‹ Critique de la philosophie de Thomas BrownChapitre 40 sur 43 · MORALE APPLIQUÉE · texte numérisé non relu

MORALE APPLIQUÉE

La conscience morale est infaillible sans doute; car la moralité ne sort pas de la sphère des déterminations volontaires et libres; mais, si l'intention suffit pour légitimer moralement tous les actes, elle peut, dans l'accomplissement de la loi obligatoire, se tromper et sur les moyens et sur les résultats. Ce n'est donc pas assez d'avoir étudié dans sa nature et dans son origine le principe qui sert de base à la morale. Le mobile étant connu, il faut dire à quoi il s'applique et vers quoi il tend ; en d'autres termes , il faut énumérer tous les objets de l'approbation morale; c'est-à-dire qu'à l'étude du devoir doit succéder l'étude des devoirs , à la morale générale la morale appliquée.

Enumérer, en les subordonnant, tous les devoirs généraux et particuliers qui s'imposent à l'homme, suivant les circonstances générales et particulières dans lesquelles il peut être placé, voilà l'objet de la morale appliquée.

de l'esprit humain. 201

D'après les relations diverses que l'homme soutient avec tout ce qui l'entoure, Brown, se conformant à la division généralement adoptée, reconnaît trois grandes classes de devoirs : devoirs de l'homme envers ses semblables, envers Dieu, et envers lui-même.

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