‹ Critériologie généraleChapitre 52 sur 90 · Attributionacciden- Causalité Communauté · texte numérisé non relu

Attributionacciden- Causalité Communauté

telle et Subsistance. et Dépendance. ou Interaction. 4, Possibilité. Existence Nécessité

et Impossibilité. et Non-existence. et Contingence.

telles que le principe de causalité et la proposition suivante: le monde doit avoir un premier principe. |

La tâche qui incombe à la critique est donc d'examiner à

fond les jugements synthétiques, nécessaires et universels, qui sont à la base de la science et de la métaphysique et de rechercher quelleest leur valeur représentative.

Or, répond Kant, il est évident que ces jugements ne

peuvent Uirer leur valeur de l'expérience.

Car l'expérience nous apprend bien qu’une chose est faite comme ceci ou comme cela, mais elle ne nous dit pas que celle chose ne pouvait être faite autrement. Far

L'expérience est bien en état de donner, à l’aide du procédé inductif, une certaine généralité à ses résultats : elle arrive bien à conclure que telle règle a été reconnue valable dans la plupart des cas, ou même que, Jusqu'à présent, elle n’a pas souffert d'exception mais: l’universalité d'une pareille conclusion n’est que relative et conditionnelle. Ainsi, lorsque nous disons que ous les corps sont pesants, nous ne pouvons avoir la prétention d'affirmer la pesanteur que des corps soumis à notre observation.

Les proposilions nécessaires el universelles, au sens

véritable de ces expressions, s'appuient sur un fondement

autre que l'expérience. Kant les appelle, de ce chef, a priori. Cette expression « a priori » signifie, en effet, pour Kant, que la raison d'unir le prédicat du jugement au sujet ne réside dans aucune preuve d'expérience ni externe ni interne !) | Kant trouve encore un argument confirmatif de sa théorie

1) « Sont a priori, dit Kant, les connaissances qui sont indépendantes non seulement de telle ou telle expérience, mais absolument de toute expérience. J'y oppose, sous le nom de connaissances empiriques, celles qui ne sont possibles qu'a posteriori, c’est-à-dire dépendamment de l’expérienee. J'ajoute que les connaissances a priori sont pures, lorsqu'elles ne renferment rien d'empirique ; une proposition comme celle-ci : tout changement demande une cause, est a priori, mais elle n'est pas pure, attendu que la notion de changement nous est fournie par l'expérience », Kr. d, r. W., Eïnl. S. 47. :

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: CTI PES

dans le défaut de certitude scientifique qui, selon lui, est inhérent à la métaphysique. Celle-ci, en effet, spécule sur des « idées » pures qui ne peuvent subir le contrôle d'aucune expérience soit réelle soit imaginative.

108. Les trois idées de la raison pure, objet de la métaphysique. — La distinction entre la pensée et la connaissance est fondamentale dans la philosophie kantienne, La loi de l’activité mentale est de pousser la syntèse le plus loin possible. L'esprit ou l’entendement (Verstand) n’achève pas la compréhension synthétique à laquelle notre âme aspire. La raison (Vernunft) dans son usage logique, raisonne, mais, dans son usage {ranscendantal, elle cherche à embrasser la totalilé des conditions qui rendent l'expé-

rience possible. Cet effort de la raison ne peut, toutefois.

aboutir à une connaissance proprement dite, attendu que la connaissance est emmurée dans les données de l'expérience, et que la raison cherche à dépasser toute expérience soit effectuée, soit possible. La raison tend donc à rattacher la série entière des conditions à un inconditionné, insaisissable dans l'expérience. Cet inconditionné sera un objet

. de la raison pure auquel ne peut correspondre aucun objet

sensible.

Kant semble se ressouvenir ici du principe bien connu de Leibniz : « Nihil est in intellectu quod non fuerit prius in sensu, nisi ipse t.lelleclus ». |

Platon appelait idées les réalités suprêmes que les sens ne peuvent saisir ; Kant conserve le mot, mais lui enlève sa signification substantialiste : l’idée devient pour lui une norme idéale d’après laquelle se réalise l'effort de la pensée.

Il y a trois idées, trois aspects de l'absolu

La condition inconditionnée de la totalité des phénomèênes d'expérience interne, c’est l'âme ; la condition inconditionnée des phénomènes externes, c'est l'univers ; enfin,

la condition inconditionnée de tout ce qui, n'importe à quel tre, est conditionné, c’est Dieu, l'Absolu.

La raison pure, la faculté métaphysique, a pour objet

ces trois idées cosmologique, psychologique, théologique ee ts

raison pratipue. — La morale n’est pas un objet de science.

définitif du devoir et de la félicité.

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et les jugements qu’elles aident à former !). | RE CL e métaphysique ne trouve point d'appui dans la science, re « r, tandis que celle-ci est essentiellement ue LR ER dr dépasse, d’après sa définition même, l’objet de l’expérience. Mais l'appui que la science lui refuse, la mere sique le trouve dans la foi morale.

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