‹ Critériologie généraleChapitre 11 sur 90 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Le doufe universe

Le DÉPROSERS

EN

SOMMAIRE : 27. Le Here — 28. A caen sur les es a écoles sceptiques. — 20. Arguments des sceptiques. HAUT ERROUESR

08 27. Le Scepticisme. — Le scepticisme prétend ee He ‘ss sous peine de préjuger la solution du problème de la certià tude dans le sens du dogmatisme, il faut commencer paris : frapper de suspicion la raison humaine ; il convient donc x k 2 de récuser où pour le moins de contester toutes et chacune à de ses dépositions, et de nier ou de mettre en doute son aplitude à connaître la vérité. | ne Toutefois, il est nécessaire de bien s’ entendre sur portée Le véritable de formes historiques du scepticisme. ' On peut imaginer, cerlainement, une forme É so cisme extrême qui envelopperait toutes les connaissances humaines, sans aucune exception. La distinction entre la ee veille et le sommeil, l'existence de la pensée, le principe $

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Las

de contradiction, les clartés de l'évidence, absolument tout serait ainsi mis en question.

Mais, ce n’est pas sous cette forme que le scepticisme se présente dans l'histoire. À part quelques sophistes pour lesquels la philosophie était.un jeu plutôt qu'un objet d'étude sérieuse, les scepliques n’ont mis en doute la puissance de la raison humaine que dans un sens relatif. La plupart d'entre eux n'ont pas méconnu l'existence, dans la conscience, d’un certain sentiment de la certitude : mais ils avaient pris en défiance la raison spéculative et, laissant

les vues théoriques pour ce qu'elles valent, ils croyaient plus

sage de n attribuer quelque importance qu'aux connais-

sances ayant un but utile, la direction pratique de la vie.

Comment, d’ailleurs, le sceptique pourrait-il soumettre à un contrôle la valeur de la cerlilude, si, à ses yeux, celle-ci n'existait en aucune facon ? Et comment le dogmatique pourrait-il, à son tour, s'engager avec lui dans un débat, dont l’objet même, — la certitude, —— serait, par hypothèse, inexistant ?

Un pareil adversaire serait plus semblable à une souche qu à un être humain, selon le mot d’Aristote, épotos yao œut® !), el nous n'aurions rien de mieux à faire que de l’abandonner à son sort, tout en demeurant persuadés, à part nous, que son langage ne traduit pas une pensée sincère ?).

28. Aperçu général sur les écoles sceptiques. — Au cours del’histoire grecque, lescepticisme apparaît à diverses

reprises. Gorgias et Protagoras (v°s. av. J.-C.) en font .

une démonstration par l’absurde s'appuyant sur l'insuffi-

sance des théories cosmologiques des premiers physiciens.

Gorgias part des principes de Parménide, Protagoras de

1) Met. LI, cap. IV, 20.

| 2) « Verum est quod Heraclitus dixit idem simulesse et non esse, sed hoc non potuit mente suscipere sive opinari. Non enim necessa-

rium est, quod quidquidaliquis dicit, hoc mente suscipiat vel opine-

tur ». S. Thomas, in XII Met., lib. IV, lect. 6.

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