‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 8 sur 99 · LEO · texte numérisé non relu

LEO

au contraire facilitée, la respiration s’accélère donc à

mesure que l’on s'élève.

Dès l'instant du départ, le cœur accélère ses battements; la palpation du pouls, que l’on trouve rapide ét petit, l’établit parfaitement. Cette accélération, nous le démontrerons plus loin, dépend de la rapidité de l'ascension.

Nous avons parfois perçu, vers 1.500 à 2.000 mètres, des battements artériels au niveau des tempes : à ce moment nous avions, paraït-il, la face quelque peu congestionnée. Ceci nous est arrivé, en particulier au cours ‘d’une ascension en Blériot (Obus n° 2) : parti sans : manteau par une chaude température au sol, nous avons

“eu tellement froid en traversant d'épais nuages de grêle,

que nous cherchions à nous abriter derrière le dos du pilote (capitaine Pinsard) et au fond de la nacelle pour nous soustraire au violent courant d’air de l'hélice. Cette congestion périphérique dont l’apparition est signalée vers 5.000 mètres dans les ascensions en ballon, mais qui est beaucoup plus précoce en avion, est la: conséquence de la vaso-dilatation périphérique qui succède à la vaso-constriction primitive des petits vaisseaux sous l'influence du froid. Elle s’observe peu à présent que les aviateurs se couvrent chaudement et se protègent le visage. Elle joue vraisemblablement un rôle très im-

portant dans l’étiologie de la céphalée, surtout frontale avec serrement des tempes, qui apparaît généralement

vers 2.000 mètres, plus tôt si la montée est plus rapide,

et n’est pas occasionnée par le poids du Casque de l’aviateur, comme le prétendent certains pilotes. L'enlèvement

Page 1