Il y çijdçs. suggestions acquises et des suggestions
(I) T. III, p. 273-6. (4) T. 111 , p. 277.
(2) T. ni , p. 276. (5) T- m , p. 278-9.
yv
a4 SUGGESTIOiNS.
naturelles. Les premières nous fournissent^ par exemple, ridée d'un carrosse à propos du bruit; les secondes, ridée de rexistence présente d'un eisprit et d'un objet il propos d'une sensation , l'idée d'une cause à propos de tout changement , l'idée d'étendiue , de solidité et de mouvement à propos des sensations du toucher qui en sont fort différentes (t ).
GROrANGE EN GÉNÉRAL.
74. Wousarons une conception immédiate des opérations de notre esprit, accompagnée de la ferme croyance qu'elles existent; nous appelons cela as^oir conscience ,* mais nous ne disons par là que donner un nom à cette source particulière de notre connaissance, nous n'en expliquons pas la nature. De même nous acquérons par nos sens la conception des objets extérieurs, accompagnée delà croyance qu'ils existent, et c'est ce que nous appelons percevoir; mais ici encore nous ne faisons que nommer une autre source de connaissances. Il est peu d'opérations de l'esprit dont nous ne trouvions que la croyance forme un élément, quand nous les analysons avec soin; elle est un élément de la conscience , de la perception et du souvenir (2).
» 75. La croyance n'entre pas seulement comme élément dans la plupart de nos opérations intellectuelles, mais encore dans beaucoup de principes actifs de notre esprit. La joie, la tristesse, la crainte, impliquent la croyance d'un bien ou d'un mal présent ou futur ; Festime, la reconnaissance, la piété, la colère, impliquent la croyance de certaines qualités dans l'objet de
CO T. II, p. r>4-65, {^ T. IV, p. 16.