‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 50 sur 99 · IST · texte numérisé non relu

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une carte d'examens Standarts doit être établie « pour rendre l’examen des aviateurs complet et uniforme ».

Dans son mémoire d’avril 1918, P. Parsoxs fait une étude complète des standarts — non — physiques applicables à Pexamen des Aviateurs. Noms et faits à l'appui, du « Grand GuynemEer» entre autres, qui « avec tous ses nerfs » (« with alle his nerve ») n'aurait pu être admis dans-l'Aviation Américaine. Il s'élève contre la rigueur trop grande des tests appliqués aux aviateurs des Etats- Unis de telle sorte que certains sujets refusés, admis ensuite dans lAéronautique Canadienne,y devinrent parfois d'excellents aviateurs. Une parfaite bonne santé, une forte constitution physique ne doivent pas constituer le critérium absolu de la détermination de lPaptitude ». « Quelque chose d'autre »,« d'autres choses » mal connues, ou que des méthodes permeltent assez mal d'établir, en sont réellement le « primum moyens »,ce sontsurtout les aviateurs instructeurs, les moniteurs, qui peuvent renseignér le plus utilement, pour les sujets à l'entrainement ou les candidats volant comme passagers et astreints à des exercices en vol, sur ces qualités spéciales. 2e

Ils sont unanimes à dire que l’aviateur doit présenter les caractéristiques suivantes :

1° sang-froid et calme dans l'effort ;

> aptitude à toujours faire la réponse correcte au moment critique ;

3°.agilité mentale et physique ;

4° absence de toutes frayeurs inhérentes à la Situation dans l'air:

Atase

Persistance et persévérance dans son ambition de de- “venir un bon aviateur.

Il doit être ;

1° intelligent ; 2* athlète et doué d’une bonne coordination musculaire ;

3° doué d’un sens aiguisé de l'équilibre ;

ho bon appréciateur de la vitesse et de la distance.

C'est pour étudier ces « autres choses », ces capacités psychiques qu’au Laboratoire d’'Harvard, les Docteurs TROLAND ET BURTT, ont imaginé des installations permet-

tant d'établir »POour $ ’en servir comme critères d’ appréciation de P aptitude, les tests suivants :

Test n° 1. — Mesure du sang-froid, où présence d’esprit, ou mieux du temps pendant lequel le sujet «garde sa tête » dans telle situation, capable de produire une émotion. ; Ge :

Pendant que s'inscrivent le pouls et la respiration, leu sujet fait une addition (test arithmétique) en un temps mesurable ; ; une excitation imprévue intervient à un moment quelconque. Les variations du temps, du pouls, de la respiration, renseignent, de même que le temps mis à recouvrer les réactions normales.

Test n° 2. — Mesure de la rapidité (par la méthode bien connue ie temps de réaction).

Test n° 3. — Mesure de la coordination musculaire par l’étude de certains mouvements aussi rapides que possible. |

Test n° 4. — Mesure de l’agilité men&le, par la lec-

ER

ture de mots. orthographiés à Penvers; le temps et les fautes sont notés pour chaque mot. ; Test. n° 5. — Mesure dé l'appréciation de la distance et de la vitesse de l’appréciation ; | Test. n 6. — Mesure du pouvoir d'observation, par la reproduction (dessin sur papier) au bout d’un certain temps, de scènes observées pendant une ou plusieurs minutes à travers un cercle de dimension spéciale ; Test. n° 7. — Sert à déterminer si possible la présence d'esprit. — Le sujet à qui on lit 100 mots doit répondre à chacun par le 1° mot qui lui vient à l'esprit. — L’ensemble des réponses est consulté et apprécié, le temps

compris entre la lecture du mot et l’énoncé de la réponse

est évalué en 1/5° de sec.

Test.n° 8. — Mesure du temps de réaction de l’équilibre. — Le sujet assis sur une chaise ôscillante appuie

sur la clef de Morse du côté vers lequel il se sent pen-

cher. L’intervalle entre la production du-mouvement et la sensation de ce mouvement est mesuré graphique-

. ment. Cette méthode serait plus exacte, plus simple et

plus recommandable, dit Parsons, que la méthode test de BARANY ;

Test. n° 9. — Test ergographique destiné à mesurer la persistance et la persévérance d’effort ;

Test. n° 10. -- Test d'intelligence. — Celle-ci est mesurée avec la machine de TROLAND-PRESS+.

Ces tests servent à déterminer l'aptitude au vol et à classer les aviateurs dans des groupes différents, répondant à leur habileté, grande, moyenne ou faible.

« Il y a là tout un champ de recherches médicales à

approfondir », ajoute Parsons « et ces tests doivent compléter l'examen physique.» — « Nos standarts physiques devraient être abaissés. Ils doivent naturellément être aussi élevés que ceux des autres armes, mais pas plus élevés; en fait, comme ila été prouvé, il existe des défectuosités qui pèuvent handicaper un homme dans d’autres branches, mais qui ne’ peuvent en aucune façon affecter un aviateur ». +

Ces considérations sont le fruit des remarques et des recherches faites par quelques-uns des médecins quali- - fiés, qu'avant son entrée en guerre, l'Amérique envoya se renseigner dans quelques-unes des nations alliées belligérantes, notamment en Angleterre, en France et en Italie. De retour aux Etats-Unis en Janvier 1918, ïls montrèrent aux leurs toute importance qu’il y avait lieu dattacher au développement de l’aviation «qui doit gagner la guerre » et au maintien de l’aptitude au vol des aviateurs astreint, à un travail pénible. Le problème médical de l’aviation était ouvert, il fallait le résoudre au mieux des intérêts des aviateurs, et de l’aviation — à la fin de la 1°° année de la guerre, les Anglais avaient constaté que sur le nombre total des accidents survenus à leurs aviateurs, 65 0/0 étaient dus à des défectuosités physiques. Des experts médicaux s’étant occupés de la question, ce nombre tomba à 20 0/o la seconde année, à 12 o[o la troisième. Il en était à peu près de même en France. L’indication était claire. N’était-elle pas nettement formulée d’ailleurs par cet avis donné aux médecins américains par la plupart de leurs confrères Anglais, Français et Italiens? «IL est vraiment heureux, disaient

ces derniers, que les forces aériennes des Etats-Unis profitent des fautes de nos services aér iens, et qu’ils reconnaissent, dès le début, que le problème médical de l’aviation est vraiment très spécial et ne peut être conduit que par un corps bien organisé de spécialistes. » Aussi les Américains, fidèles à leurstraditions, firent-ils bien et largement les choses. Leurs projets de méthode d'examens pour le choix des aviäteurs métropolitains ou en guerre sur le continent, soumis aux médecins spécialistes anglais, français et italiens « avaient rencontré une approbation sans réserves ». Ils les maintinrent donc, les modifiant en plus ou en moins à la suite de l’expérience des autres, afin de :

re sélectionner les candidats aviateurs pour les affecter à tel ou tel appareil de guerre,

2° sélectionner les aviateurs,

3° surveiller le maintien de leur aptitude, ils créèrent d'emblée 32, puis bientôt 67 commissions d’examen. Réparties sur le territoire, dans le cours des 7 premiers mois, elles ont examiné mille candidats. Y compris ceux affectés aux formations aéronautiques, le nombre de leurs médecins spécialistes était de 700 en Juin

Dans chacune des 67 unités ainsi constituées il y avait :

Le médecin spécialisé « the flight surgeon » ;

Le directeur de l’instruction physique « a Director » ;

Des instructeurs;

Du personnel subalterne secrétaire.

Chacun avait des attributions bien caractérisées ; le

moe) da

Directeur physique vivant beaucoup avec les aviateurs des différents grades pouvait étudier léur valeur phy-

sico-physique, leur tempérament, leur facilités d’entrai-

nement. Il communiquait alors utilement ses observations au médecin (qui pouvait devenir pilote) dont la grande indépendance vis-à-vis du commandement faisait de lui l’homme de confiance, le confident de tous. De la combinaison de ces renseignements était déduite P’impression finale remise alors au Commandement.

Coordination des efforts respectifs,des résultats recueillis

par des spécialistes en chaque branche, telle est la base du fonctionnement du service médical de laviation des Etats-Unis. : | De nombreux plans d'examen ont été employés pour ne pas faire perdre de temps aux sujets examinés pour permettre aux médecins d'opérer vite et bien. Le fameux « Liberty motor plan », suivi dans nombre des prinei- ‘paux centres, en est le prototype. 7

Consignation des résultats de l'examen. — Quant aux méthodes médicales adoptées pour la détermination des tests reconnus nécessaires, elles diffèrent à peine de celles employées èn Angleterre et en France, elles sont une judicieuse combinaison. Aussi ne nous attarderons-nous pas à leur énumération ni à leur description. Leur but est de permettre de répondre avec précision aux différents termes de la fiche ci-contre reproduite qui est la synthèse ‘des points indispensables à recueillir.

te Î 4 EXAMEN MÉDICAL DES CANDIDATS

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