CRISPIN, L A B R A N C H E
' ' -la BR ANCRE. '
' Enfin il est parti.'' ' . ’ *
CRISPIN." '
Je respire. ^ . - ' ’ . ■ .
Nous n’avons jamais eu une alarme .aufesi cliaude ! Je mourrais do peur que M. Oronte ne nous surprît avec ton
maître. -
CRISPIN
’ C’est ce que je cra gnais aussi ; mais c^orams nous -n’a- -• vions que cela à cranidre , nous sommes -assurés du succès ■ de notre pmjel. Ncus pouvons à préser.t diois.r la toute f.que nous avons àqnçnü.e. As-t.n acreîe dés chevaux pour
W y. Ullil ♦ . ' .
' LA b’ R*A R C h'e , remaniant de loin.
' • \ Oui. ' ^ ^ .
Bon. Je suis d’avis que nous prenions., le cltemm^da
Flandres. , ’ • . ' ' . . .
, ' L a'e’r A N C H È, regardant toujours. * . •' ^
" *' Lé'fchemm^'de Flandres ! Cul , c’est fort ^len raisonne.
'J’opnie' aussi {lour l» , die m.n du Flandres, '
■ ■ . r c R I SVP I R. • '. - ■
Qti6 (Jonc avec l£int d £iii.ciili,on .
c Je Regarde?. /. OUI.'. . . uoii^ ... veiilrcblaa , sc/oit-ce .lui ?
bigilizocrby Coo.
- - ' COMÉDIE. ■ - ' 37
>.Qai,' lui ? ,'ù . •* V ' . ’
Hélas , voilà toute sa figure 1 ' ’ . .
r . - ' c R I s P I If. ' ' . '
La figure de qui 1 - ^ ’ • * ■
, ' , I. A B R A K c Ji r. V ' ^
Cr’.spiu , iiion jiauvrc Crispiri , c’est M. Orgon, ..
' Le père de Damis ? ' > f
Lui - même, ^ ' . ' . .
Le niaudit' yielllard 1 ,, ■ • ••'■';
• ' ■ i A il R A N c H E. ■
-Je crois que tous les-'diables sont déchaînés contre la dot.
■ s , / c R I S,P I If. .
H vient içi\, il va entrer chez M. Oronte , cl tout va se dccouv-rir. '
Xi’est ce qu’jl faut empêcher , s’il est possible. Va m’attend a, à l’auberge ; ce que je craius le plus , c’est que M. Orontp ne sorte pendant que^ je lui parlerai. ^ ' •
■ , M. O R G O K , ra.r1, > . . .. . • ' ■
Je ne sais quel accueil je vais recgvoîr..de M. ,et Mde. , Oronte,. > i ' . .
■ r ■ , s' I A B R A N C lî E. .. . • ‘ .
Fofi,. Vous n’êtçs pas encore- chez eux.... Iiqnt... Siiivi-'
lour.à M. Orgoti. - »'• •• •
•‘Ali', je ne’t'e'voyai's p.as ,■ Labranche ! • 'v/' ■
CoirintenV ,^mofisietté- , c'est donc, rynsi que vous surpirensz les gens Qui vpLis çroya'.t à J'aris i* •, .■■■''- -tr-
• i • « . - 1 rw . . . . ' * * * • '
Sii
sa CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE,’
Je suis parti de Chartres peu de temps après' loi ,^parpe qîie j’ai fait réflexion qu'il valait mieux ^ que je parlasse moi-même à M. Oronte , et qu’il n’était pas liorîuéte cie retirer ma parole par le ministère d’un valet.
Vous etes délicat ’Sur les bienséances à ce que je vois. Si-bien donc* que vous allez trouver M. et Mde. Oronte ?•
• C’est mon dessein. ' t
, Rendez grâces au Ciel de me rencontrer ici. il prnhos pour vous en empêcher. ,<• . . ' , -
- Comment ? les as-tu déjà vus , toi'” Labranche ?
' Hé oui , morbleu , je les ai vus ! je sors de cliaz eux Madame Oronte est dans une colère Korriblê’ contre vous.
‘ Cont^e^j mol ? ‘ • i ■ • ' - , -
Contre vous. Hé qnoi î a-t-elle dit, M. Orgon nous
manque de parole , qui l’aurait cru ma fille désormais ne doit plus espérer d’établissement. '■ >',’■■■
1 M.orgô n.. . • * ;
Quel tort cela peut ■»il faiie ,*à sa fille ^
’ 'C’est ce qui je Juî -ai réponduj Mais cpm,incnt voulez-'
vous qu’une femme en colère'- eulende raison ! c!est tout ce qumle peut faire de sang froid .-'Elle a fait là-dessus des raisnnneineii» bourgeois: On ne croira point dans le monde, a-t-elle dit , que Dainis ait été oblige cl’ép.cuser unc- fill-^ de Chartres; on dira plntôt qiie-M. Orgon a approfondi nos bmna , et que ne les ayant pas trouvés toi. des , ilp,a,réliré sa parole. ' ’ ‘ . . . > , *
Mi.n R è. P .s. . ' ‘ '1
-Fi donc î'pciif elle à'itivigincr qu-’on .dira celas? ; • '
Digiîi^r-i by G<m >
Vous ne sauriez croire jusqu’à quel point ® ^
e„.p.,ée d, ie. -i. Elle a I» 4'
connaît' personne ; elle m a pt^ U la g rg î )
les peines du inonde à me tu er de zes griües. ^ ^
Et M. Oronte \ ' <
I, A B R A tt It R- . - V,
Oh l pour M. Oronte , je Vai trouvé plüs modéré , lui ; ^ il m’a seulement donné deux soufflets. . ■ ; , •
- ^ M. O R G O Tî. ’ , ■
- Tu m’étonnes /Labranche !• peuvent-ils être capablesd’un pareil emporlemorit ? Et doivqnt-ils trouver mauvais que j’aie Consenti au mariage de mon fils 7 No leur en Us-
tu. pas expliifué toutes les circonstances ? . - a, >
Pardonnez-moi , je leur ai dit que monsieur votre fils ayant commencé par où l'on finit d’ordinaire , la famille de votre bru se préparait à vous faire' un procès que vous avez sagement prévenu en unissant les parties,
Ils ne se sont pas rendus à celle raAon ? * • . ' • ^
Bon , rendus ! ils sont bien én état de se rendre. Si vous m’en croyez- , monsieur , vous letounicrez à Ghaflres tout si-riKnn'e. t '
■ - r M. O R G O M ^ veut entrer chez JM, Oronte. ' ■
.Non , Labranche , je veux les voir , et Icur-rcpréscn'ter , si bien les choses , que. • v ’■
^ I. A B R’ À. N c a E, îe ^rehnaùt, . , ■ •
•Vousi n’entrerez pas , - monsieur , je ycus îKsiirc ; je -ne ‘souffrirai .point que vous àlliez vous faire dévisager. Si vous Icuî' voulez parler ’’ abaolument , laissez passer, leur i •premier transport. • ■ -i • . .
■ ’CelaÆSt de bon sens. •- ' ’’ ■ 'V î,-. ‘ '
. n A B' R A R cig E.. • '» • • *
Remettez votre visite à dem ain. Ils seront fbT.s,'. d’.'tprsé à vous rec^jvoir, f- . ■.:! i -i • , • ,
40 CRISFîN RIVAL DE SON MAITRE,,
Tn fi< l aison ; ils scroiil dans une sitimlion moins vioeii.e. Ai.ons , je veux suivre ton conseil.
' ■ 1 ^ fl A IJ c H E. ' ■
•Cppcudant , monsieur , vous fereir ce vous plaira , ' pus etes le maître. . ’ ^
__ . Al- O R G o’ k; - V.
^ i on, non J viens , Lab, anche , je les verrai demain.
XABkAw'cHE,- seul.
.Je marche .sur Vos pas ; ou pkilÔuje .yais^Vôtiver Criftpin, Nous voila pour le coup , "àu-^essus de toutes les duricullés. U ne me reste plus qu’un ]ielit ecrupule au sujet de la dot. Il me fâche de la partager avec un associé car enlin , Angélique ne pouvant être -à mon mailre , ilnie semble que la dot m’appartient de droit toute entière. Comment troniperai-je Crispiu P 11 faut que je lui conseille de passer la huit avec Angélique-. Ce 'Sera’ sa femme, .une fois. 11 i’aime', et il est hoinme à suivre cc^' consc-ij. Pondant qn’il -s'amuseirt Alabaga- ..telle , je déménagerai avec le solide. 'Mais non. Rejcttoinî cette ■ pensée. N<* nous binuillnns point' avec vm • homme qui en sait • àussi long que nio.i. Il pourrait b;en avoir quelque jour ^ sa revanche,. D’ailleucs', ce'.se- Tait aller , contre nos loix. Nous‘ autnes gens düniiigue , ^ïious, nous gardons les. uns. aux ailtres une fidélité plus exacte que les Imn notes gen.s; Voici . monsieur Oronle cuisort*de chez lui pour aller chez son noiaire'; 'quel bonlieur
'd’avoir, éloigné d’ici M.,^ O rgem J .. o i .
Jè vous-. Ic-difi cncovo m'^nsicur , A'alère eet'honnclé homme, et vous devez approfimtlir...
Digi-i.- )y
Coo
Tout n’est que trop approfondi , Lisette ; je sais que vous êtes dans les intérêts de Valère , et je, suis . fàch^ que vous n’ayéz pas inventé ensemble un meillèur expédient pour m’obliger à différer le mariagë de Damis. "
Quoi , monsieur , vous vous imaginez. ...
,Non , Lisette , je ne m’imagine rien. Je ''suis facilc'à tromper , moi ! Je suis le plus pauvre génie du monde. Allez , Lisette , dites à Valère qu’jl ne sera jamais mon gendre. C’est de quoi il peut assurer messieurs ses créanciers.
> xisettÉj seule.
Ouais ,, que signifie tout ceci ? Il y a quelque eliosc là- ' dedans qiii passe ma pénétratior.' ■ - -