‹ Critique de la philosophie de Thomas ReidChapitre 16 sur 56 · JUGEMENTS CONTINGENTS · texte numérisé non relu

JUGEMENTS CONTINGENTS

412. 4*" Nous sommes certains de notre identité personoelle et de la continuité de notre existence, depuis 1 époque la plus reculée que notre mémoire puisse atteindre (i).

113. 5^ Les objets que nous percevons par le ministère des sens existent réellement , et ils sont tels que nous les percevons (2).

114. 6*" Nous exerçons quelque degré de pouvoir sur nos actions et sur les déterminations de notre volonté (3).

115. 7® Les facultés naturelles, par lesquelles nous distinguons la vérité de Terreur, ne sont pas délusoires (4).

116. S'^Nos semblables sont des créatures vivantes et intelligentes comme nous (5).

117. g"* Certains traits du visage, certains sons de la voix, certains gestes indiquent certaines pensées et certaines dispositions de l'esprit (6).

118. 10^ Nous avons naturellement quelque égard aux témoignages humains en matière de faits, et même à l'autorité humaine en matière d'opinion (7).

119. Il'' Beaucoup d'événements qui dépendent de la volonté libre de nos semblables ne laissent pas de pouvoir être prévus avec une probabilité plus ou moins grande (8) ; *

120. I â"" Dans l'ordre de la nature, ce qui arrivera ressemblera probablement à ce qui est arrivé dans des circonstances semblables (9).

(0 T. V, p. io6. (6) T. V, p. iiS.

(a) T. V» p. io6. (7) T. V, p. laS.

(4) T. V. p. lia. (9) T. V. p. 12S.

(5) T. V. p. ii5.

34 JV&BMBIITS BSCfi55â)IRES.

JVCIMBNT8 KÉCES8AIRB8.

1 21. I • La matière est divisible à Fînfini ( i ).

122. T,"" La matière est impénétrable : it est impossible que deux corps occupent à la fois le même lieu , ou cp'un corps soit en même temps dans des lieux différents , ou qu'il se meuve d'un lieu à un autre sans {Aèserpar les lieux intermédiaires (2).

123. 3^ L*e$pace est iùdépendaht des existences qu il renferme (3).

1 24. 4** Le temps est absolu (4).

125. 5° Principes grammaticaux : Toutadjectif, dans une phrase quelconque, appartient à un substantif exprimé ou sous-entendu ; il n y a pas de phrase complète sans verbe (5).

126. 6° Axiomes logiques : Il n'y a ni vérité, ni erreur dans un assemblage quelconque de mots q^ui ne ïon^ ment pas une proposition ; toute proposition est vraie ou fausse ; une proposition ne peut pas être vraie et fausse en même temps; le raisonnement qui roule dans un cercle ne prouve rien ; tout ce qui peut être affirmé d'un genrff^eut l'être de toutes les espèces et de tous leR individus qui appartiennent k ce genre (6).

127. 7** Axiomes mathématiques. Par l'analyse, l'abstraction et la combinaison , l'homme a le pouvoir d'extraire d^s matériaux grossiers et confus des sens les formes élégantes et rigoureuses de la ligne , de la surface et du solide mathématique (7).

(I) T. IV. p 4-d. (5) T. V, p. 128.

(a) T. IV, p. e. (6) T. v, p. ^29.

(3) T. IV. p. 7. (7) T. V, p. ii9-3o.

(4) T. IV. p. (Ji.

JUGElÏBlfrs MÉGfËSâAIRES. 35

128. 8^ Axiomes du goût : Ce n'est iiuUe part une perfectkm dans Fhomme de n'avoir pùiùt de ncf:^, ou de n'avoir qu'un teil, ou d'^rvoil'la bouche mal placée. On n'a jamais fait l'éloge de la beauté dé Thersite(i).

129. 9** Premiers principes de la morarle : Dans Tordre du démérite, une action qui blesse la justice vient avant celle qui ne blesse que la générosité; dansl'dFdre du mérite une action généreuse vient avamt celle qift n'est que juste; on ne doit rejeter sur personne le blâme de ce qu'il n'a pu empêdier; odns ne devons point faire aux antres ce que nous trouverions injuste qu'ils nous fissent en pareille circonstance (2).

130. lo**^ Principes métaphysiques : Les qualités sensibles, qui sont l'objet de nos perceptions, ont un sujet que nous appelons le corps , et les pensées dont nous avons la conscience ont un sujet que nous appelons e^pnï f tout ce qui commence à exister est produit par une cause; les marques évidentes de l'intelligence et du dessein dans l'effet prouvent un dessein et une intelligence dans la cause (3).

131. Toutes les vérités nécessaires sont des vérités abstraites , à l'exception d'une seule : celle de l'çxistence de Dieu , qui est à la fois une vérité de fait et une vérité nécessaire (4).

Page 1