‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 22 sur 99 · MATE · texte numérisé non relu

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voisines des auditives, alors que les réactions visuelles étaient de beaucoup plus longues.

Au centre d'examen du Bourget l’appareillage de Mau- BLANC et Rarié fut intégralement réinstallé; mais le D' BénaGuE s’aperçut de nombreuses causes d'erreur dans son emploi. Les principales étaient : le temps perdu propre à l’appareil excitateur et surtout le bruit produit : par la clef de Morse el les armatures de l'enregistreur.

À l’appareillage de Camus ct NEPPER On pouvait rcprocher l'absence de notation graphique des temps : production de l'excitation visuelle par la rotation d'une aiguille dont le mouvement n’est en effet perçu qu'après un certain déplacement angulaire et enfin le bruit produit par l'électro-aimant du chronomètre de d'ARSONVAL. Aux 2 appareillages, pour la recherche des réactions tactiles, on pouvait reprocher l'emploi d’un marteau quia le défaut d’exciter globalement les sensibilités profonde ét superticielle sans chercher à les dissocier.

En outre, surtout dans Pappareillage MauBLaxc et Ra- Trié, le fonctionnement de Ce marteau est extrêmement bruyant. FRA

M. P. BémaGue imagina de mesurer le retard global donné par l’appareillage, après avoir éliminé le bruit des enregistreurs par leur déplacement dans une pièce voisine et le bruit des clefs par des amortisseurs en

caoutchouc. Etant donné que, lorsqu'un courant passe dans une sonnette électrique, avant qu’un son ne soit produit, il faut qu’un électro-aimant attire le marteau et que celui-ci parcoure le chemin qui sépare sa position de repos à celle où ilchoquele timbre, M. P. BÉHAGUE

no re

remplaça le timbre par un léger contact, suppléant à celui par lequel le sujet coupait le courant dès qu'il avait perçu Pexcitation. Il suffisait alors de lire sur Penregistreur de Broca le nombre de centièmes de seconde écoulé entre le moment où le conrant passe et celui où il est coupé; par conséquent le temps de retard de production du son. Ce temps peut être considérable puisqu’avec la

table du Bourget, il était de 6 centièmes de seconde,

c'est-à-dire, près de la moitié des temps mesurés. MM. Bevyne et BÉnAGUE viennent de construire sur ces données un appareillage pratique où ce principe a été introduit pour la rècherche des 3 réactions habituelles. L’excitation auditive est mésurée par un vibreur dont le retard n’atteint pas un centième de seconde, temps pratiquement négligeable. L'excilation visuelle est produite par une lampe constamment allumée (afin d’éviter le temps pris par la lampe à s'illaminer quand le courant passe ; lampe découverte par un volet dont le déplacement a un retard constant qui est mesuré. La plage lumineuse est nettement limitée ‘pan une fente dé 4o ou 10 millimètres carrés. 1? intensité lumineuse est toujours la même. Enfin, la partie de la rétine impressionnée est également tonjours identique, le sujet étant placé à un mètre dé la plage éclairée, la tête maintenue à cette distance par une mentonnière.

Les excitations tactiles sont fournies par un léger pinceau qui vient frotter la pulpe de l'index du ‘sujet à examiner. Le retard que mel le pinceau à se déplacer est également mesuré.

A l’aide de cet appareillage M. B£énaGue a pu constater

que les réactions psycho-motrices normales s'inserivaient entre certaines limites et non pas autour: d’un Chiffre. MM. Bzyxe et BénaGue poursuivent leurs rez . cherches au point de vue valeur intrinsèque des réactions psycho- motrices; mais ils. peuvent déjà dire que les chiffres de MM. Camus et NepPer pour les réactions auditives et visuelles sont 1rès voisins de ceux qu'ils trouvent; {andis que pour les réactions tactiles ils sont beaucoup plus longs que ceux indiqués jusqu'alors et ‘qu'ils sé groupent aux environs de 20 centièmes de seconde. Ceci parce que, vraisemblablement, on réalise ici une excitation sensitive superficielle pure, sans excitalation profonde. ë

Quels que soient les progrès réalisés dans l’étude des réactions psycho-motrices, cette étude n’est pas encore suffisammentavancée pour permettre de fixer des limites précises en-deçà on au-delà desquelles elles constituent une indication absolue d'élimination du candidat.

Nous rappelons cependant qu’en France on attache une importance non pas seulement à la valeur intrinsèque des réactions, mais encore à la régularité de la longueur de ces os

Outre la durée intrinsèque des réactions et leur régularité, M. Béhague, pour essayer de déterminer l’émotivité, recherche ce qu'il appelle P accoutumance au rythme. En déclanchant 8 à 10 fois de suite, suivant un rythme quelconque bien régulier, une excitation sensorielle (auditive ou visuelle) et en interrompant brusquement ce rythme, on peut constater que les sujets émotifs continuent à répondre rythmiquement comme si l’exci-

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