DE LA MÉTHODE
tique 9 et c'est là ce qui constituera F unité de cet écrit.
Reid cpmmoneé par des définition^ et des axiomes [i -a] (i) ; mais ce n est que dans les sciences de combinaison, telles que la géométrie ou la morale , qu'il est nécessaire et possible de poser des définitions et des axiomes au point de départ. Dans les sciences d'analyse , les définitions et les axiomes sont au terme de la carrière. Quelles définitions et quels axiomes la physique , par exemple y pourrait-elle établir en commençant? Elle a précisément pour but la recherche des «xiomes physiques , et telle ne pourra définir les mots pai^ elle employés, qu^en même temps qu'elle expo- :sera les £»its\et les lois exprimés par ces mots. Ainsi iKitl'e' philosophe définit les mots esprit, opérations de ; H esprit j facultés ^ penser ^ percevoir , conscience , Concevoir, imaginer^ idée', impression ^ sensation -, et il pose;^ pour axiomes ^ la certitude de la conscience y tiè.la mémoire et de la réflexion, la connaissance de notre existence et.de nôtre identité; la notion de substance et de qualité ; l'infaillibilité de la perception, -et )'autori(té du témoignage universel. Je demande de -quelles matières il va traiter après ces prolégomènes : s'il a réiissi à faire ^comprendre les choses exprimées par les mots définis ,^3et à faire admettre les principes psyéhlyk^^ués qu'il appelle des axiomes , sa tâche est Tenijdiei et âl peut poser la plume; mais nous voyons que tout le reste de l'ouvrage traité dé la perception , de la mémoire, des premiers principes de vérité contingente et, de ^vérité nécessaire : on ne lui avait dènc
- ' (x) - 'Ces 'hynék>^ 'tenVôient âua^ 'j^atagraphes de ' notre exposé de la
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pas accordé ses axiomes et Ton n'était pas assez instruit pour bien comprendre ses définitions de mots.
D'un autre côté, pour nous enseigner à découvrir ]es facultés de Tàme, il ne suffit pas de dire qu'on doit observer les phénomènes et les rapporter à dès causes réelles et adéquates [5].; il faut encore nous montrer à distinguer les phénomènes les uns d'avec les autres , afin que nous sachions le nombre exact des causes qui doivent figurer . dans l'explication scientifique. Par exemple, Reîd observe et décrit fort bien le jugement [9'y-i68] : il le rapporte à une faculté de juger [iboj', qui sera sans contredit adéquate ht l'efiet ,. si elle est réelle; maisconàme l'auteur neprend pas le soin* d'examiner si le jugement diffère de la perception et de la mémoire eh nature ou en diegré, il demeure indécis' sur la question de savoir s'il existe une faculté dé juger distincte de la faculté de se souvenir et de la f^cult^ de percevoir [iQO, loi , 104, 107-109, ï 1 1 , 1 13]. Cci grand penseur n à donc pas bien saisi , où du moins bien appliqué la méthode de Bacon /dont il est cependant le panégyriste. Les trois tables dressées par Bacon, et les exclusions successives qu'il recommande, ont pour but de feire distinguer^ parmi les ph^MMiaiènesv ceux qui , s'accompagnant sans cesse et se trouvant toujoui^ dans ta même proportion , doivent être .rapportés' à une seule et m&ne cause, et de faire «attribuer à lies causes diffiérentes ceux qui se séparent dans l'expé-» rience^ ou se présentent ensemble, mais dans des pro* portions inverses. Hors de cette méthode ,. point de salut pour la recherche des causes , c'est-à^lire pour lea sciences d'expIicatioQ. .. , . .
70 DE LA DIVISION dHNÉRALE DES FACtJLTES.