TRAITEMENT A LA PREMIÈRE PÉRIODE
Lorsqu’on a. reconnu les premiers symptômes de la coxalgie, douleur du genou, douleur de la hanche à la pression, limitation légère de certains mouvements, adénopathie inguinale, il n’est pas permis d’attendre une confirmation du diagnostic en abandonnant les malades à eux-mêmes. Si l’on agit ainsi, les symptômes ne tardent pas en effet à devenir plus manifestes et plus caractéristiques, de telle sorte que l’erreur clinique cesse d’être possible même pour les moins expérimentés. Mais en même temps, les lésions de la hanche se sont accentuées et le pronostic est devenu plus grave, ce que l’on pouvait et devait prévenir.
Nous avons longuement insisté sur la nécessité d’un diagnostic précoce, parce que seul il permet d’entreprendre le traitement dans des conditions favorables. Sitôt que les premiers symptômes permettent de soupçonner la coxotuberculose, leur analyse doit être faite avec le soin le plus minutieux et presque toujours elle donne les éléments d’un diagnostic sur. Dès lors le devoir
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du chirurgien est d’employer de suite toute son autorité
pour que le traitement ne soit pas différé.
En cas d’hésitation même, on impose le repos au ht. Dès que le doute est levé, les principes du traitement sont appliqués avec rigueur.
IMMOBILISATION ET DÉCÜBITUS DOBSAL.
Ainsi que nous l’avons dit, le malade est maintenu dans la position couchée et la hanche immobilisée \e plus complètement possible. A ces deux conditions, il faut ajouter la possibilité de transporter le malade partout où c’est nécessaire.
Gouttière de Bonnet. — La gouttière de Bonnet, telle qu’elle est aujourd’hui construite, embrassant le tronc et chacun des membres inférieurs, et se prolongeant en haut pour fournir un soutien à la tète, remplit la plupart des indications; le malade y est couché, immobilisé et de plus il est facilement transportable.
Cette gouttière offre cependant plusieurs imperfections. Elle a un inconvénient d’un ordre extra-médical, mais cependant d’un certain intérêt dans la pratique : elle est d’un prix trop élevé pour beaucoup de malades, d’autant plus qu’elle exige ‘de temps en temps des réparations qui ne sont faites convenablement que par le fabricant d’appareils, ce qui nécessite l’acquisition de deux gouttières que l’on emploie alternativement.
J’ajoute un détail familier en apparence; mais important à mon avis, puisqu’il touche de près à l’hygiène d’un malade dont l’état général est plus ou moins compromis et qui devra être soumis à une immobilisation de longue durée. Avec la gouttière de Bonnet, qui recouvre les