‹ Coxalgie tuberculeuse et son traitementChapitre 28 sur 69 · DURÉE · texte numérisé non relu

DURÉE

La durée de la coxalgie et aussi sa gravité sont augmentées par l’interruption prématurée du traitement. Cette faute provient le plus souvent de ce que l’on ignore la durée habituelle de la coxalgie. On confond une atténuation des symptômes avec la guérison réelle, et comme on se relâche dans la rigueur des précautions, que par exemple on autorise la marche avec les béquilles, la gravité du mal ne tarde pas à redoubler ; une coxalgie d’apparence bénigne, et améliorée par le repos, se compli([ue d’abcès au bout de quelques semaines de marche. Un observe très fréquemment des abcès survenus dans ces conditions.

D’une manière générale, la coxotuberculose a une durée fort longue. La moyenne de deux à cinq ans qu’on lui a assignée en donne une juste idée. Mais ces chiffres ne peuvent en rien servir de guide dans la pratique. Il n’est pas douteux que certaines coxalgies traitées à l’extrême début sont guéries définitivement après une période variant de un à deux ans.

En général il en arrive autrement. Aux premiers signes le malade est au moins soumis au repos. En quelques semaines, ces signes ont disparu ou sont très atténués et le traitement est interrompu. Les symptômes reparaissent et sont de nouveau améliorés par le repos. La nécessité

d’un traitement prolongé ne s’impose qu’après deux ou trois alternatives semblables.

La période de début une fois passée, une durée de deux ans doit être considérée comme une heureuse exception. Après cette période, on n’a pas acquis une pleine sécurité contre un retour des accidents. Trois, quatre, cinq années : telle est la part trop large de l’existence qui revient à la maladie.

Encore ces limites sont-elles assez fréquemment dépassées. J’ai sous les yeux plusieurs enfants arrivés à douze, treize, quatorze, quinze ans et non encore guéris d’une coxalgie dont l’origine remonte à l’âge de trois ou quatre ans.

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