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TRAITEMENT LOCAL

canique du poids du corps, font qu'il en est tout autrement. Les causes d'irritation sont incessantes, et tendent à aggraver les lésions. Le traitement doit donc s'appliquer à la suppression de ces influences nocives, et comme l'affection évolue lentement, on ne saurait regretter de prolonger les précautions prises.

Il suffit en général de joindre au repos une hygiène convenable et une médication reconstituante. Autrefois, il était classique d'accorder une importance considérable et presque toujours exagérée à de nombreuses et très diverses applications locales. Si quelques chirurgiens ont conservé celle tradition, il n'en est pas moins reconnu que toutes ces pratiques ont peu d'efficacité; aussi me bornerai-je à les rappeler sommairement.

En premier lieu, les résolutifs tels que les cataplasmes émollients, les pommades, les frictions mcrcurielles ne sauraient avoir d'action sur une lésion profonde, localisée et spécifique ; ce ne sont que des moyens de complaisance destinés à entretenir la patience du malade et des parents ; un pareil jugement s'appelle déjà une condamnation.

Il n'y a pas à parler des émissions sanguines, car il serait dangereux d'y recourir. La glace a été également vantée ; mais comme le processus de la tuberculose coxale ne s'accompagne de poussées aiguës que sur des sujets qu'on laisse marcher, les réfrigérants ne sauraient trouver une indication bien précise. Pour les mêmes motifs, on doit être sobre des révulsifs, c'est-à-dire des moyens dont l'emploi a pour but d'amener indirectement l'apaisement d'une inflammation profonde, en lui substituant une irritation superficielle.

A cette dernière classe de procédés thérapeutiques appartiennent : le selon, le vésicatoire, les cautères, les applications iodées, les différentes formes de cautérisation transcurrenté, ponctuée, l'ignipuncture. Non seulement il est certain que l'action substitutive est de nul effet sur la lésion tuberculeuse, mais on peut encore douter de son efficacité sur les lésions inflammatoires d'origine secondaire aussi profondes que

celles de la têle du fémur, séparées de la peau par d'épaisses couches musculaires. Nous bannissons donc les moyens tels que la cautérisation transcurrente, le séton, le vésicatoire, les cautères, qui laissent une ulcération persistante de la peau. En dehors des complications qui ne sont pas rares à la suite de ces ulcérations, lymphangite, érysipèle, adénite surtout, le travail ulcératif peut encore augmenter d'une manière réflexe la contracture qu'on cherche à combattre, et il détermine, en tout cas, une suppuration qui n'est pas faite pour améliorer l'état général du sujet.

Dans cet ordre de moyens on peut tout au plus accepter les révulsifs agissant momentanément sans laisser de traces , comme les cautérisations ponctuées très superficielles faites avec la pointe d'un fer rouge ou du thermocautère , qui ne laissent qu'une croûte étroite au-dessous de laquelle se fait la cicatrice sans aucune suppuration. Cette révulsion est sans inconvénients ; mais il ne faut lui accorder, de même qu'aux badigeonnages iodés, qu'une médiocre confiance.

Hueter a proposé une méthode fondée sur un principe plus rationnel. Cet auteur se propose d'atteindre directement la lésion et de la modifier. Dans ce but, il fait avec une seringue de Pravaz des injections d'acide phénique en solution forte. Il pénètre dans le tissu osseux du col du fémur, dans l'articulation elle-même. Théoriquement, il se propose de détruire l'agent virulent, le bacille tuberculeux. Ce procédé, très recommandé par son auteur, essayé avec succès par quelques chirurgiens allemands, est un moyen un peu aveugle, qui n'est pas sans inconvénients, tels que : douleurs, fièvre, inflammations consécutives, etc.

DEUXIÈME rÉRIODE : rÉRIODE D ABDUCTION OU D'ALLONGEMENT

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