TUBERCULOSE MULTIPLE
qu’on doive en aucun cas chercher à rendre des mouvements étendus aux deux hanches. Avec une hanche ankylosée, fournissant une solide colonne de soutien, et une hanche mobile, le malade marche avec moins de difficulté que si les deux hanches sont mobiles mais peu propres à soutenir le poids du corps. En cas d’ankylose double, on doit, comme Kirmisson dans un cas. commencer par mobiliser l’une des hanches par l’ostéotomie du fémur. Selon le résultat obtenu par cette première opération, on conserve l’ankylose du côté opposé ou bien on cherche à la corriger par une deuxième ostéolomie ou par la résection.
^ C3X0TUBERCUL0SE ASSOCIÉE AVEC d’.AUTRES MANIFESTATIONS TDBERCÜLEUSES.
Six malades atteints à la fois de coxoluberculose et de mal de Pott ont été en traitement depuis un an soit à l’Hôpital maritime, soit aux Enfants assistés de Berck. Une fillette de 12 ans, dont l’observation a été rapportée ailleurs*, est guérie depuis longtemps d’un mal de Pott dorsal avec gibbosité énorme et d’une coxalgie compliquée d’une luxation très mobile. Une autre enfant de 14 ans vient de quitter la maison Parmentier (Enfants assistés) après guérison d’un mal de Pott cervico-dorsal, qui a suppuré pendant deux ans, et d’une coxalgie gauche. Deux enfants atteints l’un et l’autre d’un mal de Pott lombaire et d’une coxalgie suppurée et fistuleuse ont été traités l’un à l’Hô pital maritime, l’autre aux Enfants assistés par la résection de la hanche. Chez l’un, la plaie est fermée complètement ; chez l’autre il persiste une fistulette peu grave au
1 Revue d'orthopédie, 1892, p. 422.
Oo lü pii'atrlce de la résection, et un abcès tuber- “uK tvenu au niveau du grand trochanter du côté ,li,uaru à la suite de ponctions et d injections rnaphtolcaniplirè, répétées quatre fois. ^
deux derniers cas, la coxalgie non suppuree ne peut et iTidéi-ée comme guérie, mais n'offre aucun caractère
SÎits, peu nombreuse mais lumarquulde ntlant en ce que ces six malades se trouvent en
Xe temps salles, tend à m».trer P-e 1
• f n Hp la coxotuberculose avec le mal de Pott asun fait très rare et que la guérison peut être sou-
gnet, avec le sp n avons actuellement plu-
£rs eLmples sous les yeux. Un de nos malades a sub^ élection de la hanche droite et du genou gauche ; son Sat Jénèral est assez favorable pour faire esperer sa gue-
s’étendre outre mesure sur cette question des 1 = miiliinles comprenant la coxotuberculose,
X:ircXIltreXXr,ueimposma,e ,u. la ftinlicité et la gravité des localisations tuberculeuses multiphci g obstacle à la guérison. La
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TUBERCDLOSE MÜLTIPIJC- 99
capable de faire soupçonner la tuberculose viscérale, ce qui ne manque pas d’étonner au premier abord. Etant admis que l’agent infectieux est le même dans toutes les tuberculoses humaines, on est obligé de supposer que le terrain joue un rôle fort important quant à la répartition des foyers sur les organes externes ou sur les viscères.
La méningite semble occuper une place à part au point de vue spécial où nous nous plaçons ; c’est la manifestation viscérale qui nous paraît menacer les plus les coxalgiques, comme au reste les malades atteints du mal de Pott.