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ment sur la peau une action bien autrement stimulante que l’eau ordinaire. La baignoire, nous l'avons dit ailleurs, renferme par l'addition de dix litres d’eau mère huit à huit et demi kilog. de sels. Le chlorure de calcium prédomine dans le bain puisque l’eau mère en renferme 75 ‘/,, tandis qu’elle ne contient que 7 à 9°}, des autres chlorures. Or, d’après les recherches du D' Wimmer nous savons que de tous les sels contenus dans les eaux de Creuznach, c’est le chlorure de calcium qui exerce sur la peau l’action la plus vive et la plus sumulante.
Tout en obtenant, par les bains chauds d’eau saline, la sudation abondante recherchée par tous les médecins dans le traitement de la néphrite parenchymateuse, nous obtiendrons également une vive excitation des nerfs cutanés. Cette excitation propagée jusqu'à la moœælle, porte par action réflexe ses eftets sur tous les organes de l'économie et l'on voit l'oxydation, l'absorption et l'assimilation augmentées.
En augmentant l'absorption nous permettons aux reins de se débarrasser des produits de formation nouvelle qui infiltrent leur tissu.
En faisant boire au malade l’eau de la source Élise ou de la source Oranien très riches en chlorure de sodium, on répondra à la seconde indication qui a pour but d'augmenter la quantité de chlorure de sodium contenue dans le sang. :
Les études physiologiques et pathologiques ont amplement démontré la nécessité de la présence d’une quantité déterminée de chlorure de sodium pour maintenir l’albumine en solution dans le sang. On se souvient de ces seigneurs russes qui, par économie, pri-
vèren{ leurs serfs de la ration de sel accoutumée. Ces malheureux eselaves devinrent promptement albuminuriques. Une partie de l’albumine est unie dans le sang aux sels alcalins, et surtout au chlorure de sodium ; c’est cette union qui maintient l'albumine en solution et l'empêche de dialyser à travers le filtre rénal. Si la quantité de sel diminue soit absolument, soit relativement, c'est-à-dire si la quantité d'eau contenue dans le sang vient à augmenter, l’albumine apparait dans les urines. Injectez dans le sang de L'eau pure et l'urine devient albumineuse, injectez de l’eau saléeet l’albumine n'apparait pas.
L'influence du chlorure de sodium sur lalbumine est
bien évidente.
En activant la nutrition, en augmentant les combustions, le chlorure de sodium facilitera la résorption des éléments néoplasiques que la maladie a développés dans les reins. On diminuera, tout au moins, l'alimentation albumineuse jusqu'à la restauration de l'assimilation des matières albuminoïdes. Le malade fera entrer le lait pour une large part dans son alimentation.