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Ilestinterdit à la volonté derechercher, parlaccomplis

sement de son devoir moral, le boulieur. D'ailleurs, le devoir

ne s’accomplit le plus souvent qu'au détriment du plaisir et de l'intérêt personnel. Cependant, la conscience répugne à l'idée que le bien moral el le bonheur seraient à jamais séparés. Le bien suprème n'implique-t-1l pas tout bien el,

par conséquent, l'union du bien-perfection et du bien-jouis-

sance ? Celte union étant irréalisable dans les conditions où s’exerce ici-bas la vie morale, il doit y avoir pour l'âme une autre existence dans laquelle elle puisse se rapprocher indéfiniment de l'idéal moral et goûter, en conséquence,

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sans l'avoir cependant etc le bonheur qui doit réeuls ter de la fidélité à l’ordre moral.

3. Lorsque l’âme jouira du bonheurquesa vertu in mérite, l'union de la vertu et de la félicité sera consommée, le An supremum sera le bonum consummalum : la volonté toutepuissante et toute sainte qui opérera cette consommation de l’ordre universel, c’est Dieu. Auteur de la nature et de la. liberté, du monde sensible et du monde intelligible, Dieu les fondra dans une universelle et indéfectible harmonie.

Bref, la loi morale s'impose auxvolontés.Doncson accomplissement est possible ; mais trois conditions y sont requises, à savoir que l'âme soit libre ; qu'une vie immortelle Jui soit donnée dans un monde autre que cette terre où, moyen- : 2 nant un progrès moral indéfini, elle doit se rendre digne. 2 d’un bonheur qu'il lui est moralement interdit, cependant, de rechercher ; qu'enfin une volonté infinie en puissance et en Saintelé aie l'union définitive de la vertu et du bonheur.

En résumé, les affirmations de la raison pratique Sont les suivantes : il existe unimpératif catégorique; la liberté, limmortalité de l’âme, l'existence deDieu en sont les conditions ; la religion, fondée sur la moralité, tire. sa valeur de ra la raison pratique. ee.

Ces affirmations ne s’appuient pas sur une connaissance, 2 mais sur un besoin de la volonté. =

La raison théorique ne connaît que des phénomènes qui | se déroulent dans l’espace et dans le temps et y sont soumis à la nécessité ; elle ne connaît ni substance suprasensible, soustraite à la er nécessitante d’antécédents, capable. de survivre au corps, ni Etre absolu qui, par sa volonté souveraine et sainte, accomplisse l’ordre universel. II nous est loisible de concevoir l’idée d’une substance, celles d' un agent libre et d’un Etre absolu, mais ce que nous savons nous interdit d'affirmer qu'à ces idées CPE dans la

nature une réalité.

Toutefois, nous voulons, nous ne pouvons nous défendre

de vouloir le bien moral ; nous voulons en conséquence, nous avons besoin de vouloir qu'il y aitune àme libre et immortelle, qu'il existe un Dieu souverain. Le principe de la certitude morale et de la foi religieuse est le besoin de la raison d'accorder créance à certaines idées. Kant dit expressément : « Toule foi est un assentiment subjectivement suf fisant, mais conscient de son insuffisance objective ; la foi s'oppose donc au sacou'»!). :

Kant est le père du volontarisme que nous retrouverons tout à l'heure, avec des nuances superficielles, chez plusieurs contemporains. D’après cette dernière théorie critériologique, les vérités morales et religieuses emprunteraient leur certitude, non à l'évidence d’un jugement, Inais à l'assurance d'un acte de volonté.

D'autres écoles tentent d'appuyer cette certitude sur un

sentiment.

Nous sommes d'avis e) que les appélilions et les affec- tions apparliennent à une même faculté. Mais une persuasion contraire règne parmi les psychologues modernes. Il

S’ensuit que le senlimentalisme se différencie, chez eux, du

volontarisme.

LA

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