I. C'est le portrait reproduit en lête de ce volume
nelle durant les années qu'il passa à Nancy, à l'étatmajor du commandement supérieur de l'Est avant et après la campagne d'Italie. « Il en revint avec des rapports qui auraient pu figurer avantageusement à côté de ceux du colonel StofFel », suivant la haute appréciation d'un ancien ministre de la guerre (').
Attaché à l'état-major de l'armée du Rhin dés sa formation, le i6 juillet 1870, le commandant Vanson avait été fait prisonnier de guerre avec le grand quartier général lors de la capitulation de Metz et interné à Bonn. Il rentra en France par Lille le 16 mars 1871, tourna Paris en voiture et fut aussitôt placé à l'étatmajor de l'armée de Versailles à sa formation le 6 avril.
Cette campagne, qui attrista si profondément son cœur de patriote, devait être la dernière du soldat qui, depuis moins de vingt ans, avait pris part à trois grandes guerres et à une lointaine expédition, mais l'officier d'état-major n'avait pas encore donné toute sa mesure : l'énergique sursum corda qui devait si rapidement relever la France trouva dans Vanson un de ses plus ardents et laborieux protagonistes ; les services qu'il rendit à l'œuvre de la réorganisation de l'armée sont en effet de premier ordre et sa haute intelligence, mûrie par l'expérience acquise tant à la guerre que par un incessant travail, fut largement