‹ Crimes de L'amourChapitre 17 sur 60 · L’ABANDON · texte numérisé non relu

L’ABANDON

En voyant le visage bouleversé de Rodolphe et sa pâleur, M. deNoiregent devina aussitôt qu’il s’agissait d’une catastrophe dans sou amour.

Le cœur plein de jalousie et de fiel* il se réjouit intérieurement des souffrances de ce neveu que pourtant il paraissait chérir.

— Eh bien I quoi? fit-il, je crois comprendre... Une amourette?...

— Une amourette, oui, mon oncle, mais dans des conditions exeptionnelles et fort graves.

Et il lui tendit la lettre d'Âdrienne.

Rodolphe ne remarqua point qu’en lisant cette lettre si aimante, si passionnes, si tendre, les mains de M. de Noiregent tremblaient. Etait-ce encore la jalousie* ou bien le plaisir de voir enfin son but atteint, dépassé même?

Après avoir lu, il resta quelques instants pensif, hochant la tête.

— Que trouves-tu donc, demanda-t-il enfin, de si exceptionnel dans cette situation? Combien d’amours ne se terminent-ils pas ainsi? C’était là un dénouaient que tu devais prévoir.

— Je ne l’avais aucunement prévu, je vous l’avoue. Le charme captivant de cette adorable fille m’a fait tout oublier. Sa tendresse enlace le cœur, et sa beauté enivre.

— Euh I euh I ce sont là des bonheurs que tôt ou tard il faut bien payer par quelques soucis.

— Soit I mais aujourd’hui mon embarras est extrême; que faire?... l’épouser?.,.

M. de Noiregent fit entendre un rire strident.

« — Est-ce qu’un de Corbière peut épouser sa maîtresse, dans une petite ville surtout, et surtout quand cette maîtresse est la fille d’un Berthaud? Evidemment, mon cher neveu, l’émotion que te cause cette nouvelle te fait perdre la tête.

— Ah! sans doute, si Adrienne était la première fille venue, si je n’étais son seul amant, si je ne lui avais fait des promesses pour la séduire, une semblable nouvelle ne me bouleverserait pas ainsi. Mais c’est, je vous le répète, une nature rare, très passionnée surtout. Je ne sais à quelle extrémité pourrait la pousser mou abandon,

— Ta, la, tal mon pauvre Rodolphe, quel étrange aveuglement est le tient Crédulité et fatuité, tels sont les travers de la plupart des hommes jeunes. Mais ce sont là des travers dont on se corrige en vieillissant. Cette Adrienne est comme toutes les filles de plaisir, tendre et voluptueuse. Elle t’aime parce que tu es beau garçon, parce que tu flattes sa vanité. Tu l’amuses, et elle t’amuse ; donc vous êtes quittes.

— J’en conviens, mon oncle, repartit Rodolphe, la plupart des femmes sont ainsi ; mais, je vous le répète, Adrienne n’esl point une de ces femmes légères dont vous parlez. Chaque jour je découvre en elle des délicatesses, des profondeurs même qui me surprennent et parfois m’épouvantent ; car je crains de ne pouvoir briser aisément des liens pareils.

— Tu es encore trop amoureux, je le vois, pour raisonner sainement ta situation. 11 me paraît nécessaire que tu téloigues pendant quelque temps.

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— M’ éloigner en ce momenLi

- — Oui, il le faut, insista avec autorité M. de Noiregent. Pour recouvrer ta liberté d’esprit, il faut commencer par t’affranchir de T influence de cette charmeuse. Je l’ai vue quelquefois depuis la fenêtre de mon cabinet. Elle a vraiment de fort beaux yeux, ajouta-t-il avec un sourire haineux.,

— La quitter ainsi soudainement!; , exclama' Rodolphe, je ne le puis.

— Alors, mon cher neveu, répliqua sévèrement M. de Noiregent, pourquoi viens-tu me demander mes conseils, puisque tu es décidé à ne pas les suivre? Mon avis set que tu dois partir tout de suite sans la revoir, sans lui répondre même. Tu dois paraître ignorer qu’elle l’ait écrit. Autrement, comment lui expliquer la fuite après une lettre- pareille? Que lui répondrais-tu d’ailleurs? Yeux -tu lui promettre de l’épouser, de reconnaître son enfant? Tu -ne peux faire ni l’un ni l’autre, sans briser ton avenir, sans déshonorer ta famille, sans tuer tanière. Entre ta maîtresse, si charmante qu’elle soit, et ta mère, peux-tu hésiter?...

— Mais cet enfant, le mien, après tout...

- — D’abord, il n’est pas encore né. Et vivra-t-il? Vas-tu compromettre le bonheur de toute ta vie sur une hypothèse? Enfin, ces enfants-là sont fatalement voués à Tabandbn. il y a des hospices où on les recueille. Ce sont des enfants qui naissent orphelins, voilà tout.

— Cependant, en stricte justice, au point vue de la morale naturelle. .. Je vous avoue que sans être un puritain, j’éprouverais quelque remords de conscience à jeter ainsi dans le monde un pauvre ôlre qui n’a pas demandé à naître, et que mon imprudence et ma lâcheté voueraient à la misère, au malheur, au vice, au crime peut-être.

— Que parles-tu de justice et de morale naturelle! répondit dédaigneusement M. de Noiregent. Chez certains sauvages, la morale fait aux enfants un devoir de tuer leur père infirme et vieux. En Chine, la morale absout les parents qui se débarrassent des enfants superflus. Chez nous, la morale ne reconnaît que les enfants nés dans le mariage. En dehors du mariage, tous les enfants appartiennent à la mère seule; et c’est avec raison que nos lois prévoyantes interdisent la recherche de la paternité. Je dis: avec raison, car la paternité ne peut être qu’un acte de foi. Est-on jamais sur d’être le père d’un enfant? ajoula-t-il d’uu tou cynique. Il n’y a que le mariage qui puisse affirmer la paternité et consacrer les droits de 'l’enfant et de la femme visà-vis du père.

— Adrienne m’aime trop pour me tromper, c’est là une preuve morale qui vaut bien, ce me semble, la sanction légale. ' •

— Allons donc ! balivernes ! s’écria M. de Noiregent, qui s’arrêta de marcher et regarda son neveu entre les deux yeux. Tu es décidément trop naïf pour un garçon d’esprit. Je conçois qu’on s’élève contre les conventions sociales, quand elles gênent nos ■intérêts; mais quand, an contraire, elles les servent, il est aussi absurde qu’insensé de s’élever contre elles. Je regrette d’ailleurs de t’enlever tes illusions... J’ai entendu dire... Ne t’es-tu jamais aperçu des assiduités d’un nommé?...

— Jacques ! exclama Rodolphe.

— Oui, ce Jacques qui va chaque jour chez les Berthaud, qui aime Adrienne et aspire à l’épouser. Ces gens-là sont sans foi ni loi. La facilité avec laquelle Adrienne a accepté ton amour, cette lettre folie où elle met de côté tout sentiment de pudeur, ue prouvent-elles pas une nature essentiellement perverse qu’aucun principe de vertu n’a jamais refrénée? Et tu peux te croire engagé vis-à-vis. d’une lilie de cette espèce et de celte classe-là? Mais, avec ses dispositions vicieuses, si tu ne l’avais séduite, un autre u’eût pas tardé à le faire.

LES CRIMES RE' T7AM0CU

— Je vous assure, mon oncle, qu’ Advienne m’aime: véritablement.

— Allons donc! ces eréalures-là savent d’instinct jouer toutes les comédies... Admettons cependant qu’elle t’aime véritablement. Le premier amour, en effet, est souvent, même chez ces bacchantes, un amour véritable : mais il y entre plus d’ imagination et dé tempérament que de cœur. Or, après avoir une fois connu ces émotions et ces plaisirs, elles ne peuvent plus s’en passer. Tu peux donc être certaiu que,, si tu l’abandonnes, elle sera vite consolée. .

Rodolphe hochait la tête sans répondre. En réalité, il craignait, tout du désespoir d’Àdrienne.

Il sentait vivement, car c’était une nature nerveuse, féminine. Qoique corrompu parles amours faciles et les maximes mondaines, son. cœur, vraiment- touché par te grand amour d’Adrienne, s’était un peu relevé et réhabilité. Au moment de la quitter, il sentait que des tiens réels, puissants même, rattachaient à elle. Il pensait à la douleur qu’elle éprouverait en ne le voyant pas venir, et il souffrait par avance de là souffrance qu’il allait lui causer.

M. de Noiregendt, avec sa perspicacité habituelle, devina ce qui se. passait chez son neveu. Abandonnant alors tout raisonnement, il lui dit avec un sourire où. il sut mettre a la fois de l’ironie et une humiliante pitié :

— Enfin, mon pauvre Rodolphe, songe donc combien ta serais ridicule, si l’ouvrier Jacques était réellement le père de cet enfant.

Comme il connaissait les faiblesses humaines, cet homme machiavélique ! Ce que n’avaient pu faire entièrement, ni la crainte du qu’en dira-t-on, ni la crainte du danger, la peur du ridicule le fit.

— Mais alors, mou oncle, demanda-t-il, quelle détermination dois-je prendre?

— Ecoute, j’ai reçu ce malin de mon garde une lettre qui m’invite à me rendre dans mes forêts de la montagne pour décider une coupe importante. Si tu le veux, nous allons partir tout à l’heure.

— Partir ! tout de suite? fit Rodolphe.

— A rinslant, répondit M. de Noiregent. Tu trouveras là-bas uu fusil et des chiens. Tu aimes la chasse. L’exercice, le grandi air calmeront la fièvre de ton cerveau. Le spectacle réconfortant de la nature te ramènera à des idées plus saines. Dans une huitaine de jours, tu pourras arrêter une résolution avec la sérénité d’esprit nécessaire. Quant à moi, je reviendrai à Vieuxbourg; je m’informerai au juste. J’ai une police à moi. Je saurai jusqu’à quel point cette Àdrienne est digne de ton intérêt et de ton amour. Compte sur moi.

— Soit ! partons ! Je vais seulement lui écrire un mot pour lui annoncer ce départ.

— Ecrire I y penses-tu? Es-tu assez sûr de cette fille? Sais-tu quel usage elle pourrait faire de cette lettre?

— Mais elle a déjà d’autres lettres de moi, confessa timidement Rodolphe.

— Tu as écrit ! Ah ! mon cher neveu, quelle faute I Retiens cette maxime, dont je n’ai eu qu’a me louer pendant tout le cours de mon existence : En politique, en affaires et en amour, il ne faut jamais rien écrire. Allons, un peu de caractère. Je vois que tu aimes encore; mais sache prendre une décision. Je t’emmène, c’est convenu.

Rodolphe fit un léger mouvement de tête affirmatif, dont profita aussitôt M. de Noiregent.

Une heure après, ils partaient tous deux pour la haute montagne.

Celte séparation momentanée, M. de Noiregent saurait la rendre définitive; il le crut du moins.

Cependant, à Theure dite, Adrienne attendait Rodolphe, avec quelle émotion, quelle ivresse !

Elle entendit d’abord sonner lentement onze heures à l’horloge de l’église paroissiale. Chaque coup lui frappait au cœur et faisait refluer par tout son corps une douce et bienfaisante chaleur. Toutes les horloges de la ville sonnèrent successivement.

Il allait venir, elle n’en doutait pas, heureux, rayonnant, fier de sa paternité.

Avec quels regards d’amour, quelles caresses de cœur, quelles rassurantes promesses il calmerait ses craintes au sujet du monde, ses terreurs à l’égard de son père, et rencouragerait à supporter les appréhensions et les souffrances delà maternité.

Toutefois le temps s’écoulait, et Rodolphe ne venait pas. Que se passait-il donc? N’avait-il pas reçu sa lettre? ou bien cette paternité l’ effrayait-elle? A cette pensée, le frisson se répandait dans ses veines et faisait monter à son front une sueur glacée.

Mais non, c’était impossible, Rodolphe n’était pas lâche. Ne lui avait-il pas juré cent fois qu’il l’aimait éperdument et l’aimerait toujours? Ses doutes étaient donc chimériques.

Cependant le quart sonna, puis la demie, et Rodolphe n’arrivait pas.

Jamais il n’avait autant tardé.

Maintenant un tremblement nerveux agitait la pauvre fille. Elle écoulait, le front brûlant, collé contre la vitre; mais elle n’entendait rien, ne voyait rien.

D’habitude, quand il ne pouvait venir, il faisait un signal depuis la maison opposée, ou écrivait. Mais ni signal, ni lettre.

Une seconde demi-heure se passa.

Minuit sonna.

Ce fut d’abord le gros bourdon de l’église, qui lui parut retentir comme un glas funèbre.

Puis vint la sonnerie aiguë de l’hôpital, qui lui déchira les nerfs comme un couteau d’acier.

L’horloge fêlée de l’hôtel de ville lui envoya ensuite ses sons discordants, qui résonnèrent dans sou esprit éperdu comme le charivari d’un sabbat infernal.

En ce moment, son imagination troublée se représenta l’antre de la magicienne avec tout l’attirail lugubre. El aux quatre coins de sa chambre, il lui sembla voir apparaître des figures moqueuses, entendre tout autour d’elle des ricanements sardoniques.

La fièvre l’oppressait. Le délire agitait son cerveau. Un douloureux tremblement secouait ses membres, faisait claquer ses dents. Ses genoux s’enlre-choquaient.

Ne pouvant plus se soutenir, elle se traîna jusqu’à son lit.

En passant devant la glace, elle aperçut son visage. Elle eut peur. Était-ce bien elle? N’était-ce pas plutôt un fantôme?

Elle était pâle comme une morte, et ses yeux brillants, égarés, semblaient agrandis par la douleur.

Elle se jeta sur son liL

Alors, dans le lointain, elle entendit une autre cloche argentine qui sonnait aussi minuit. C’était la cloche des Carmélites.

Il lui sembla que ces sons légers, aériens, éloignés, qui paraissaient s’enfuir dans le silence de la nuit, emportaient ses dernières espérances.

Elle seseutit bien malade. C’ctait fini. Il ue viendrait plus. Il ne l’aimait pas. Celte paternité lui avait fait peur. Il manquait de courage. Elle comprit qu’elle était abandonnée, elle et sou enfant.

Qu’allail-elle devenir?

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Elle profita d'uûe nuit pour lui soustraire les lettres île Rodolplie.

(Cliap. XVI).

Maintenant, avouer sa faute, c’était impossible. Elle avait été trompée, comme tant d’autres, par un séducteur vulgaire. Elle avait eu la sottise de prendre au sérieux des déclarations banales, de fausses protestations. Elle n’avait pas cédé à l’un de ces grands amours auxquels on ne peut résister, mais a un caprice, à une fantaisie.

Elle n’avait donc pas su se faire aimer! Maintenant elle douLait d’elle-méme, de sa beauté, de sa valeur morale. Elle ne croyait plus à l’amour, plus au bonheur. Cette déception creusait soudain dans sa vie, hier encore si heureuse, si remplie, un vide effrayant, un abîme sans fond.

El l’exaltation de la fièvre exagérait l’horreur de sa situation.

A cette situation, elle ne voyait qu’une issue : la mort.

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(Librairie Populaire).

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Mais à la pensée de la mort, tout sou être, si beau, si jeune, si vivace, se révoltait, Mourir déjà, était-ce possible? Un pareil dénouement à une destinée qu’elle avait rêvée si brillante !

Alors, au froid qui l’avait saisie touL d’abord, succédait une chaleur brillante; aux contractions nerveuses, qui un moment avaient ralenti les battements du coeur, succédaient tout a coup des palpitations qui P étouffai eut ; sa bouche haletante devenait sèche; elle se soulevait avec égarement sur son ht. Elle croyait sa dernière heure arrivée. . -

Et tout en appelant, en bénissant la mort qui. allait la délivrer, elle avait peur. Véritablement folle d’angoisse, de terreur, elle priait Dieu de lui envoyer Rodolphe.

Le voir, seulement une minute..! Pourrait-il n’être pas louché de sa douleur, de . sou désespoir ! <

Et s’il refusait de l’épouser, mourir dans ses bras, sur son cœur, à ses pieds, elle ne demandait à Dieu que eette consolation suprême.

Mais Dieu s’entendit pas sa prière, Rodolphe ne vint pas.

Toute la nuit se passa dans ces tortures indicibles; •

Après avoir tant souffert, elle s’étonna devoir encore le jour.

Elle sedeva dès l’aube et écrivit d’un trait, avec la rapidité du désespoir : a Rodolphe, je vais, mourir, je meurs. Viens ! je t’en supplie à genoux, je veux te revoir, il lé faut. Si tu savais* mon bon, doux et tendre ami. ce que j’ai souffert, ce que je souffre ! Ah! ta ne peux me condamner volontairement à un pareil supplice. ' 1 . ' . ..

« Ecoute, je t’ainre tant que, si ma vie te gêne, je t’en ferai le sacrifice . Tu nVm tendrasjplus .parler 1 de moi.- Mais que je le dise adieu ! Qu’une dernière fois, mon Lier;- , aimé, je te serre dans\ mes bras,: j’entende le son de ta voix, je sente ta main dans la mieune;; car je ne/ Vois que la nuit autour de moi, et j’ai bien froid. Je grelotte. Toi seul peux m’apporter un peu de lumière, de chaleur,.

« JRodoJphe, c’est une pauvre malade qui implore ton secours. Ne m’abandonne pas t \ / , •

w Ecoute, jo sens que ma raison s’égare. Je deviens folle;; et si, dans mon délire, j’allais avouer notre faute I* Je ne réponds plus de moi. Je t’en supplie, viens, viens vile, siîtu ne veux pas que je fasse quelque affreux malheur.

« Mais je ne pourrais attendre tout le jour. A neuf heures, tu recevras celle lettre. À dix heures, je serai à ma fenêtre. Fais-moi un signe, rien que cela, si tu veux

que je vive jusqu’à ce soir. >

Elle s’habilla à la hâte et courut jeter cette lettre à la poste.

A dix heures, l’infortunée était en observation derrière sa fenêtre, et rien ne parut.

A onze heures, elle se mit au lit, en proie à une fièvre violente, accompagnée de délire.

Le médecin appelé déclara qu’il redoutait une fièvre cérébrale.

^ femme , sans doute. 1! en reçoit fréquemment de la môme écriture.

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