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84. Critique générale du dogmatisme subjectiviste. ‘* — Toutes les théories subjectivistes placentle motif dernier de la certitude ou, tout au moins, d’une partie des connais sances certaines re une disposition GiREReS du sujet Re pensant. De

Ce sera, pour les uns, un impératif catégorique, Ja loidu NA devoir (Kantetles criticistes) : pour d’autres, une impulsion

naturelle (le sens commun des Écossais), ou un sentiment 4 spirituel (Geistesgefühlde Jacobi); pour d'autresencore,une croyance soit aveugle, irrésistible (Jouffroy), soil volontaire, Fe libre (les néo-criticistes), ou bien une foi dictée parlebesoin de trouver un objet aux aspirations les plus nobles de notre

nature et un fondement à l’ordre social (Balfour, Brunelière, Mallock). Les représentantsde ces différentes écoles suivent, on le voit, une même direction générale: ils demandent,non à Hi objective, mais à une disposition affective de

l'âme, le dernier mot de la philosophie critique. Ë

Or, une disposition a/Jeclive, quelle qu'elle soit, ne peut +44 être le motif suprême de la certitude. Es.

En effet, cette disposition sera nécessairement ou aveugle ou Pr

S1 elle est aveugle, il est impossible qu'elle suffise : à un sujet doué du pouvoir de réfléchir. Sans doute, d' instinct, 5e) l’homme a confiance en ses tendances naturelles, et nt 20 assurer la moralité, lesconditions essentielles àlaviesociale et religieuse ; mais, capable de réflexion, il ne saurait se contenter d’une confiance instinctive ; il ne pourrait, en effet, dès qu’il est amené à se replier sur ses dispositions intérieures, ne pas se demander pourquoi etcomment elles sont, pourquoi et comment elles sont telles qu’elles sont.

Supposé que ce repliement de l’âme sur elle-même ne mît pas au Jour une raison plausible des lois irrésistibles de l’activité psychique, l'esprit humain n'échapperait pas, après réflexion, au doute universel du sceptique.

Si l'impulsion affective de l’âme est éclairée, en d’autres mots, si la raison la précède et la dirige, c'est qu'il y a à cette impulsion un motif d'ordre intellectuel, et sur ce motif s’appuiera alors, en dernière analyse, la certitude.

Re

une affirmation relative

Donc le critère suprême de certitude ne peut él purement subjectif ou psychologique. Un dogmatisme qui ne serait que subjectif serait en fait un scepticisme.

À cette crilique générale du subjectivisme, nous ajoute-

rons quelques observations particulières sur les théories les plus originales qui s'y rencontrent.

Disoas d cord un mot de la philosophie sentimentale de *Jacobr:

85. Critique du sentimentalisme de Jacobi. — La théorie de-Jacobi diffère de celle de Reid en ce seul point qu’elle ne se borne pas à placer le fondement de la certitude dans un sentiment commun à tous, mais établit le siège de ce sentiment dans une faculté à part, la «raison, Ver ‘nunft» opposée à « l’entendement, Verstand ». Or, cette thèse est arbitraire ; elle est dictée à son auteur par une analyse inexacte des connaissances que nous avonsdes êtres dépour-

vus de matière. Ces connaissances sont empruntées en fait à des objets matériels, puis épurées par les procédés psychologiques de négalion, d'analogie, de transcendance !).

86. Critique de l’impératif catégorique. — Les déductions de la Critique de la raison pratique sont incapables

de fonder une obligation morale. D'ailleurs, les postulats

kantiens ne sont pas déduisibles de l impératif calégorique. I. Les déductions de la Critique de la raison pratique sont incapables de fonder une obligalion morale. Le dogmatisme moral de Kant se rapporte à l’ordre des réalités existantes. Il a pour but d'établir l'obligation effective d'agir en conformité avec la loi morale, ainsi que l’existence de la liberté, d’une vie sans fin, d’un législateur suprême de l’ordre moral. Cela dit, voici notre argumentation :

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