas une

ABCÈS TUBERCULEtJX. 'Î7

signification précise, ils ne sont nullement propres aux abcès. Ceux-ci sont reconnus d’abord à leurs signes physiqiies.

Nous avons dit qu’ils pouvaient être divisés anatomiquement en deux groupes au point de vue de leur siège : abcès antérieurs et abcès postérieurs. On peut conserver en clinique les divisions indiquées au chapitre de l’anatomie pathologique.

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