‹ Critique de la doctrine de KantChapitre 32 sur 90 · I. Critique de la Raison pratique, \). 3^3 sq · texte numérisé non relu

I. Critique de la Raison pratique, \). 3^3 sq

c'est-à-dire une proposition dont l'entendement ne saurait par aucun raisonnement établir la réalité externe, et que môme toute la méthode spéculative de la Raison ne pouvait produire ». Il appartient exclusivement à la morale, ainsi que les autres postulats'.

Grâce à cette manière d'interdire toute spéculation sur l'idée de Dieu, Kant évite deux questions difficiles et fondamentales. 11 n'a pas à se prononcer sur la valeur métaphysique et la correction logique des attributs infinis, ni même à l'examiner, puisqu'il rejette en bloc le concept, entant qu'objet d'une étude rationnelle. Et il n'a pas davantage soit à chercher une justification pour cet anthropomorphisme qu'il tient pour inévitable dans la croyance théiste, puisqu'on ne doit pas la soumettre à un contrôle rationnel, soit, au contraire, à en justifier la condamnation comme entaché de superstition. S'il le condamne néanmoins d'une manière générale et sans distinction, sans définir ce mot antropomorphisme, c'est, sans doute, que la doctrine de la personnalité divine ne lui paraît pas rationnelle ; et, en ce cas, il juge du concept, contrairement au parti pris de ne le vouloir connaître qu'au seul point de vue pratique. Revenons maintenant à l'idée première de la théorie, à la séparation des deux raisons.

Dès l'instant que Kant admet l'existence de Dieu, la Création et la Providence, quel que soit le point de vue, théorique ou pratique, où il entend se placer, mais en prenantl'idée de Dieu que lui transmetrEcole,avecles attributs infinis dans l'espace etle temps, que les théologiens ont consacrés, il fait, de toute nécessité, de la théorie; il spécule, et de plus dogmatise. En effet, la raison pratique n'a pas besoin de ces attributs, qui la gênent même beaucoup dans ses légitimes tendances anthro-

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