‹ Critique de la doctrine de KantChapitre 41 sur 90 · LES DÉMONSTRATIONS DE L'EXISTENCE DE DIEU · texte numérisé non relu

LES DÉMONSTRATIONS DE L'EXISTENCE DE DIEU

tencecrun ôlre inconditionnellement nécessaire comme légitimement inférée du lait d'une existence donnée quelconque, et aussi qu'un être contenant toute réalité, et, par conséquent, toute condition, est lui-même absolument inconditionné, on conserve le droit de regarder les êtres limités comme également inconditionnés, quoique nous ne puissions pas, du concept que nous avons d'eux, déduire leur nécessité. « Et ainsi notre argument ne nous fournirait pas le moindre concept des qualités d'un être nécessaire. En fait il ne nous serait d'aucune utilité. »

A la suite de cette remarque, Kant reprend l'éloge de cette doctrine de la « suprême causalité » et de la « perfection absolue » dont il a jugé la valeur logique en ces termes, mais que « nous tenons, dit-il, pour absolument nécessaire, parce que nous trouvons absolument nécessaire de nous élever jusqu'à elle, tandis que nous manquons de fondement pour aller au delà », et il passe immédiatement à l'examen et à la réfutation des trois preuves de /'existence de Dieu\

Qu'il y ait en effet trois preuves vraiment distinctes, on peut le reconnaître en observant que Targument principal peut se tirer ou de l'idée de l'être parfait — c'est la preuve ontologique — ou de celle du terme initial des causes — preuve cos)no/ogiqur — ou des fins apparentes dans le monde comme signe de l'intention d'un créateur — preuve physico-théologique. Ce sont là des arguments tirés d'ordres différents et roj)ini()n de Kant, suivant laquelle les trois démonstrations dépendraient d'une même idée, qui aj)[)artient à la première essentiellement^ est inadmissible. Il est vrai seulement qu'elles sont toutes des applications d'une coinnuine

1. Dialecllrjiic IranscciuhmUile, cliap. in, secl. 3. — Dfs anjumcnls de la raison spéculalive en faveur Je l'exislenre d'un être stii)rême.

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