‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 78 sur 99 · CN · texte numérisé non relu

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ment après une épreuve de travail (l'épreuve de Martinet peut être adoptée : 20 flexions complètes des membres infé* rieurs en station debout, en 30 secondes) d' AUÉTS part, trois minutes après l'épreuve précédente. |

La réaction fonctionnelle des sujets normaux est caractérisée par : 6

1° Immédiatement après le travail, une accélération du pouls de 16 à 20 pulsations environ par minute, une élévation légère de la pression Mn. (10 mm. Hg en moyenne), une élévation plus marquée de la pression Mx. (30 à 40 mm. Hg), d’où résulte une augmentation importante de la valeur de la pression différentielle.

2 Un retour progressif de ces diéérents éléments à leurs valeurs primitives en moins de trois à quakre minutes.

Séront éliminatoires : ! es

Les réactions cardiagnes mauvaises : à cet ‘égard, des chiffres limites ne sauraient être donnés, mais il y a lieu de tenir compte de ce que la réaction cardiaque à CE est d'autant plus mauvaise : :

Que l'accélération du pouls est plus exagérée ;

Qu’une accélération exagérée du pouls coïncide avec une élévation moindre de Mn. et MxT:

Que l'élévation des Mn. et Me. s'éloigne plus de la réaction normale, qu’il y ait réaction hypertensive, comme dans les névroses cardiaques, ou réaction négative hypotensive (signal d'alarme de Pachon) comme chez les débiles cardiaques et les hyposystoliques ;

Que la pression différentielle augmente moins ;

Que le retour de ces divers éléments à leurs valeurs primitives est plus long à Se produire ;

La circulation périphérique doit être normale ;

Sont éliminatoires : Ja vaso-dilatation atiormale, la cya-

nose et le refroidissement des extrémités traduisent un déséquilibre du tonüs vasculaire qui n’est lui-même souvent que

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l'expression partielle d’un «état hyposphymique » contre-indication absolue à la navigation aérienne.

Examiner l’appareil respiratoire. |

L'état anatomique et la valeur ®fonctionnelle des poumons, de la cage thoracique et des muscles respiratoires seront appréciés par les méthodes cliniques habituelles et contrôlés par la radioscopie qui permettra d'examiner le jeu de la cage thoracique et du diaphragme, l’état des poumons, du hile et du sinus costo-diaphragmatique.

Seront éliminatoires :

Toutes les affections broncho- Atos es chroniques ;

Toute lésion tuberculeuse même cicatrisée ;

L’asthme — l’emphysème ;

Toute adhérence pleurale perceptible.

D'autre part l'expansion thoracique sera évaluée par trois déterminations ampliométriques fournissant la variation de trois périmètres thoraciques (Xyphoïdien,axillaire et ombili. lical) entre l'inspiration forcée et l'expiration forcée.

La spirométrie pratiquée avec le spiromètre de Verdin fournira la capacité « vitale » du sujet. Cette capacité vitale est proportionnelle à la taille ; elle oscille autour de 31500. chez l’homme de 1 m. 65 et peut s’abaisser jusqu’à à 2'800 chez des sujets très petits.

Pourront être éliminatoires les capacités vitales inférieu-

res à la normale.

La durée maximum de l’apnée volontaire, d’abord au repos, puis après un travail musculaire type (les 2U flexions sur les membres inférieurs en 30/ de l'épreuve de Martinet) permettra une appréciation assez exacte de la valeur fonctionnelle de l’appareil respiratoire. :

Seront éliminatoires en principe les durées inférieures à : 40 secondes en position debout au repos; 30 secondes en position debout après travaik.

Examiner l’Apparéil digestif.

La Navigation aérienne paraissant faciliter l'apparition

d'accidents dyspeptiques ; : et d'autre part les états dyspep-

tiques s’accompagnant de troubles nerveux susceptibles de gêner en cours de vol ou d’êîre aggravés par lui :

La denture des sujets devra être suffisante ;

L'estomac, Pintestin et les glandes digestives annexes devront être sensiblement normaux au point de vue anatomique et fonctionnel, - . |

Cette intégrité de l’appareil digestif est d'autant plus importante que le contenu gazeux gastro-intestinal subit, au cours des ascensions, une dilatation dont les effets sont parfois brutaux. à

Seront éliminatoires :

Les dyspepsies chroniqués même légères et particulièrement les dyspepsies à tendances atoniques ;

Les ulcérations gastriques ou duodénales même guéries ;

Les entérocolites chroniques ; |

Les ptoses gastriques et gastrocoliques ; |

Les accidents appendiculaires sauf cure opératoire à résultats parfaits ;

Les affections hépatiques chroniques ; 6

: Les troubles nets de la circulation portale ; ; |

Les cicatrices abdominales profondes susceptibles de créer des adhérences ou des brides, ‘ ?

Etudier l’Appareil urinaire.

Examiner l’état anatomique des deux reins ; ‘Rechercher dans les urines recueillies au moment de l'examen la présence d'éléments anormaux : sucre et albumine ; d

En cas dé doute (glycosurie légère pouvant être anse toire, albuminerie légère et qui, bien que permanente, peut être compatible avec un fonctionnement rénal normal par ailleurs) il peut y avoir lieu de faire procéder à une analyse

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