‹ Crispin, rival de son maître, comédie en un acte en proseChapitre 8 sur 16 · ANGÉLIQUE, VALERE., LISETTE · texte numérisé non relu

ANGÉLIQUE, VALERE., LISETTE

■ ■ .,V A I. I R E , fiart. ,

Crispin m’a dit, de ne point paraître ici de quelques, jours} qu’il méditait, un stratagème ; mais, il ne m’a point expli- • que ce que c'est. Je ne puis vivre dans celte incertitude. ^ t I 8 T X E.-.,

^ • Valère vient. . * . •

Je ne i»e trompe point ; c’est ellcrmême. Belle Angélique , de grâce , apprenez-ntoi vous - même ma destinée ? • Quel sera le fruif. .. .Mais quoi! vous pleurez l’une e» l'autre î , - - ■

LISETTE-

Hé oui, monsieur., nous pleurons., nous nous désespé- Tous. Votre rival est arrivé.

VALERE

J .Qp’est-çe que j*entends !,

LISETTE. V

Et dès ce soir , il épousera ma maltresse.

Juste ciel !

Si du moins après son mariage > cHa demeurait à Paria ,

i‘ 14 ' GRISPIN . RIVAL * DE SON MAITRE’,

passe encore ; vous pourriez quelquefois tous deux pleurer etisenible vos déplaisir ; mais pour comble de chagrin , il faudra que tous pleuriez séparément.

J’en mourrai ; mais , Lisette , qui est donc cet heureux rival qui m’enlève ce que j’ai de plus cher au monde ?

On le nomme Damis.

Datais ! ..

C’est un homme de Chartres.

Je connais tout cé pa 3 's-là , et je ne sache point qu’il y ail lin autre Oaiiiis que le fils de M. Oi'gon.

Lisette.

'Justement , c’ést le fils de M. Orgon qui est votre ri^al.

Ah ! si nous n’avions que ce Damis à craindre , non»

/ devrions nous rassurer. • '

ANGELIQUE

Que dites-vous , Valère I* ^

Cessons de nous affliger , charmante Angél.que , Damis

' depuis huit jours s’est marié à Chartres.

. ' Bon ! , ■ . , . . i .

Vous vous moquez , Valère Damis est ici qui s’apprête à recevoir ma main. ‘ , .

Il est en ce moment au logis , avec M. et Mde. O.-onte.

Damis est de mes amis , et il n'y a’pa? huit jours^ qu’il m’a écrit ; j'ai sa lettre chez moi.

ANGELIQUE

Que vous mande-t-il ?

■VALERE'

Qu’il s’est m'arié secrètém,eut à Chartres avec une fille de condition. . . -

L I s fi T T E.

t Marié seci'èlement 1 oh , oh , approfondissons un peu celte affaire , il me. paraît qu^elle en vaut bie,n ^ la peine. Allez , monsieur, allez quérir cette lettre , et no perde* point de temps, ' . ' • •

V A I. fi R' *• .V

Dans un moment je suis de retour. >

LISETTE.^' -■

Et nous ,ne‘ négligcnns -'point cette noi’.velle je .<uî# f<irt trompée si nous'n’cu tirons 'pas quelq.ue avaiilage. Elle nous servira du moins ù faire - suspendre pour quelque temps votre mariage. Je vois verrir M. Oronle ; pendant que je la lui apprendrai , courez en laire 'part à ma- 'dankî votre mère." ‘ \ C' . • • /

-s C -E N, e: 'X-IH.

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