‹ Coxalgie tuberculeuse et son traitementChapitre 56 sur 69 · USAGE DES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES · texte numérisé non relu

USAGE DES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES

Si nous avons négligé de nous étendre jusqu’ici sur l’emploi des appareils orthopédiques permettant la marche, c’est que nous ne le croyons pas indiqué durant la période active de la coxotuberculose. La méthode américaine, consistant à faire marcher les malades dès qu’ils n’ont plus de douleurs aiguës, ne remplit pas les indications du traitement. L’immobilisation de la hanche est fort incomplète, et quant à la compression des surfaces articulaires, elle n’est point empêchée, quoi qu’on en ait dit, par la disposition ingénieuse des appareils de marche.

L'attelle de Sa^re, articulée en haut avec une étroite ceinture pelvienne, munie de deux sous-cuisse, et terminée en bas par une sorte de semelle sur laquelle le malade marche sans que le pied, qui reste à quelques centimètres au-dessus, y prenne un point d’appui, ne peut avoir la prétention d’immobiliser la hanche, qui à chaque pas est influencée par les mouvements d’ensemble du corps et par les contractions musculaires. Comment admettre que l’extension continue, si difficile à appliquer correctement dans le décubitus horizontal, soit réalisée avec l’appareil de Sayre, à la fois rudimentaire et cependant assez compliqué, fonctionnant durant la marche? '^our nous, l’application de la méthode américaine se rapproche beaucoup du traitement irrégulier, que nous voyons trop souvent appliqué aux malades indigents qui n’ont pu être l’objet de soins continus et assez prolongés. Ces malades ont été mis au repos et immobilisés pendant une ou plusieurs périodes douloureuses. La douleur calmée, on a appliqué un appareil et permis la marche

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