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primées en noir et consistent en un paysage boisé, où l'on voit des temples et des monastères. Leur seul mérite est de rendre l'aspect des lieux avec fidélité. Ce genre de paysage; essentiellement monotone, manque si complètement de charme pour nous, que jamais les livres où il entre ne seraient parvenus à nous intéresser, si les artistes japonais n'eussent intercalé, entre les vues de temples et de bonzeries, des scènes de mœurs qui, dans les derniers des Meishos, sont devenues très artistiques et relativement nombreuses.
Les plus intéressants des anciens Meishos sont le Yamato Meisho (7 volumes, 1792), illustré de scènes de genre d'un beau dessin ; le Myako-riusen Meisho ou description des célèbres jardins de Myako (Kioto) (6 volumes, 1799). Myako est en effet entouré d'une ceinture de grands jardins, dépen-
dant de temples et de bonzeries qui forment le but de délicieuses excursions. Car il ne faut pas s'imaginer qu'au Japon le temple entraîne une idée de recueillement et d'austérité : les fêtes populaires se tiennent, au contraire, alentour et les jardins des temples de Myako, comme ceux de tous les autres, ont leurs environs peuplés de guinguettes et de cabarets. Le Todo Meisho (6 volumes, 1805) est la description de ce qui se voit en Chine, à Pékin. Les gravures en bois sont d'une exécution très fine. Le Sautai Meisho (5 volumes, 1799) est d'un ordre particulier. Il ne décrit aucun pays, mais bien les industries du Japon. Les vues de temples et de bonzeries y sont remplacées par des scènes animées , par des hommes occupés à toutes sortes de travaux, employés aux mines, aux carrières, à la chasse ou à la pèche.