Les preuves du criticisme. — -Ni Fe ra Ho ns
déducüf de Leibniz, ni l’empirisme de Hume ne répondent
aux conditions d'une science certaine, capable de s'imposer
à tous. Entre ces deux catégories, il n’y a qu’une place libre, celle que prend le criticisme. Le criticisme est donc fondé, puisqu'il réussit. Ces quelques mots expriment la pensée maîtresse de la Critique de la raison spéculative pure.
Aussi bien, prenez par le détail les principes des sciences
qui Ce le savoir-type, les sciences physiques et
désigne pas unerelation de la connaissance aux choses, mais seulement de l'acte de cognition aux facultés cognitives, » La critique lranscendantale recherche les conditions de possibilité dé la con-
naissance ; selon qu’elle analyse les conditions a priori de l'intuition ou du concepi, elle porte le nom d'Esthétique transcendantale ou de
Logique transcendantale ; l'examen critiqne des idées — nous en. reparlerons tout à l'heure — fait l’objet de la Dialectique transcen-
dantale.
1)Dans la logique aristotélicienne, les catégories sont des objets
pensés ; chez Kant, elles sont des moyens de connaître, des fonc-
tions du jugement.
2) Kant estime que la nomenclature des catégories peutse déduire,
mathématiques, prenez le principe de causalité sur lequel s’appuyait l'ancienne métaphysique, vous ne trouverez que des jugements synthétiques a priori. En voici quelques spécimens, {ous empruntés à l'introduction de la Critique de la raison pure du philosophe allemand : En arithmétique, la proposition : 7 + 5 — 12, et toutes les propositions simi- laires dont est faite la science des nombres ; en géométrie pure, le théorème disant qu'entre deux ue la ligne droite est la plus courte ; de même, en physique, ces deux propositions : dans tous fa nécuiente du monde corporel, la quantité de matière reste invariable ; dans toute communication de mouvement, l’action et la alion doivent être égales! une à l’autre ; enfin, la mélaphysique, — encore que
Jusqu'à présent on ne puisse la considérer comme une Science, — se compose de propositionssynthétiques a priori,
par un simple travail logique, de l'analyse du jugement. Il en compte douze.
Juger, c'est, par définition, penser un objet : c'est, en effet,
établir une relation entre un sujet et un prédicat et considérer cette relation comme objective. Or, les catégories ne sont que les con- : cepts primordiaux à l'aide desquels s'opère la synthèse des objets
de nos connaissances. Il doit donc y avoir autant de catégories qu'il y à de manières différentes de juger.
Mais le jugement peut être envisagé à quatre points de vue : quantité, qualité, relation, modalité. Or, à chacun de ces points de vue, trois sortes de jugements sont ROUE le jugement peut être eneffel :-°.
: 1, général particulier, Singulier.