‹ Crimes de L'amourChapitre 21 sur 60 · I.I'.S CR IM RS DR I.'AMOCR · texte numérisé non relu

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Pauvre lillo! Kilo avait tant besoin do croire, qu’elle cnil sa perlide amie, (.oui invraisemblable que lût colle histoire.

Cependant elle continuait d'écrire sans obtenir de réponse. Ses Ici très, comme nous l'avons dit, étaient toutes interceptées. Kilo ne put donc en douter bien longtemps, ci le était abandonnée!

Toutefois la. crise aiguë était passée. Kilo tomba dans une tristesse morne don!.

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rien ne pouvait la distraire, ni les tendres prévenances de sa mère, ni la bonne humeur de Denis Berlhaud, ni les attentions affectueuses de Jacques.

Malheureux Jacques! Il souffrait autant qu’elle; carlui savait tout; il avait deviné la cause de cette tristesse qu’elle infusait d’expliquer. 11 suivait d’un œil anxieux le changemeut profond qui s’opérait eu elle.

Il tremblait à la pensée des conséquences qu’allait entraîner sa faute.

Plusieurs fois il avait cherché à provoquer ses confidences. Mais elle se taisait opiniâtrément, ‘

Elle prétendait éprouver des souffrances d’estomac qui la rendaient morose.

Hortense seule possédait son secret, assistait aux explosions de ses désespoirs; et insensiblement, sous prétexte de la consoler, elle lui parlait, ainsi qu’elle en avait reçu l’ordre, de M. de.Noiregent comme pouvant seul, par. son influence sur les Corbière, lui ramener Rodolphe.

— Ah ! disait-elle, si tu voulais te confier à lui , il saurait bien te sortir d’embarras! - -

Elle laissait entendre qu’autrefois déjà il lui avait rendu, .a elle-même, un grand service, dans une circonstance également bien difficile.

— Aller chez M. de Noiregentl répondait Adrienne avec épouvante, ne me parle pas de cela, c’est impossible. Si mon père Rapprenait, il ne me pardonnerait jamais !

— Cependant, reprenait Hortense obstinément, il s’intéresserait certainement à ta situation; car il est très bon, quoi qu’eu dise ton père. Il aime à rendre service. Enfin, il m’a souvent parlé de toi. Et depuis quelque temps surtout, depuis qu’il sait que lu es malade, il s’informe de ta santé et me demande pourquoi tu ne parais plus à ta fenêtre. Je t’assure que, s’il le voulait, il arrangèrait Ion mariage avec Rodolphe, car il peut tout ce qu’il veut.

— Ali! répliquait Adrienne avec amertume, je n'ai pas d’autre ambition que d’être aimée'*. Si Rodolphe ne m’aime plus, à quoi bon l’épouser? Et d’ailleurs, je ne yeux rien devoir à l’ennemi de mou père.

Mais Hortense, quoique repoussée, ne se décourageait point.

— Je crois, ma chère, lui dit-elle un jour, que par M. de Noiregenl tu pourrais obtenir qu’on le rendît tes lettres qui., sans doute, sont fort compromettantes. Si tu voulais tenter une démarche?

— Mes lettres, répondit Adrienne avec un sourire navrant, qu’il les garde ! Elles seront sou châtiment. H n’oserait pas les montrer, je l’en défie bien; car il en serait plus honteux que moi. Ces lettres, c’est ma réhabilitation... Je l’aimais tantl

Mais elle s’arrêta tout à coup, regarda Hortense d ? un air soupçonneux.

— Qui est-ce qui m’a dérobé, demanda-t-elle, les lettres de Rodolphe? Quand j’y songe, vois-tu, il me semble qu’il y a là toute une noire machination ; il le faut bien, car Rodolphe aussi m’aimait, lui !

— Eh bien! repartit Hortense, viens voir M. de Noiregent. Peut-être, par lui, apprendras-tu quelque chose.

— Non, fit Adrienne, qui pourtant hésita un peu.

Deux mois se passèrent.

Quand Hortense l’interrogeait sur ce qu’elle comptait faire :

• — Que sais-je? répondait-elle.

La vérité est qu’elle se sentait profondément atteinte et qu’elle espérait mourir bientôt, avant le terme fatal. ..

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