CHAPITRE V
I. Tüaitemext local. — Indication essentielle : repos de la hanche, excluant les méthodes qui permettent la marche.
Première période. — Utilité d’entreprendre le traitement le plus tôt possible. Appareils d’immobilisation ; gouttière de Bonnet, ses inconvénients; appareil de Lannelongue.
Extension continue avec des poids. Ses effets physiques.
Durée du traitement par l’immobilisation et l'extension continue. Inutilité des révulsifs. Injections moditicatrices. Deuxième période. — Redressement de la hanche déviée, extension continue, redressement brusque, appareil plâtré. Empâtement douloureux de la hanche, son traitement spécial, appareil plâtré. Indications de l’immobilisation et de l’extension continue, leur association nécessaire.
Le foyer infectieux de la coxotuberculose engendre des altérations à la fois locales et générales. Localement il déforme ou détruit l’articulation, et il peut donner lieu à une suppuration grave. L’état général est modifié par deux mécanismes différents. La coxotuberculose peut être le premier terme ou un terme quelconque d’une série de. localisations tuberculeuses sur diverses régions. Ile plus, des produits infectieux divers, autres que le bacille de Koch, sont formés dans la hanche tuberculeuse, compliquée ou non de suppuration. La résorption de ces produits par l’organisme entraîne des altérations viscérales et des troubles de la nutrition générale.
Letraitementdela coxotuberculose doit, par suite, comprendre des indications de deux espèces, les unes visant l’altération locale de la hanche, les autres s’adressant à la santé générale. Le traitement local a pour hut d'enrayer la marche de l’affection de la hanche et d’empêcher ou de diminuer le retentissement de cette affection sur l’état général du malade.
Cet état général doit être l’objet de préoccupations constantes. Ou s’efforce de lutter contre les effets de l’infection générale à l’aide des ressources que nous offrent la médication interne et l’iiygiène.
L’indication la plus générale et la plus importante du traitement local consiste à assurer le repos de lE^hanche. On est universellement d’accord sur le principe, on cesse de l’être sur son mode d’application. La plupart des chirurgiens imposent le décubitus horizontal comme condition préalable, puis complètent l’immobilisation de la hanche par des moyens divers. Sayre et un certain nombre de chirurgiens à sou exemple soutiennnent encore que les coxalgiques marchent sans,inconvénient avec des appareils orthopédiques qui assurent le repos de la hanche malade et qu’en marchant ils conservent l’avantage de pouvoir vivre au grand air et au soleil. A ce dernier argument, on répondra que les malades couchés doivent eux aussi jouir de la vie au grand air. Quant au repos de la hanche, il est incompatible avec la marche, quel que soit l’appareil dont on fait usage.
PRE5IIHIIK PÉRIODE. 125
La position couchée est la condition fondamentale du traitement de la coxotuberculose pendant toute sa période d’activilé et la marche ne doit être autorisée qu’à l’époque où la guérison est acquise.
Nous inscrivons ce précepte général en tête de tous les détails que nous avons à passer en revue pour chacune des périodes de la coxotuberculose. A chaque instant nous aurons à revenir sur son importance.