MÉTHODES D'EXAMEN UTILISÉES EN FRANCE
$ |. — Historique des méthodes employées,
“C’est vers 1908, que se firent, en France, les débuts du vol‘en aéroplane. Des jeunes gens rompus à la prätique des sports, audacieux et résolus, indifférents aux multiples dangers du vol, devinrent les premiers aviateurs. Leur courage, leur esprit de décision, le don qu’ils faisaient généreusement d'eux-mêmes à la réalisation de la conquête de l'air, étaient, à dire vrai, les: principales qualités requises alors pour leur admission dans les rares Ecoles de pilotage. Les envolées élaient de courte durée, à des altitudes généralement inférieures à 200 mètres, et il n’était pas question, le vent excepté, de supporter l'influence des modifications’ importantes du milieu ambiant. On demandait au pilote d’être fort
pour se défendre dans les remous qui existent si nombreux au voisinage du sol ; il devait ayoir bon œil, bonne oreille, un cœur solide, des nerfs rompus aux émotions, surtout du calme et du sang froid (qualités dominantes).
| | à DE
Puis, les progrès techniques aida”t, des avions permirent bientôt de voler plus longtemps et plus haut. Les différents meetings organisés dans les villes de France ; le Circuit de PEst (Nancy 1910) en particulier que nous suivimes avec tant d'intérêt, en soulignent les successives et heureuses étapes.
A leur descente du ciel qu’ils sillonnent déjà en tous sens, dans lequel ils évoluent plus aisément, les hommesoiseaux encore sous l'influence d’une tension nerveuse et physique inaccoutumée, racontent en les amplifiant de façon souvent exagérée les impressions diverses, les sensations agréables ou pénibles qu’ils ont éprouvées.
Des vérifications médicales sont tentées dans le but d'établir la part des imaginations trop fertiles. Et dès 1911, René Crucxer et Mourinier de Bordeaux donnent une première étude de ce qu’ils appelèrent par assimilation au « Mal dés Altitudes » : le Mal des Aviateurs.
De leur étude, des vérifications faites au cours des
ascensions en montagne et en ballon(r), des notions ; d'hygiène et physiologie pratiques vulgarisées par DE
GRAFFIGNY en 1912, il apparaît déjà de plus en plus nécessaire de tenir compte de certaines aptitudes physi-.
ques particulières, dans le choix des futurs pilotes.
Lu
(1! Thèse Doctear Soubies 1907.