‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 28 sur 99 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les différentes méthodes d'examen sus- “exposées permettront de reconnaitre si le sujet examiné a une équilibration, parfaite, assez bonne, ou franchement mauvaise.

2 Toute inégalité réactionnelle ou nystagmique nette entre les voies vestibulo-cérebelleuses droite et gauche (hyperexcitabilité d’un côté, hypo-excitabilité de autre) est pathologique.

3° Est également généralement pathologique une dis-: sociation entre nystagmus et mouvements réactionnels.

4° Hypoexcitabilité : Au point de vue de Pinterprétation des épreuves chez les aviateurs, à l’encontre des théories généralement admisés surtout parles médecins étrangers, me basant sur des examens pratiqués chez des «as » de l’acrobatie et chez des pilotes réputés, je considère qu'une hypoexcitabilité, qu'un retard dans les réactions des mouvements et des réactions de déséqui-

‘libration, sont des phénomènes favorables pour Faptitude à PAviation, sous réserve bien entendu que les réactions soient égales et bilatérales, qu’elles coexistent avec un nystagmus normal.

Cependant l’hypoexcitabilité des mouvements r'éactionnels et du nystagmus est une réaction suscepte. l

5° L'hypereæcitabilité, par contre, doit entraîner de grandes réserves pour l'aptitude ‘du candidat, et encore plus chez le pilote entraîné, car normalement cette hyperexcitabilité a tendance à s’atténuer et à deve-

nir de lhypoexcitabilité. Après une déséquilibration inopinée et brutale, ilest à désirer que le pilote ne réagisse pas brutalement, trop rapidement, mais avec sûreté et précision, c’est-à-dire avec une lenteur relative permetiant une adaptation correcte ne dépassant pas le but à atteindre; tous desiderata impossibles à obtenir chez l'hyperexcitable. L'épreuve galvanique et l'épreuve d’équilibration retardée permettront de se faire une idée extrêmement nette du degré de réflectivité des voies et des centres de l’équilibration.

Une hyperexcitabilité égale et bilatérale des mouvements réactionnels provoqués se rencontre chez les commotionnés, les psychopathes ; Ta réaction est franchement pathologique lorsqu'elle coexiste avec un, nystag- .mus faible ».

Ces épreuves sont assurément.parfaites, mais aussi bien nombreuses d'exécution, et parfois délicates. Mau- BLANC ét: Rarié du G. D.E., croient qu’ilest suffisant de déterminer chez les candidats ou chez les pilotes en sur-° veillance d’aptitude,les réactions avec variations d’équilibre à l’aide du fauteuil oscillant et grratoire da Professeur A. Broca, dont leur livre, paru en 1920,contient une parfaite description. Cet appareil: est basé sur l’orientation des canaux semi-circulaires dans les plans sagittal, transversal, et horizontal. Construit finement et. müû par « bifilaire », il peut osciller ‘avec ou plutôt sans vitesse angulaire initiale ; ce qui peut donner des résultats plus précis: et: plus comparables, dans :des

directions correspondant aux plans de ces canaux, sollicitant ainsi plus particulièrement le fonctionnement - de l’un d’entre eux. Les réponses données par le sujet sont enregistrées sur un cylindre de Ricmarp. Ce sy S=.

tème donne les moyennes suivantes :

Moyennes normales

* pour les candidats pilotes :

12 centièmes de seconde dans le sens sagittal,

12 centièmes de seconde dans le sens transv ersal,

18 centièmes de seconde dans le sens horizontal ; 2° pour les pilotes en bon état d'entraînement :

9 centièemes de seconde dans le sens sagittal,

9 centièmes de seconde dans le sens transversal,

15 centièmes de seconde dans le sens horizontal.

(Les réactions du sens transversal ont été supprimées en raison de leur similitude avec les réactions dans le sens sagiltal). | «a 2 ;

Ces temps de réaction aux variations d’équili brest s’améliorent donc, comme l’enregistre cette méthode, par l’éntrainement et la pratique de l'aviation. Il y a là correspondance avec la notion d'hypoexcitabilité signalée par R. Foy.

{Ces moyennes varient non seulement avec l’entraine-

ment, l’âge, la fatigue, les maladies et les blessures,

mais il en est également ainsi pour leur stabilité qui est toujours à considérer de très près ; de même que nous l’avons indiqué lorsque nous avons envisagé la valeur des réactions psycho-motrices, auditives, visuelles, tactiles, évaluées par la méthode Nepper.

Cette méthode de Broca est assurément excellente. Le principe en est simple et le rend facilement applicable, en tout centre d’Aviation de quelque importance, à tout médecin qui ne pourrait toujours pas facilement recourir à un oto-physiologiste bien outillé et installé. Elle est vivement à recommander.

E), Examen ophtalmologique

«Il serait puéril d’insister sur l’importance extrême de l'intégrité parfaite de l’appareïl visuel chez les hommes demandant à faire partie du Personnel navigant de l’Aéronautique », dit le Docteur A. Canronxer, «elle est nécessaire quelle que soit la spécialité, (mitrailleur, pilote de jour ou de nuit, chasseur...) à laquelle ils se destinent. C’est donc avec un soin tout particulier que l’on doit chercher à étudier dans toutes ses fonctions, l’appareil visuel du candidat aviateur »:

Examen objectif.

«1° Examen de la face et des paupières: — Un examen d'ensemble est nécessaire afin de dépister une paralysie faciale légère, une déviation des paupières, un ptosis partiel limitant le regard en haut, etc.

2° Examen lacrymo-conjonctival. — Il fau recher-

cher avec soin l’état de la conjonctive et des paupières (blépharo-conjonctivites chroniques, trachome, etes de même, il est extrêmement important de s'assurer que les voies lacrymales sont perméables ; ; l'examen des orifices lacrymaux, surtout la pression digitale sur le sac lacrymal, afin de voir s’il est dilaté, seront indispensables ; il n’y a qu’au cas de doute sur la perméabilité

lacrymale qu’il sera nécessaire de pousser. une injection par le point lacrymal afin de voir si elle passe dans le nez. Cet examén lacrymal nous semble très important, car le pilote, sous l'influence du vent ou du froid, verra, si les voies lacrymales sont insuffisantes, un voile de bué:’se déposer sur les verres de ses lunettes et pourra ainsi être victime d’un accident grave ; il lui sera d’ailleurs impossible à ce moment de retirer ses lunettes car le déplacement d’air prôvoquerait un afflux de larmes formant une sorte de rideau d’eau devant ses cornées.

30 Examen de la musculature intrinsèque. — L'exa- ‘rnen de la pupille est indispensable, d’une part au point de vue général, car l'inégalité ou la déformation pupillaires peuvent révéler une maladie commençante du système nerveux central ; d'autre part, au point de vue oculaire : s’il y a des adhérences, vestiges d’iritis, on saura que l’œil a été antérieurement malade.

Si la pupille est normale d'apparence, il faudra rechercher le réflexe pupillaire à’ la lumière ; le. degré d’excursion et la rapidité de ce réflexe seront des indices intéressants ayant la valeur des autres réactions psychomotrices qui servent à apprécier la valeur réflexe du candidat. Il est évident. que si le réflexe pupillaire est exagéré et provoque une véritable réaction de défense, on aura affaire à un sujet particulièrement impressionnable. É

Il sera bon aussi de faire lire quelques mots d’un texte fin et assez rapproché, de façon à apprécier la puissance de l’accommodation. |

4 Examen du fond de l'œil, du cristallin et du corps vitrée. — Il est ncessaire en effet de rechercher si une lésion quelconque, même périphérique et n’abaissant pas l'acuité, n’existe pas ; le spécialiste, s’il en découvre. une, devra apprécier sa signification et les inconvénients : visuels ultérieurs que le candidat pourrait en éprouver.

5 Examen de la tension oculaire. -— Cette tension doit être absolument normale ; il n’est pas besoin du tonomètre pour l’apprécier, la palpation bi-digitale suffit. Toute hypertension ou toute hypotension sont symptomatiques d’un état pathologique de Pœæil et doivent faire éliminer le candidat. |

Ge Détermination de la réfraction. — Un simple coup de miroir suffira pour apprécier grossièrement l’état de la réfraction. Il n’y a pas lieu, en effet, de faire une détermination précise, puisque le port: des verres correcteurs est, à juste titre, interdit aux aviateurs. Un verre Correcteur, en effet, diminue la clarté des objets: observés, rétrécit le champ visuel et déforme, par effet. prismalique de ces bords, le terrain. Tous ces défauts croissent.. en. proportion de la puissance optique du verre, c'est-à-dire de la brièveté de sa distance focale. Certains aviateurs cependant portent des verres correcteurs ; le. docteur Toucanr en a personnellement connu quatre : l’un,-élève assez médiocre a abandonné ; un autre pilote très inégal, avec mauvais alterrissage, a été surpris en patrouille et descendu en flammes ; un .troisième a eu normalement son brevet et son camaräde ignore ce qu'il est devenu ; le dernier mauvais pilote

ayant cependant une centaine d'heures de vol, a eu une perte de vitesse au départ, suivie d’une vrille mortelle. Pour la vision de loin l’astigmatisme abaisse l’acuité ;

mais, pour l'atterrissage, il a en outre l’inconvénient de

déformer le terrain et de troubler le pilote dans l’appré-

ciation de la distance qui l’en sépare ; on sait que tous

les pilotes, surtout les jeunes, ont des erreurs d’appré-

ciation en descendant des hautes altitudes ; un débutant

venant de 5.000 mètres se croit à 100 mètres du sol, alors qu’il en est à 300, ou inversement ; d’où d’ailleurs le précepte, lorsqu'on vient de faire les 3.000 du brevet, de faire un tour de piste de 100 mèétres avant d’atterrir. Un astigmate est beaucoup. plus troublé qu’un sujet normal à ce moment dangereux de la prise de contact avec le sol. ne

Examen subjectif.

1° Acuité visuelle à éclairage normal. — Le sujet doit être placé à 5 mètres d’une échelle typographique réglementaire, dont V : 1 répondra exactement à des lettres dont le trait æ une épaisseur de 1 minute, l'en-

semble de la lettre étant inscrit dans un carré dont cha-

que côté, long de 7 mm. 25, sous-tend un angle de

5 minutes. Il est indispensable qu’il y ait, correspoñdant

à l’acuité normale, un très grand nombre de lettres, 20 ou 25 au moins, lesunes faciles à lire comme JCSPTES le V, PO, etc... d’autres difficiles comme le B, l'M, l'E, etc..., on peut ainsi apprécier avec plus de nuances l’acuité visuelle exacte du candidat. La personne qui montre les lettres au moyen d’une règle doit les indi-

+ ol

PAS 2 Une

quer sans aucun ordre el Sans Suivre exactement le tableau ; sinon le candidat ayant eu, par le fait du hasard ou d’une supercherie, le moyen d'étudier à l’avance ce Pahitan, pourrait, par un procécé mnémotechnique quelconque, avoir retenu l’ordre des lettrés.

IL est évident que chaque œil doit être examiné isolément, autre étant alors caché, non pas par la main qui pourrait le comprimer, mais par un verre dépoli placé dans une lunette d'essai ; on devra veiller à ce que le candidat ne tourne pas la tête en essayant de voir à côté du verre dépoli.

Le clairage de l'échelle des lettres devra êtretrès bon ; on l’obtiendra artificiellement et non-par la lumière du jour ; cette dernière, en effet, varie selon le temps qu’il fait et selon l’heure de la journée : elle ne permet pas d’obtenir des résultats vraiment comparables entre eux.

2° Vitesse de l’acuité. — Lorsqu'on aura reconnu que le sujet a une acuité normale de chaque œil, on devra, ainsi que je le propose, déterminer la vitesse de cette acuité. Cette détermination est, à mon avis, d’une très grande importance : lorsqu'on examine un grand nombre de candidats, on se rend compte que, parmi tous ceux qui ont l’acuité visuelle normale, les uns lisent avec une très grande facilité, d’autres hésitent et vont plus lentement, d’autres enfin n’y arrivent qu'après des efforts et avec une attention marquée. Il m’a semblé que si tous ces sujets pouvaient être dits possédant une acuité normale, il n’était cependant pas possible d’affirmer que leurs yeux avaient tous la même valeur fonc-

HE use je

tionnelle. Je pense donc qu'il est très intéressant de rechercher la vitesse de Pacuité ; on comprend en effet que l’aviateur dans un combat ou lors d’une manœuvyre périlleuse, sera dans de bien meilleures conditions visuelles si son acuité est à la fois bonne en degré et en vitesse que si elle est fine mais lente.

Le dispositif employé est fort simple : le candidat cache lui-même l’un de ses yeux ; devant l’autre œil tenu ouvert, l’examinateur place un obturateur fermé et armé ; c'est un obturateur à grand champ (5 centimètres), qui donne automatiquement des vitesses variables ; le sujet tient lui-même en main la poire qui déclanche l’obturateur ; il devra pendant la durée de l’ou- ‘ verture, lire la lettre d’acuité normale que la règle tenue par l’aide lui indiquera. C’est. le sujet lui-même qui déclanche l’ouverture ; il n’est donc pas surpris. [l est bon d’ailleurs, afin de le familiariser avec cette épreuve, de faire un premier essai dont on ne tiendra pas comple.

Les résultats que j'ai obtenus par cette épreuve nouvelle et que je juge très importante, sont les suivants :

14 p. 100 des candidats ont besoin de plus d’une seconde ;

48 p. 100 lisent en une seconde ;

35 p. 100 lisent en 1/2 seconde ;

3 p. 100 en 1/5 de seconde.

On voit donc les différences considérables de vitesse d’acuité entre des individus qui ont toute la vision normale à l’échelle des lettres. |

3° Acuitle hypernormale.— Y] est très intéressant aussi

de connaître les candidats dont la vision est supérieure à la normale ; c’est d’ailleurs la majorité, car ce que nous appelons l’acuité normale n’est qu’une moyenne, au dessous de laquelle il est permis d'affirmer que la vision est insuffisante ; d’autre part, il s’agit chez les: candidats aviateurs de sujets bien jeunes et bien constitués, dont les organes des sens ont un fonctionnement moyen supérieur à célui de l’ensemble de la population (enfants, vieillards, débiles, sujets normaux, etc..….), ensemble sur lequel les déterminations d’acuité visuelle dite normale ont été effectuées.

En outre, cette épreuve est faite en vision binoculaire, c'est-à-dire les deux yeux ouverts à la fois ; naturellement l’acuité obtenue est supérieure à celle qu’on trouve lorsqu'on recherche l’acuité de chaque œil examiné isolément(les raisons de la supériorité de la vision binoculaire sur la vision monoculaire sont exposées plus loin).

Je mesuis servi du tableau d’optotypes de Lanpozr, où la graduation va au-dessus de : 11/4,1 1/2,1 3/4, 2. Sur 100 candidats ayant l’acuité normale de chaque œil isolément, j’en trouve en vision binoculaire :

17, n'ayant que l’acuité normale ;

35 ayant ? 1/4;

27 ayant 1 1/2;

14 ayant 1 3/4 ;

7 ayant 2, c’est-à-dire le double de la normale.

Il nous semble important pour le Commandement de savoir que tel ou tel pilote a une vision supérieure à la, normale.

4° Vision d’éblouissernent ou à contre-soleil. — Tous les aviateurs disent que l’éblouissement leur cause une cène énorme lorsqu'ils veulent voir dans la direction du soleil un avion venant sur eux ; ils essaient de protéger Jeurs yeux par le rebord du casque, par un mât, par la main, etc... Ils se sentent d'ailleurs si désarmés lorsqu’ils doivent regarder dans la direction du soleil qu’ils évitent de se trouver dans cette position lorsqu'ils combattent, tactique employée depuis qw’il y a des hommes. et qu’ils se battent.

Dans des circonstances assez comparables se trouve le pilote volant de nuit et pris dans le rayon d’un projecteur, il est en partie désorienté, ceci tient à ce que la lumière projetée l'entoure complètement et occupe la totalité de son champ visuel, le soleil occupe seulement une portion du champ visuel ; car son diæmètre apparent, additionné de celui de la couronne incandescente qui db n’est pas considérable ; mais l'intensité lumineuse est telle que l’éblouissement est considérable.

Aussi ai-je pensé à instituer une épreuve nouvelle qui permette d'apprécier, avec autant de précision que cela est possible, le coefficient de résistance à léblouissement d’un candidat aviateur et de reconnaître ceux qui ont des « yeux d’aigle ». J’ai réalisé une sorte de. « soleil artificiel » sous forme d’un phare donnant 8 à 900 bougies ; le candidat placé à 5 mètres, dans l’axé de projection de ce soleil, qui se manifeste à ses yeux sous l’aspect d’un globe puissant de 10 centimètres de diamètre‘environ ; à côté de ce soleil, je fais placer un test, ” constitué par un anneau brisé de dimensions pouvant

ji

dernier test. /

varier de l’acuité 5/10 de la normale jusqu’à 6, 7, 8, 9 et 10/10 de cette acuité. Le centre de ce test annulaire est placé en un point rigoureusement précis ; ce point, que j'ai adopté à la suite de constatations expérimenta-

les est exactement à 22 mm. de la circonférence du so-4

leil,c'est-à-dire que argile formé entre le rayon extrême parti du soleil et le centre du test répond exactement à 15 minutes, soit le quart d’un degré.de cercle.

Bien entendu, ce test est lui-même éclairé, par une. source lumineuse artificielle (masquée aux jeux du candidat) d’une intensité modérée mais constante, qui rend comparables entre eux les résultats obtenus.

On présente d’abord le test de 8/10; s’il est distingué, c’est-à-dire si le sujet peut indiquer la direction de sa brisure, on présente ceux de 9, puis de 10/10 ; sil ne l’est pas, on descend à celui de 7/10 et, si besoin, à ceux, dé 6/ro-et de 5/10. ne

Les résuliats obtenus sont les suivants :

Le tést de 10/10 est vu à contre-soleil par, 14 p.. 100 des sujets; f

Celui de 9/10. par 14 p. 100

Se

Celui de 8/10, par 27 p. 100 Celui de 7/10, par 14 p. 100 Celui de 6/10, par 16 p. 100 ;

Se

Celui de 5/10, par 13 p. 100 ;

2 p. 100 seulement ne peuvent distinguer même ce Je ferai remarquer qu’il s’agit là de vision birocu-

laire,

5* Acuité nocturne. — On conçoit de quelle impor-. tance extrême est, pour les pilotes de nuit et les bombardiers, une bonne vision nocturne. Je n’ai pas cru devoir étudier, ainsi qu’on le fait dans les laboratoires (car cette recherche n’est pas encore usitée en clinique), sens lumineux brut, c’est-à-diresce que l’on a appelé la sensation de seuil et le minimum différentiel de deux plages inégalement éclairées ; ce n’est là que de la photoptométrie pure. Ce qu’il faut rechercher, à mon avis, c'est le minimum séparable, c’est-à-dire le sens des formes ou acuité en fonction des bas éclairages : ; c’est en somme de photoptométrie qu’il s'agit. IL n'existe à ma connaissance aucun appareil pratique pour effectuer. cette recherche. Aussi ai-je fait construire un appareil qui me semble avoir une précision très suffisante, tout en étant d’un fonctionnement absolument SHApIe et rapide.

Il consiste en une sorte d’agrandisseur photographique, monté sur pied, et sur la plaque duquel vient s'épanouir la lumière émanant d’une source artificielle constante de 50 bougies 1/2 watt ; entre l'objectif et le condensateur, j’intercale une plaque de verre tournante, sur laquelle est collé un test anneau brisé de LaNDoLT ; Je puis donc aussi souvent que je le veux, faire immédiatement tourner mon test et placer la brisure en une po= sition quelconque. Entré le condensateur et la source lumineuse, je place une série de verres fumés dont l’ensemble équivaut au chiffre considérable du n° 14 des verres fumés du commerce ; cette faible lueut est. encore tamisée par un verre dépoli. On peut diminuer

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