‹ CreuznachChapitre 12 sur 103 · PA 11 MR · texte numérisé non relu

PA 11 MR

au cœur de toutes les mères et rendant tout un petit monde heureux. Le Curhaus est: plein d'enfants et la Compagnie des eaux n'oublie pas ces charmants petits hôtes, qui jettent une note si gaie dans ce pare où l'on rencontre bien des fronts moroses. Elle les gâte avec une sollicitude maternelle, plusieurs fois pendant la saison, elle leur offre des jeux, des fêtes, des bals. Ces réunions me paraissaient aussi pleines d’attrait pour les grands que pour les petits, une foule sympathique entourait toujours les jeunes danseurs, partageant leurs joies et leurs émotions. Heureux privilège de l'enfance de rallier à elle tous les cœurs.

Victor Hugo écrivait un jour :

Seigneur préservez-moi, préservez Ceux que j'aime Frères, parents, amis et mes ennemis même Dans le mal triomphants, * De jamais voir, Seigneur, l'été sans fleurs vermeilles,

La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants.

Les jardins du Curhaus réalisent tous les vœux du poète. De tous côtés les fleurs exhalent leur âme embaumée et tendent aux abeïlles leurs brillantes corolles. Les arbres sont pleins de chansons et de frémissements d'ailes et dans les allées courent, tapageuses, des bandes d'enfants, libres et joyeuses comme les oiseaux du ciel.

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