‹ Crédulités; comédie en trois actesChapitre 40 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

sera à sa chère femme qui sera auprès de son feu, Iranquillemeiil installée et qui sirotera tout doucement son café en devisant sur sa chère santé rétablie.

Tu me reproches de prendre du café?

NEVOLY.

Oh ! non !

MADAME XKVOLY,

Tu me reproches ma guérison ?

N'EVOLY.

Non.

MADAME NEVOLY.

Si... si...

NEVOLY.

Je ne te reproche rien du tout. Mais je ne veux pas aller à Jérusalem.

MADAME NEVOLY,

Que diront nos amis ?

NEVOT.Y.

Ce qu'ils voudront.

MADAME NEVOLY.

Que dira Minorel, l'abbé Benjoin, que dira M. S;cre.

NEVOLY.

Ce (ju'ils voudront ?

MADAME NEVOLY.

Que dira la fabrique ?

XEVOLV.

Je m'en f... mociiie !

madam;-: nkvoly.

Oh ! ûh! oh ! Voltaire ! Tu ressembles à Voltaire! Impie tu viens de me porter un coup terrible. Charles. Je te conuais maiotenant. Tu es un libre-penseur.

N^V.jLV.

Possible mais je ue sais pas un globe-trotter.

MADAMK XEVOLY.

Depuis vingt ans, tu as joué la comédie. Charles, fais attention. Ecoute, tu n'ignores pas ce que M. Sicre fait pour moi eu ce moment même, grâce à ses puissantes relations, tu sais ce qu'il me ménage. Il me fait mettre à la tète de la plus puissante confrérie qui existera dans le monde entier.

NEVOLY.

•Juel est le but de celte belle invention ?

MADAME NEVOLY.

Le but, je ne sais pas. Il eu est trésorier général. C'est lui qui ceulralisera les cotisations. Tout cela est encore un peu secret... Charles, laisse-moi jouir de mou triomphe, laisse-moi ce noble orgueil : être la Présidente, être la première ! Ne détruis pas mon bonheur. Cela je te le demande, Charles ? Tu verras après pour Jérusalem, c'est affaire entre ta conscience, ton devoir, tes intérêts. Attends avant de prendre une résolulijn définitive. Attends.

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