‹ Critique de la doctrine de KantChapitre 57 sur 90 · I. V. ci-dessus, chap. vu · texte numérisé non relu

I. V. ci-dessus, chap. vu

C'est presque une naïveté que de répondre à la question, en présence de l'étrange formule de Kant : L'espace existe objectivement avec son caractère intuitif, en corrélation avec la propriété subjective de l'intuition chez celui qui le perçoit, et son essence objective consiste en cela précisément, qu'il est une loi de la création en rapport avec une faculté commune des êtres capables de perception.

La définition du temps est parallèle à celle de l'espace, chez Kant, et se rapporte aux phénomènes sans intéresser aucune chose en soi. Seulement, l'espace est une propriété mentale qui concerne les phénomènes de forme externe, et le temps s'applique à ceux de l'intuition interne essentiellement. C'est ainsi qu'il est dit de l'espace qu' « il ne représente aucune qualité d'objets en soi, ou d'objets dans leurs rapports mutuels ; c'est-àdire que l'espace ne représente aucune détermination qui soit inhérente aux objets en soi, et qui puisse subsister quand même toutes les conditions subjectives de l'intuition... Ce n'est qu'au point de vue de l'homme que nous pouvons parler d'espace, de choses étendues, etc.. Nous pouvons dire que l'espace contient toutes les choses qui peuvent nous apparaître extérieurement, mais non toutes les choses en soi perçues ou non qu'elles soient par nous ou par un sujet quelconque... Nous soutenons la réalité empirique de l'espace, mais aussi son idéalité transcendantale, c'est-à-dire que, pour nous, l'espace n'est rien, si nous écartons la considération d'expérience possible, et si nous l'envisageons comme quelque chose dont les choses en soi puissent être aucunement dépendantes » . La théorie du temps est toute pareille.

« Si nous faisons abstraction de notre mode d'aperception interne et de la manière dont, à l'aide de cette intuition, nous embrassons également les intuitions

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