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dissous. Mais les travaux qui en sont sortis précisent, dans chaque spécialité, les examens à faire subir aux aviateurs pour déterminer l’existence, le maintien ou la récupération de leur aptitude au vol. [ls ont fait l’objet de communications intéressantes aux séances uniquement consacrées à l'Aviation des 14et21 juin 079 de la Société de Biologie.
£ II. — Examen actuel des candidats au Personnel
navigant de VAéronautique
À) Exemen de médecine générale
Nous n’insisterons pas sur les examens de médecine générale qui sont de pratique courante. Nous ferons remarquer toutefois qu'il est utile de relever les antécédents sportifs du candidat, lesquels, aussi bri llants soient-ils, ne témoignent pas constamment en sa faveur (car il est très fréquent de, voir des coureurs à pied, par exemple, dont le cœur est surmené).
L'appareil cardiaque et lappareil pulmonaire seront très spécialement examinés. Au point de vue cardiaque, en particulier, une des épreuves auxquelles on attache le plus d'importance est la mesure de la pression artérielle ; de Ja fréquence et de l'appréciation de la régularité du pouls avant, pendant et après l'effort. Dans ce but, on prend la tension artérielle et le pouls au repos ; on demande au sujet de s’accroupir et de se relever vingt fois de suité. Aussitôt après ces mouvements on note à nou-
De
veau tension et pouls et, 5 minutes après, on répète ces épreuves.
La chute de la tension immédiatement après un tel effort est considérée comme pathologique. Les dernières mesures (3 minutes après l'effort). doivent être semblables aux premières faites. ’
Dans l’examen de l'appareil respiratoire, outre les épreuves classiques mentionnées sur les fiches, on insiste surtout sur là durée de apnée volontaire, avant el après efforts (s'accroupir 6 fois de suite) et sur la Capacité pulmonaire ; mais celte dernière est influencée directement par la taille mè me du sujet.
Quant aux autres épreuves de médecine générale des sont celles de la clinique courante et nous ne saurions y insister autrement. D
B) Examen radiologique
L'examen radiologique ne saurait constiluer une épreuve proprement dite. Il n’est pratiqué que lorsque l'examen de médecine générale a besoin d’être complété par une épreuve radiologique ‘appréciation du volume du cœur et de l'aorte : éclairage des sommets.
. \ C) Examen neurologique
Une des choses les plus importantes dans l'examen du système nerveux est l’habitus extérieur du malade (cicatrices disséminées du front, du nez, du menton ; morsure de la langue, etc. Inégalité pupillaire, état de la peau, elc.), qui peut mettre sur la voie de l’épilepsie ou de la syphilis. L’épilepsie reconnue étant éliminatoire,
de même que toute blessure du crâne, il y aura lieu d’insister tout particulièrement sur les antécédents du sujet.
La force segmentaire est à rechercher systématiquement pour relever les déficits qui peuvent exister à la suite de blessures ou de malformations congénitales.
. L'état de la moelle et du ‘système nerveux sera étudié - dans les différentes parties de son axe par la recherehe des réflexes tendineux, tant pour les membres inférieurs que pour les membres supérieurs. Une recherche importante sera celle de la sensibilité et surtout des sensibilités: spéciales : stéréognosie et baresthésie. On recherche la stéréognosie en plaçant dans la main du sujet, dont les yeux sont bandés, une série d'objets qu’il rencontre constamment dans la vie courante (boutons,clous, vis, elc.),et qu’il doit reconnaître assez rapidement.Puïs on cherche à faire différencier par exemple une vis à bois d’une vis à métaux, vis du même poids mais de longueur difiérente (3 mm. environ). Une vis est placée dans chaque main ; on demande quel estle pas Le plus large ; la tête ronde ou plate; la vis la plus longue des deux.
Ce test est extrêmement fin et précis et la vis la plus longue est, en tous cas, toujours reconnue Cela permet également de retrouver,chez le sujet,outre la stérégnosie, la sensation de position des doigts.
Pour la baresthésie, on emploie la méthode classique : 2 rondelles semblables de métal différent, de den- . sité différente. Le sens stéréognostique doit être parfaitement développé chez le pilote (vol de nuit : position des manettes, etc).
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Enfin la recherche du tremblement peut aider à dépisterl ’éthylisme par exemple.
La recherche de la coordination des mouvements est faite par l’épreuve du doigt sur le nez où mieux sur l'oreille du côté opposé ; épreuve de la marche pour les membres inférieurs.
Réactions psycho-motrices. — On mesure dans les réactions psycho-motrices le temps perdu entre une réaction sensorielle : visuelle, auditive ou tactile et une réponse motrice, toujours la même,demandée au sujet à
examiner. Ce sont MM. Camus et NepPErR qui les premiers introduisirent ceite mesure dans l’examen des pilotes. Ils se servaient du chronomètre de d’Arsonvaz ; l’excitation : visuelle était fournie par la perception d’une aiguille sur un, Cadran ; auditive par la perception du bruit d’un marteau-contact sur une boîte; la tactile par le * choc de ce même marteau sur la main du sujet.
MM. MauBLaNc et Rarié introduisirent un enregistrement graphique et perfectionnèrent cette méthode de recherche en employant un chronographe construit par la Maison Richard sur les indications du professeur Broca. L’excitation visuelle était fournie par l’illumination d’une lampe intercalée dans le-circuit de appareil, l'excitation auditive par une sonnette électrique et Pexcitation tactile par la percussion d’un marteau formant contact et frappant sur la main du sujet. Les résultats donnés par les différents auteurs furent ceux déjà décrits; les réactions tactiles étant les plus courtes, très